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Avril 1996
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78 - QOC 96-114 Question de M. François LEBEL à M. le Préfet de police sur les délais d'attente dans les antennes de police des mairies d'arrondissement.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Nous passons à la question orale de M. François LEBEL à M. le Préfet de police sur les délais d'attente dans les antennes de police des mairies d'arrondissement.
Elle est ainsi rédigée :
"M. François LEBEL s'étonne que l'antenne de police, accueillie dans la mairie de son arrondissement, impose, à l'approche des vacances scolaires, des délais d'attente au public pouvant excéder une heure du fait du décuplement des demandeurs.
Cet état de fait est imputé à la Municipalité, et tout particulièrement au maire d'arrondissement, qui fait les frais du mécontentement légitime des Parisiens, alors qu'une meilleure organisation des services de police devrait permettre d'y mettre un terme.
M. François LEBEL demande à M. le Préfet de police les mesures qu'il compte prendre pour remédier à cette situation."
La parole est à M. le Représentant du Préfet de police.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE.- J'ai déjà eu l'occasion de fournir à l'auteur de la présente question les informations suivantes.
L'accueil des usagers dans les services de la Préfecture de police est l'une de mes préoccupations constantes et à ce titre des efforts importants on été accomplis ces dernières années, en matière d'information et de communication, pour aider les Parisiens dans leurs démarches administratives.
C'est ainsi qu'outre le minitel (Taper : 11 + Préfecture de police), les usagers disposent depuis le 22 octobre 1993 d'un serveur vocal téléphonique- numéro d'appel : 36.67.22.22- fonctionnant 24 heures sur 24 qui fournit au public toutes informations pratiques sur les formalités à accomplir, les bureaux compétents et leurs horaires d'ouverture.
Répondant de manière précise aux questions, cet outil de communication devait éviter des déplacements inutiles, permettre un étalement des déplacements aux guichets et diminuer, par là-même, les délais d'attente.
Par ailleurs, une campagne d'information par voie de presse écrite et parlée, visant à inciter les Parisiens à faire renouveler leurs titres en dehors des périodes d'affluence, a été organisée en octobre 1995 à l'occasion de la mise en place de la carte nationale d'identité sécurisée. Des dépliants rappelant cette recommandation sont mis régulièrement à la disposition des usagers dans les mairies d'arrondissement et les commissariats de police.
Force est de constater que ces mesures ne se sont pas traduites par un changement de comportement du public qui continue à se présenter trop souvent, au dernier moment, avant les départs en vacances avec des dossiers parfois incomplets qui obligent l'usager à revenir avec les pièces manquantes, ce qui contribue également à l'allongement des files d'attente.
L'antenne de police de la mairie du 8e arrondissement a enregistré, au mois de janvier dernier, un accroissement de 7 % du volume des dossiers traités par rapport au mois de décembre 1995, probablement par contrecoup des perturbations liées au grèves des transports parisiens avant Noël.
En revanche, l'activité constatée au mois de février 1996 n'a pas connu d'augmentation significative.
Quoiqu'il en soit, je puis vous assurer que les efforts sont poursuivis pour améliorer l'accueil des usagers dans les antennes de police.