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Novembre 2009
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Conseil Général
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2009, Vœu déposé par MM. Jean-François LAMOUR, Philippe GOUJON, Jean-Baptiste MENGUY, Alain DESTREM et les élus du groupe U.M.P.P.A. relatif à la formation et à l'installation de défibrillateurs électriques dans les collèges parisiens.

Débat/ Conseil général/ Novembre 2009


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l'examen de la proposition de v?u référencée n° 3 G dans le fascicule, déposée par le groupe U.M.P.P.A., relative à la formation et à l'installation de défibrillateurs électriques dans les collèges parisiens.

La parole est à M. Jean-Baptiste MENGUY.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Merci, Monsieur le Président.

Mes chers collègues, les défibrillateurs électriques sont des appareils de secours d'usage assez simple et qui permettent de plus en plus de sauver des vies. Je ne reviendrai pas sur les considérants du v?u que nous avons présenté. Nous nous en sommes expliqués également en 7e Commission avec Mme BROSSEL et je suppose qu?elle a transmis les informations à M. LE GUEN.

Je tiens juste à préciser que ce genre d'appareil de secours et leur utilisation doit être de plus en plus banalisée. Pour ce faire, il convient que les publics pouvant être formés à l'usage des défibrillateurs le soient. Parmi ces publics, et en travail avec des associations qui font la promotion des défibrillateurs électriques, nous avons identifié les élèves de cinquième, parce qu'ils peuvent apprendre l'utilisation des défibrillateurs électriques dans le cadre ou en parallèle du programme de la science de la vie et de la terre sur le c?ur.

Je tiens également à préciser que le 3 décembre prochain sur le parvis de la mairie du 15e arrondissement est organisée une opération que l'on appelle le "Bus du c?ur". C?est un bus qui présente une exposition sur l'utilisation des défibrillateurs électriques, et je vous invite toutes et tous à venir y assister.

Enfin, pour ce qui est du v?u, nous demandons trois choses assez simples : tout d'abord, qu?une formation en lien avec le Rectorat puisse être proposée sous une forme ou sous une autre aux élèves de cinquième, que évidemment des défibrillateurs électriques soient installés dans les collèges parisiens. Et enfin, compte tenu de l?importance d?une telle opération que le 15e arrondissement soit arrondissement pilote.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur MENGUY.

La parole est à M. Jean-Marie LE GUEN pour donner l'avis de l'Exécutif.

M. Jean-Marie LE GUEN. - Nous demanderons peut-être de revoir un peu ce v?u parce que s'il est évident que personne n'a le monopole des défibrillateurs, nous avons quand même mis en ?uvre une politique sur ce sujet relativement pensée, d'ailleurs avec l'ensemble de nos collègues.

La première idée était de géolocaliser la priorité de l'installation, s'il s'agit de sauver des personnes. Nous avons, par exemple, déterminé une série d'institutions publiques et municipales qui devaient être dotées. Je pense notamment aux gymnases qui le sont maintenant parce qu?il y avait des risques d?accidentologie plus importants dans ces lieux. Et les collèges n'étaient pas évidemment dans les cibles prioritaires.

Par contre, et j?ai bien compris que c'était là votre question, c'est non pas sous l'aspect intervention en urgence sur les personnes, ce qui heureusement est assez peu fréquent dans les collèges, mais pour l?apprentissage. De ce point de vue, il existe déjà des défibrillateurs dans les collèges. Je me suis rapproché des collèges du 15e arrondissements, qui ont tous à leur disposition déjà un défibrillateur. C'est en tout cas ce qui a été répondu.

S'il s'agit de vérifier que nos collèges ont bien tous à disposition un défibrillateur, dont la démonstration peut être réalisée dans le cadre de l'information des élèves, ce n'est pas un problème, même si je pense que c'est déjà réalisé. Si c'était autre chose, ce ne serait, je crois, pas la bonne allocation des moyens pour ce type de prévention.

Sous réserve, je demande en quelque sorte de bien clarifier votre v?u. Cela ne peut pas être un v?u demandant l'installation de défibrillateurs pour "sauver les gens" en priorité, mais des défibrillateurs de démonstration.

Je veux bien que l'on vote ce v?u sur cet aspect des choses, mais à ma connaissance tous les collègues du 15e arrondissement sont déjà dotés d?un système de ce genre.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur LE GUEN.

Monsieur MENGUY, êtes-vous d'accord avec l'interprétation que M. LE GUEN donne de votre v?u ?

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Très rapidement, le v?u demande également dans toutes les infrastructures sportives, et j'ai bien noté que cela avait commencé à être le cas. On est d'accord sur la logique, Monsieur LE GUEN. Evidemment, c'est un complément. J?attire juste votre attention, il ne faut pas qu?il y ait des défibrillateurs installés et qui serviraient uniquement de démonstration.

Mais sur l'esprit que vous avez évoqué, nous sommes tout à fait d'accord. Je ne suis pas certain, pour avoir vérifié également de mon côté, que tous les collèges du 15e arrondissement en sont équipés, ou en tout cas de façon similaire à d?autres équipements publics, même dans les couloirs de l?Hôtel de Ville. Pour avoir vu cela avec quelques principaux de collèges, cela a l'air plus compliqué, mais nous sommes évidemment dans cette même logique d?apprentissage à l?utilisation des défibrillateurs pour des élèves de 5e. Il n?y a pas de problème sur ce point.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci.

Nous passons au vote du v?u n° 3 G avec la lettre de M. Jean-Baptiste MENGUY et l'esprit de M. Jean-Marie LE GUEN.

Avis favorable dans l'interprétation pédagogique qu?en a donnée M. Jean-Marie LE GUEN et que M. Jean-Baptiste MENGUY accepte.

Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée à l'unanimité. (2009, V. 47 G).