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Octobre 2006
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Vœu déposé par le groupe U.M.P. relatif au stationnement sur les bandes dites de livraison.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2006


 

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Nous allons maintenant examiner avant de finir cette séance le v?u référencé n° 27 dans le fascicule, déposé par le groupe U.M.P. concernant le stationnement sur les bandes dites de livraison.

Je donne la parole à M. Christophe LEKIEFFRE.

M. Christophe LEKIEFFRE. - Merci, Madame la Maire.

Monsieur le Maire, mes chers collègues, ayant constaté une évolution sensible de la part de nombreux élus de votre sensibilité en matière de circulation et de stationnement, et ayant pris en compte les déclarations en conseil d?arrondissement des élus socialistes du 2e arrondissement et même celles reprises dans la presse du maire du 3e arrondissement, les élus U.M.P. ont souhaité redéposer un voeu déjà présenté en 2004 et en 2005 devant notre Assemblée.

Il s?agit d?expérimenter dans le Centre de Paris, sur le secteur dit du Sentier, un nouveau mode de stationnement mixte et complémentaire. Ainsi, comme il est indiqué sur le document qui vous a été communiqué, les bandes de stationnement dites de livraisons, nombreuses sur ce secteur, seraient le jour strictement et exclusivement réservées aux livraisons et aux professionnels. En revanche, la nuit et le week-end, ces mêmes emplacements rendus libres et disponibles seraient autorisés au stationnement résidentiel.

Cette proposition de bon sens, pratique et peu coûteuse, permettrait de répondre à une demande importante en stationnement résidentiel la nuit et la fin de semaine sur un secteur qui, je vous le rappelle, concentre 348 habitants à l?hectare pour une moyenne parisienne évaluée à 250.

Pour conclure, Monsieur le Maire, mes chers collègues, j?ai entendu l?appel de votre adjoint Denis BAUPIN qui me demande d?intervenir à sa place auprès du Ministre de l?Intérieur, Nicolas SARKOZY. Allez, je réponds : chiche ! Mais convenez que ma démarche serait d?autant plus justifiée et facilitée que ce voeu serait validé par votre Municipalité et voté par une large majorité de cette Assemblée.

Je vous remercie.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur.

Pour vous répondre, la parole est à M. Denis BAUPIN.

M. Denis BAUPIN, adjoint. - Ecoutez, Monsieur LEKIEFFRE, je ne sais pas s?il y a vraiment besoin, pour que M. SARKOZY fasse appliquer la loi dans Paris, que l?on vote des voeux au Conseil de Paris. Je trouve qu?il y a plutôt un rattrapage à faire du côté du contrôle des aires de livraison qui sont occupées par les voitures. Chacun d?entre nous peut le constater quotidiennement. Aujourd?hui, je constate qu?en la matière, il y a une sérieuse différence entre la théorie et la pratique.

Malheureusement, je vais devoir donner un avis défavorable à votre v?u. Non pas sur l?état d?esprit de chercher des solutions pragmatiques qui permettent un partage dans le temps d?un espace très contraint dans Paris : je suis plutôt ouvert à ce type de dispositif. Ceci étant, en l?occurrence, actuellement, cela ne me paraît pas possible d?aller vers ce type de disposition pour trois raisons.

D?une part parce que cela voudrait dire que l?on modifierait une doctrine que nous avons longuement élaborée avec les professionnels de livraison depuis 5 ans et qu?ils se sont félicités du fait que nous ayons pu trouver un point d?accord pour ?sanctuariser les aires de livraison?. Rouvrir ces aires de livraison, même à des horaires particuliers, donnerait un message plutôt négatif par rapport à celui que nous voulons donner.

Deuxième raison, c?est qu?en tout état de cause les livraisons sont autorisées la nuit. Vous semblez l?oublier, Monsieur LEKIEFFRE, mais, dans la réglementation, certes, nous cherchons avec les professionnels à trouver des règles qui permettent de diminuer le bruit que cela peut occasionner mais nous ne sommes pas en capacité, y compris légalement, de pouvoir autoriser du stationnement sur une aire de livraison, même la nuit.

Enfin, troisième élément, je vous signale malgré tout que le dispositif que vous proposez signifierait clairement que nous incitons les résidents à utiliser quotidiennement leur voiture puisqu?ils devraient libérer la place immédiatement le matin pour permettre les livraisons, ce qui est évidemment totalement contradictoire avec la logique qui prévaut à celle du stationnement résidentiel qui est au contraire d?inciter à ne pas utiliser quotidiennement sa voiture.

Pour ces trois raisons, je donnerai un avis défavorable à votre v?u.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur BAUPIN.

Explication de vote de M. Didier BARIANI, rapidement.

M. Didier BARIANI. - Madame la Maire, si je n?avais pas été tenté déjà de voter ce v?u de bon sens, un mot qui a échappé, à cette heure tardive, à M. l?adjoint au déplacement, m?en aurait fait une violente urgence.

Attendez, j?espère que le mot doctrine vous a échappé. Je pense que c?est bon sens que vous avez voulu dire mais j?espère que vous n?avez pas de doctrine en la matière en ce qui concerne les déplacements et que vous avez plutôt un jugement comme nous tous, pragmatique, sur les moyens d?améliorer la circulation à Paris.

Ce mot m?inquiète. Je veux croire qu?il a été dit par inadvertance.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P., assortie d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.