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Avril 1996
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87 - QOC 96-152 Question de Mme Laure SCHNEITER, élue du Mouvement écologiste indépendant, à M. le Préfet de police relative à la sécurité des piétons.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1996




M. Jean-François LEGARET, adjoint, président.- Nous passons à la question orale de Mme Laure SCHNEITER à M. le Préfet de police relative à la sécurité des piétons.
Elle est ainsi libellée :
"Le 26 février dernier, Mme Laure SCHNEITER a reçu les éléments de réponse suivants à une question concernant la sécurité des piétons et le calcul de la durée du temps de traversée des rues.
M. le Préfet de police estimait la traversée d'un piéton par passage protégé à 1 mètre par seconde pour une rue de moins de 10 mètres, et à 2 mètres par seconde pour une rue de 10 mètres et plus.
Il ne voyait pas la nécessité d'un allongement du temps de traversée ni de nouvelles réglementations et installations pour les rues au passage non protégé, le Code de la route donnant obligation aux automobilistes de s'arrêter.
M. le Préfet de police concluait que ses services participaient à différentes actions de sensibilisation des piétons par le biais du programme "R.E.A.G.I.R." ou de l'opération "A tout âge, atout sécurité", plus spécialement destinée aux personnes âgées.
Mme Laure SCHNEITER demande à M. le Préfet de police :
- quand il engagera une campagne de sensibilisation des automobilistes qui transforment les trottoirs en parcours du combattant et en interdisent souvent même l'accès aux piétons ;
- quand il sanctionnera les conducteurs ne respectant pas le Code de la route, la priorité aux piétons sur les passages protégés ou non, le stationnement, la vitesse de circulation, etc.
Il est aberrant de sensibiliser les piétons et de laisser le libre champ à l'anarchie automobile.
Mme Laure SCHNEITER insiste auprès de M. le Préfet de police sur le temps de passage trop bref pour les personnes âgées et à mobilité réduite qui, d'après les calculs de la Préfecture de police, doivent se déplacer à 7,2 kilomètres par heure quand la moyenne pour un honnête marcheur est de 5 kilomètres par heure."
La parole est à M. le Représentant du Préfet de police.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE.- Mme Laure SCHNEITER, dans le prolongement de la question à laquelle j'ai répondu le 26 février dernier, insiste pour que le temps de traversée des piétons soit allongé et demande, par ailleurs, qu'une campagne de sensibilisation des automobilistes soit entreprise pour lutter contre leur incivisme et que les infractions constatées soient réprimées.
En ce qui concerne la durée allouée aux piétons pour qu'ils effectuent la traversée d'une chaussée sous la protection d'une signalisation lumineuse tricolore, il paraît nécessaire d'apporter les informations complémentaires suivantes.
J'ai indiqué, le 26 février dernier, que pour les chaussées d'une largeur inférieure à 10 mètres, la vitesse de déplacement d'un piéton est estimée à 1 mètre par seconde.
Pour les chaussées d'une largeur supérieure à 10 mètres ne comportant pas de refuge axial, la vitesse de déplacement d'un piéton est estimée à 1 mètre par seconde pour les 10 premiers mètres et à 2 mètres par seconde pour les mètres suivants.
Les calculs des temps accordés aux piétons pour traverser les chaussées et, par là-même, de la vitesse de leur déplacement, sont effectués par les ingénieurs spécialisés du Ministère de l'Equipement et des Transports au niveau national, et de la Direction de la Voirie de la Mairie de Paris en ce qui concerne la Capitale.
L'observation montre qu'en règle générale la majorité des piétons traverse les chaussées dès le début du temps de vert des figurines piétons. Ils bénéficient ainsi du temps maximal pour leur traversée qui peut s'effectuer à la vitesse la plus lente autorisée.
S'agissant du stationnement des véhicules sur les trottoirs, il apparaît que les mouvements sociaux de la fin de l'année dernière ont entraîné un relâchement dans l'observation de cette interdiction. La situation redevient progressivement normale du fait de l'action répressive contre cette forme particulière d'incivisme. Toutefois, l'expérience montre que la façon la plus efficace de lutter contre ce phénomène consiste à poser sur les trottoirs des obstacles physiques (plots, bornes, etc.), dans la mesure du possible.
Enfin, pour ce qui concerne l'action des services de police sur le terrain pour réprimer les infractions aux règles de circulation, les chiffres suivants témoignent de l'effort accompli en la matière en 1995, malgré les difficultés de fin d'année :
- 44.009 procès-verbaux pour inobservation du signal lumineux au feu rouge fixe ;
- 705 procès-verbaux pour circulation des véhicules à moteur sur les trottoirs ;
- 632.214 procès-verbaux pour stationnement sur passages piétons ;
- 84.400 procès-verbaux pour dépassement de la vitesse autorisée en agglomération ;
- 5.023 suspensions de permis de conduire.