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Octobre 2004
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Conseil Municipal
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72 - Vœu déposé par M. Jérôme COUMET et les membres du groupe socialiste et radical de gauche au sujet des éléments lapidaires du pavillon dit "de Julienne"

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2004


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous allons maintenant examiner en 9e Commission le v?u référencé n° 30 dans le fascicule au sujet des éléments lapidaires du pavillon dit "de Julienne".
Monsieur COUMET, vous avez la parole.
M. Jérôme COUMET. - On va continuer sur une minute de poésie !
Il s'agit du pavillon dit "de Julienne" qui est un ancien bâtiment du XVIIIe siècle, qui a eu le malheur d'avoir été construit sur les bords de Bièvre, car les remblais posés lors de l'enfouissement de cette rivière ont enterré ce bâtiment qui finit par être démonté et non totalement détruit. Il reste donc des éléments lapidaires qui furent abandonnés alors que ce pavillon devait être reconstruit, abandonnés et stockés dans un lieu non protégé des intempéries. La Commission du Vieux Paris s'en était émue en 1995 en votant notamment un v?u, mais dix ans plus tard, ces vieilles pierres restent stockées sur la rampe d'accès au parking du Mobilier national, ce qui est évidemment bien triste.
Le nouveau directeur du Mobilier national s'en était ému lors de sa prise de fonction récente et des historiens du 13e et quelques amoureux du patrimoine - et je veux ici citer Mme DELAVALLEE, ancienne adjointe au maire du 13e, qui a recueilli de la documentation sur le sujet - regrettent que rien ne soit fait pour sauver ce qui peut l'être encore.
Ce v?u, voté à l'unanimité du Conseil du 13e arrondissement, ne demande pas l'impossible. Il demande notamment deux choses : que l'on stocke les pierres qui peuvent encore être sauvées pour éviter qu'elles ne se détruisent davantage et, que l'on imagine deuxièmement, non pas une reconstruction de ce bâtiment, ce qui serait évidemment impossible, pas même de remonter une façade parce que je crois que les pierres qui restent seraient insuffisantes, mais au moins de permettre, peut-être en accrochant ou en adossant ces quelques pierres le long d'un mur, de rappeler l'existence de ce pavillon du 13e arrondissement.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Madame MAZETIER, vous avez la parole.
Melle Sandrine MAZETIER, adjointe. - Je ne reviendrai pas sur l'histoire de ce pavillon édifié entre 1736 et 1739 que M. COUMET a fort bien présentée.
Je ne reviendrai donc pas sur l'intégralité de l'histoire de ce pavillon. Je noterai simplement que, dès 1867, un rapport de visite notait déjà le mauvais état de l'édifice, qu'effectivement il a ensuite été démonté et entreposé sans soin dès le départ, et qu'il n'en reste plus que des éléments disparates en vraiment très mauvais état.
Dans "l'Hillairet" des années 70, le dictionnaire historique des rues de Paris, on note que "l'humidité et les gelées ont attaqué ces pierres à tel point qu'il a fallu renoncer au projet de les enlever pour remonter ce pavillon dans le square Legal". C'est donc un vieux rêve de retrouver ce pavillon et, en même temps, une impossibilité dès le départ, dès le XIXe siècle, de le restituer.
Naturellement, nous avons quand même diligenté à nouveau une visite. Le Service de la conservation des ?uvres d'art religieuses et civiles est retourné en septembre sur place au Mobilier national examiner les vestiges. Les 14 mètres cubes de pierres sont extrêmement dégradés, les modèles nature et les sculptures sont quasiment totalement effacés.
Néanmoins, vous avez exprimé le souhait d'abord que l'on déménage ces vestiges, et je crois que l'on peut tout à fait répondre à cette demande du 13e arrondissement, des habitants comme des élus d'ailleurs. Ensuite, éventuellement, vous avez demandé que l'on essaie de réutiliser des éléments qui seraient utilisables pour évoquer ce pavillon quelque part dans le parc.
Donc là encore, je réponds très favorablement à cette demande et j'espère que nous pourrons avancer dans cette voie dans les semaines qui viennent.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - C'est donc un avis favorable.
Je mets aux voix, à main levée, ce v?u.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Abstentions ?
Le v?u est adopté. (2004, V. 227).