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Avril 1996
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35 - 1996, D. 437- Réalisation par la S.A.G.I. d'un programme de construction comprenant 38 logements locatifs aidés, des locaux commerciaux et 5 places de stationnement situé dans la Z.A.C. "Didot", lot 1A (14e).- Participation de la Ville de Paris au financement de l'opération et octroi de sa garantie pour le service des intérêts et l'amortissement des emprunts à contracter par la S.A.G.I.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Nous passons au projet de délibération D. 437 relatif à un programme de construction situé dans la Z.A.C. "Didot" dans le 14e arrondissement.
La parole est à Mme SCHNEITER.

Mme Laure SCHNEITER.- Je vous rappelle que cette Z.A.C., la Z.A.C. "Didot", devait être terminée en 1991, non pas que je sois une adepte des Z.A.C., vous le savez, mais 90 logements ont été détruits alors, avec promesse pour leurs habitants de les reloger sur le site. Et puis la Z.A.C. "Didot" est restée à l'abandon.
C'est l'exemple d'une Z.A.C. qui a pourri.
Voilà l'incohérence d'un aménagement non coordonné. Voter l'urgence des logements sociaux, alors qu'on a cassé des pâtés entiers de maisons ! Que sont devenus les habitants qui devaient être relogés ?
J'ajouterai pour votre information, mes chers collègues, que sur le secteur "Didot-Thermopyles", on a encore supprimé une réserve en espace vert de 7.000 mètres carrés. Voilà donc encore un des mécanismes insidieux de disparition des espaces verts.
Je voterai néanmoins pour ce programme de logements sociaux.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Merci, Madame SCHNEITER.
La parole est à M. BLET.

M. Jean-François BLET.- Sans reprendre certaines des observations de l'oratrice précédente, je m'interroge sur l'étrangeté effectivement de cette Z.A.C. qui a démarré il y a 17 ans et qui semble difficilement se poursuivre.
Alors certes, j'ai bien compris la problématique des grues de chantier qui ne doivent pas survoler Sainte-Léonie, mais l'explication me paraît quand même un peu courte.
Donc j'aimerais savoir ce qui frappe ainsi cette Z.A.C. d'impuissance !
D'autant que sur la parcelle qui jouxte celle sur laquelle nous sommes appelés à délibérer, des parkings avec plusieurs niveaux de sous-sol ont été construits, sur lesquels rien ne s'est édifié. Là aussi pourrait-on avoir une explication ?
C'est donc cette incertitude que j'aimerais voir lever, et si l'on pouvait nous dire quel est le phasage réel de cette opération 17 ans après son démarrage, ce serait intéressant.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Je donne la parole à M. BULTÉ pour répondre aux orateurs.

M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission.- Merci, Monsieur le Maire.
Je souligne tout d'abord la volonté des deux orateurs précédents de voir terminer cette Z.A.C. le plus rapidement possible. Je ne dis pas qu'ils soient défenseurs des Z.A.C. de la Ville de Paris, mais ils souhaitent la voir terminée dans les meilleurs délais.
Je dirai à Mme SCHNEITER qu'en ce qui concerne la pseudo-disparition de l'espace vert, en réalité l'espace vert a été largement compensé par l'extension du square du Chanoine-Violet qui est situé de l'autre côté de la rue. Alors je crois pouvoir dire que dans ce domaine-là, un équilibre parfait a été respecté.
M. BLET évoque la situation de la parcelle située à côté, qui est à ma connaissance hors Z.A.C. Là je suis prêt, avec l'appui de la D.C.L., à le rencontrer et à lui faire savoir ce que nous envisageons de réaliser sur le terrain situé à proximité.
En ce qui concerne la Z.A.C., bien entendu je crois que l'ensemble des élus de l'arrondissement sont d'accord sur ce projet de délibération, et je dirai même que ce projet de délibération a été accepté à l'unanimité par le Conseil de cet arrondissement. Nous allons donc faire en sorte qu'il soit réalisé dans les meilleurs délais.
Merci, mes chers collègues.

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Merci, Monsieur BULTÉ.
Je mets aux voix, à main levée, ce projet de délibération.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, Mme TAFFIN, MM. DUMAIT et MESMIN ayant voté contre et M. REVEAU s'étant abstenu. (1996, D. 437).