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Novembre 2009
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Conseil Général
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2009, DASES 493 G - Signature d'une convention avec l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour l'attribution d'une subvention destinée à la construction de la Maison des Adolescents de l'Hôpital Robert Debré (19e). - Montant : 50.000 euros.

Débat/ Conseil général/ Novembre 2009


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons maintenant à l'examen du projet de délibération DASES 493 G relatif à la signature d'une convention avec l?Assistance publique Hôpitaux de Paris pour l'attribution d'une subvention de 50.000 euros destinée à la construction de la Maison des adolescents de l'hôpital Robert Debré, dans le 19e arrondissement.

Monsieur PENINOU, vous avez la parole.

M. Mao PENINOU. - Non, je n?interroge pas M. LE GUEN, je veux souligner un certain nombre de choses sur ce projet de délibération.

Pas mal d?interventions depuis le début de cet après-midi ont mis l?accent sur l?inquiétude, très forte parmi les élus et beaucoup plus largement parmi nos concitoyens sur les questions de santé.

Je voudrais m?attacher particulièrement à celles qui touchent aujourd'hui les adolescents.

L'adolescence est une période particulière dans la vie, une période souvent de doute, une période où l?on est entre ce moment où les parents s'occupent de tout et ce moment où l?on va gagner réellement son autonomie pour s?occuper soi-même de sa vie et, en particulier, des questions de santé.

Certains adolescents, comme d'autres dans la population, présentent des problèmes de santé sérieux, mais, surtout, aujourd'hui, ils peinent à faire des démarches auprès d'un médecin, ils peinent tout simplement à prendre en charge leur santé et ce n'est pas, malheureusement, le tissu de santé dans le milieu scolaire, que ce soit au collège ou au lycée, qui peut répondre à ces questionnements.

Dans les quartiers du Nord-Est parisien, quartier où la population adolescente et jeune est particulièrement représentée, puisqu'il y a environ 60.000 jeunes entre 10 et 19 ans, uniquement sur les 18e, 19e et 20e arrondissements, ce problème se pose de manière particulièrement aiguë.

D'où l'importance, et je tiens à le souligner, de la mise en place des Maisons des adolescents dont nous avons là la première représentation à Paris qui va effectivement se mettre en place à l'hôpital Robert Debré.

Ces Maisons des adolescents sont une solution qui permet de surmonter ces obstacles par le fait qu?elles assurent un accueil inconditionnel et gratuit avec un équipement centré sur l'accessibilité, la disponibilité, l'attractivité et la confidentialité, mais aussi parce que c'est une prise en charge globale qui est proposée, sanitaire, sociale et éducative et, enfin, parce que cela permet de développer une approche sur les problématiques, mais aussi sur les ressources des jeunes et de leur famille.

Je tiens à souligner que cet équipement peut être un maillon extrêmement important dans le travail en réseau sur les questions de santé qui est fondamental dans nos quartiers, notamment avec les structures qui travaillent dans le champ de la protection de l'enfance et celles travaillant sur la prévention spécialisée que nous subventionnons déjà largement à la Ville et au Département de Paris.

Ce sont ces professionnels qui, aujourd'hui, sont en première ligne, qui travaillent avec les jeunes et qui peuvent faire émerger une demande et accompagner les adolescents dans cette démarche de soins.

Pour toutes ces raisons, je pense que cet équipement qui, je le répète, est une première à Paris sous cette forme de guichet unique et d'accueil inconditionnel pour tous les jeunes répond à un besoin pressant et je souhaitais m'en féliciter.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, Communiste et élus du Parti de Gauche, du Mouvement républicain et citoyen et "Les Verts").

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur PENINOU.

Monsieur LE GUEN, qu?avez-vous à ajouter ?

M. Jean-Marie LE GUEN, au nom de la 6e Commission. - Juste quelques mots pour aller dans le sens de ce que dit M. Mao PENINOU et pour insister sur le fait que nous nous sommes bien battus pour obtenir cet équipement, parce que cela n'allait pas de soi de trouver aujourd'hui, dans le contexte national, voire même municipal, les moyens financiers de lancer une telle structure qui a une vocation sociale très forte. Avec notamment l'aide de ma collègue, Mme Myriam EL KHOMRI, nous avons beaucoup insisté auprès de l'Assistance publique et des services de la Municipalité et du Département pour que nous attribuions les moyens à cette Maison des adolescents qui est une structure originale, tellement nécessaire dans l'Est parisien, au regard des problèmes sociaux que décrivait M. Mao PENINOU.

Nous le faisons en liaison entre un réseau, en quelque sorte, avec l'hôpital Robert Debré, bien évidemment, mais aussi, plus largement, par exemple, les centres de santé - c'est notre ambition - dont nous avons parlé tout à l'heure sur les 19e et 20e arrondissements.

Ce seront des possibilités d'accès aux soins, au sens très large du terme, pas simplement dans la vision la plus médicale mais plus largement, en abordant aussi les problèmes de psychologie, de sexualité, de contraception, d?addictologie. Ce sera une première porte d'entrée, en quelque sorte, dans une offre de soins plus spécifique, ô combien nécessaire.

Nous sommes donc vraiment très heureux de pouvoir mettre en ?uvre cette Maison des adolescents qui a pour ambition d'accueillir plus de 500 jeunes par an et de les conduire au sein de l'offre de soins.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, Communiste et élus du Parti de Gauche, du Mouvement républicain et citoyen et "Les Verts").

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur LE GUEN.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 493 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2009, DASES 493 G).