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Octobre 2004
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35 - 2004, DASES 286 - SGRI 36 - Subvention de fonctionnement à l'association "Ensemble contre le Sida" sise 228, rue du Faubourg-Saint-Martin (10e). - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer une convention entre la Ville de Paris et ladite association. - Montant : 349.400 euros

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2004


M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l'examen du projet de délibération DASES 286 - SGRI 36, portant attribution d'une subvention de fonctionnement à l'association "Ensemble contre le Sida" domiciliée 228, rue du Faubourg Saint-Martin dans le 10e : il s'agit de signer une convention d'un montant de 349.400 euros.
M. GAREL intervient et vous aurez une réponse de M. SCHAPIRA.
M. Sylvain GAREL. - Merci, Monsieur le Maire.
J'interviens pour me féliciter de cette subvention puisqu'il s'agit d'une subvention substantielle, 349.000 euros, attribuée à une association reconnue qui est "Ensemble contre le Sida" pour une action qui va avoir pour destination l'Afrique. Comme vous le savez, notre groupe est très attaché à la lutte contre le Sida dans le monde entier et en particulier en Afrique où cette maladie fait des ravages sur lesquels je n'ai pas besoin de revenir, des ravages qui malheureusement continuent.
Je voulais simplement aussi rajouter quelque chose. Comme l'a dit ce matin dans son excellente intervention Jean DESESSARD lors de la discussion sur les orientations budgétaires, notre inquiétude vient du fait que pour l'instant il y a cette subvention : il y en a eu quelques autres auparavant d'un plus petit niveau et on est loin des 1,3 million d'euros qui ont été votés dans le budget de l'année dernière. Déjà, l'année dernière, le million d'euros n'avait pas été dépensé. Je souhaiterais vraiment que l'on trouve les moyens pour, bien sûr sur des projets solides car il n'est pas question de jeter l'argent par les fenêtres, ce qui serait irresponsable, surtout sur un sujet pareil, mais que l'on trouve les moyens que cet argent soit réellement attribué dans l'année et que cet effort soit continué l'année prochaine et les années suivantes.
Je vous remercie.
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur GAREL.
C'est M. SCHAPIRA qui vous répond.
M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Oui, Monsieur le Maire, mes chers collègues, je remercie Sylvain GAREL pour son intervention remarquable.
Nous avons souhaité, déjà en 2003, subventionner un programme intitulé "Paris Sida Sud" lancé en vue d'améliorer la prise en charge médicale des séropositifs et des malades du Sida à Soweto en Afrique du Sud et la prise en charge globale des orphelins et enfants vulnérables au Burundi. Nous avons donc renouvelé notre aide, c'est la deuxième tranche cette année. 349.000 euros seront donnés à cette association : à Soweto, pour faire aussi de la formation d'aides-soignantes, et au Burundi pour prendre en charge 180 orphelins du Sida par l'intermédiaire des associations locales.
La politique de la Ville de Paris est de participer à des projets de coopération avec l'Afrique en matière de lutte contre le Sida. L'aide apportée par la Ville à la lutte contre cette pandémie dans les pays les plus concernés correspond à un objectif, humanitaire bien évidemment reconnu par l'O.M.S. et par l'O.N.U. : comment peut-on espérer le développement de pays dont les forces vives se meurent ?
Alors que plus de la majorité des habitants de cette planète vivent dans les villes, les municipalités ne peuvent rester inactives face à cette tragédie et sont directement concernées. C'est d'ailleurs l'objet de discussions au sein de l'Organisation mondiale des maires dont on a souvent parlé.
Nous avons donné par ailleurs notre accord pour d'autres subventions importantes à des associations reconnues dont l'objectif est le même : le Secours catholique, la deuxième tranche pour le Cameroun, le Groupement de recherche pour le développement rural à Kayes, au Mali, "Convergences 2000", "URACA", l'OPALS, etc.
Il est vrai néanmoins que nous ne dépensons pas le million, un peu plus d'ailleurs, que le Conseil de Paris a voté. Mais je suis entièrement d'accord avec vous : il ne s'agit pas de jeter l'argent par les fenêtres, le problème est de trouver des projets qui tiennent la route et qui vont à terme. Beaucoup de projets n'ont pas pu voir le jour parce qu'il nous est apparu qu'ils n'étaient pas sérieux. Je préfère ne pas dépenser l'argent plutôt que de le distribuer n'importe comment.
Sachez une chose, c'est que toutes les organisations de lutte contre le Sida connaissent le rôle que joue Paris et les subventions qu'elle donne. Je peux témoigner qu'au niveau européen la Commission du développement est au courant de ce que Paris fait parce qu'aucune ville au monde ne fait ce que Paris fait en matière de Sida. Mais dans le strict respect des contribuables parisiens et le nôtre, il est nécessaire de subventionner des associations dont on sait qu'elles vont aller au terme de leur projet. Franchement, c'est en tout cas la politique que je défendrai : pas d'argent jeté par les fenêtres !
M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Très bien. Merci pour toutes ces précisions.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 286 - SGRI 36.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Qui s'abstient ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, DASES 286 - SGRI 36).