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Octobre 2004
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Conseil Municipal
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94 - QOC 2004-569 Question de M. Jean-Didier BERTHAULT et des membres du groupe U.M.P. à M. le Maire de Paris relative à l'existence d'un état récapitulatif du parc de production d'énergies renouvelables à Paris, notamment pour les bâtiments dépendant de la Ville de Paris

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2004


Libellé de la question :
"Si les préoccupations relatives à la production d'énergie à partir de ressources renouvelables ne sont pas nouvelles, la flambée des cours du pétrole les met en relief de manière particulièrement sensible.
Alors que la Ville a largement communiqué sur le programme de l'O.P.A.C. en faveur du développement d'un programme d'installation et de rénovation de capteurs solaires dans son parc de logements sociaux, il serait intéressant de dresser un bilan de l'équipement de la capitale en la matière.
Aussi Jean-Didier BERTHAULT et les élus du groupe U.M.P. du Conseil de Paris souhaitent savoir si la Ville de Paris dispose d'un état récapitulatif du parc de production d'énergie à partir de ressources renouvelables et de ses caractéristiques (solaire thermique, géothermie, photovoltaïque, ...), notamment dans les logements, équipements et bâtiments dépendant de la Ville et des sociétés placées sous son contrôle ; et sous quelles modalités il peut leur être communiqué."
Réponse (M. Yves CONTASSOT, adjoint) :
"Selon une étude menée en 2004 pour le compte du Service de l'écologie urbaine, la consommation énergétique globale de Paris était en 2003 de 31.660 GWh dont 409 GWh utilisés par l'administration parisienne. Si le gaz et l'électricité de réseau représentent les deux premières énergies, la vapeur de la C.P.C.U. arrive en troisième place avec 4.760 GWh, soit 15 % de la consommation. Ce qui fait de la vapeur, la première énergie renouvelable de Paris. La vapeur de la C.P.C.U. est produite à plus 50 % par la récupération de la chaleur de la combustion des déchets et le reste par cogénération. A ce jour, les productions énergétiques du solaire et de la géothermie représentent 1 % du total. Ce pourcentage devrait évoluer très sensiblement en cas de Jeux olympiques à Paris, notamment sur les équipements prévus à Batignolles.
Ces productions très localisées appartiennent à des bailleurs sociaux comme l'O.P.A.C. (plus de 2.000 mètres carrés de panneau solaire), la S.A.G.I., la R.I.V.P., la S.I.E.M.P. (qui a un programme de chauffe-eau solaires) ou des institutions publiques (géothermie de la Maison de la Radio) ou privées (Le Clos-des-Bernardins, ensemble de bureaux alimentés en géothermie avec des pompes à chaleur).
Afin, d'améliorer la connaissance du territoire parisien et de promouvoir l'efficacité et la maîtrise énergétique, la Ville, en partenariat avec l'A.D.E.M.E., lancera début 2005, une grand audit sur la consommation énergétique du bâti parisien et de sa discrimination par type de fluides et par type d'usage. Cette étude accompagnera le travail de recensement en cours, réalisé par le service de l'écologie urbaine et l'A.D.E.M.E. des installations publiques ou privées de production d'énergies à partir d'autres ressources renouvelables. Cet état des lieux croisant les bases de données de la Ville, de la D.R.I.R.E., du service technique interdépartemental d'inspection des Installations classées de la Préfecture de police et de l'A.D.E.M.E., devrait être disponible pour la fin du premier semestre 2005. Cet outil a été conçu pour aider à la mise en place du plan énergie-climat parisien."