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Octobre 2004
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69 - 2004, DAC 459 - Apposition d'une plaque commémorative en hommage à Albert Ouzoulias, 9, rue du Général-Niox (16e)

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2004


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DAC 459 visant à l'apposition d'une plaque commémorative en hommage à Albert Ouzoulias, 9, rue du Général-Niox.
Monsieur VUILLERMOZ, vous avez la parole.
M. Jean VUILLERMOZ. - Merci, Monsieur le Maire.
Paris rend enfin hommage à Albert Ouzoulias, une plaque sera posée sur l'immeuble où il a vécu 9, rue du Général-Niox dans le 16e arrondissement. Cet hommage était attendu.
Albert Ouzoulias, employé, militant communiste, Résistant, fut aussi de 1945 à 1970 Conseiller général et Conseiller de Paris.
Mobilisé en 1939, fait prisonnier, il s'évade de son stalag le 26 juillet 1941 et, après avoir repris contact avec le Parti communiste français, il est chargé de commander les groupes de combat créés par la Jeunesse communiste, groupes que l'on appellera "les Bataillons de la Jeunesse". En 1967, Albert Ouzoulias a relaté, dans son livre "Les Bataillons de la Jeunesse", cet engagement des jeunes dans la Résistance. Cet ouvrage reste une référence du combat qu'ils ont mené alors contre le nazisme et pour la liberté. En avril 1942, à la demande de Charles Tillon, il fait partie de la Direction nationale des FTP et le restera jusqu'à la Libération. Fin juin 1944, il assure la responsabilité de la coordination de l'action militaire dans la Région Ile-de-France.
Je souhaite rappeler aujourd'hui qu'Albert Ouzoulias a été l'un des cinq signataires de l'affiche appelant à la mobilisation générale collée sur les murs de Paris dans la nuit du 10 août 1944.
Albert Ouzoulias fut également membre du Conseil parisien de Libération, puis il sera élu de Paris jusqu'en 1970 avant de devenir maire de la petite commune de La Palisse en Corrèze.
Albert Ouzoulias fut membre de la présidence collective de l'Association nationale des anciens combattants de la Résistance, l'A.N.A.C.R., et il sut dans plusieurs ouvrages nous restituer ce que fut la Résistance, ses combats, ses valeurs. Nous sommes donc heureux que Paris reconnaisse enfin tous ses mérites. Albert Ouzoulias a toute sa place dans cette année 2004 où nous célébrons le 60e anniversaire de la Libération.
(Applaudissements sur tous les bancs de l'Assemblée).
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Madame CHRISTIENNE, vous avez la parole.
Mme Odette CHRISTIENNE, adjointe, au nom de la 9e Commission. - Effectivement, le devoir de mémoire a voulu que nous honorions en 2004 de nombreux résistants qui avaient été oubliés, il n'était pas le seul, mais ses mérites sont reconnus, vous venez de les évoquer. Il s'agit du "colonel André", son nom de résistance, et il a été, en particulier pour la Libération de Paris, un des signataires de l'appel à l'insurrection générale et il était membre du Comité parisien de Libération. Il a par ailleurs été, comme vous l'avez fait remarquer, pendant 25 ans Conseiller de Paris. Il fallait donc lui rendre hommage et je pense qu'il fait partie de cette cohorte de résistants que nous ne devons pas oublier.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 459.
Qui est pour ?
Pas d'opposition ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, DAC 459).