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Octobre 2006
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II - Question d’actualité du groupe du Mouvement républicain et citoyen relative à la situation dans les Parcs, Jardins et Espaces verts de la Ville.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2006


 

M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à la question d?actualité du groupe M.R.C.

La parole est à M. Georges SARRE.

M. Georges SARRE, président du groupe du Mouvement républicain et citoyen, maire du 11e arrondissement. - Monsieur le Maire, chers collègues, parlons des jardins publics.

Je me permettrai d?abord d?évoquer la question des horaires d?ouverture et de fermeture des jardins. D?expérience, nous savons qu?il manque des personnels pour que les usagers puissent profiter de manière effective des jardins aux horaires annoncés. Un seul agent est parfois chargé de l?ouverture de jardins distants les uns les autres de plusieurs centaines de mètres. C?est un problème.

En outre et corrélativement à cette question du manque de personnel, se pose la question de la sécurité des agents jardiniers. Les chiffres le montrent : la sécurité de ces agents devient problématique. Entre juillet 2005 et juillet 2006, on recense une augmentation de 25 % des interventions de la police dans les parcs et jardins. Les agressions d?agents de la Ville se chiffrent en dizaines.

Plus de personnel, c?est plus de lien social et plus de lien social, c?est moins d?insécurité. L?équation est posée. Cette pénurie de personnel se traduit parfois également par la présence d?herbes folles et un entretien moindre des jardins. Quand on connaît la passion des jardiniers pour leur métier, on comprend que le problème est d?abord un problème de moyen. Dans ce débat, la question de la conception que l?on se fait de ce qui est un jardin, dans un espace urbain comme notre Capitale, est centrale. De cette définition du jardin découle tout le reste dont la tranquillité des lieux.

Nous avons déjà considérablement augmenté la superficie des espaces verts au cours de cette mandature. Il nous faut tenir le pari de leur appropriation par les habitants et il nous faut pousser plus avant la réflexion dans ce domaine. Il faut enfin, en urgence, apporter des réponses concrètes pour les personnels de surveillance qui pourraient travailler en binôme ou suivre des stages pour faire face à certaines situations de crise sur le terrain.

Bref, Monsieur le Maire, que compte faire la Municipalité ?

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci, Monsieur le Président.

La parole est à Yves CONTASSOT.

M. Yves CONTASSOT, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Comme vous le soulignez, Monsieur SARRE, durant les 12 derniers mois, les atteintes aux biens et aux personnes ont augmenté sensiblement, pas seulement dans les parcs et jardins, faut-il le rappeler, mais sur l?ensemble du territoire parisien qui a subi un accroissement de 15,45 % de cette forme de délinquance.

Je rappelle, au passage, que la sécurité des biens et des personnes n?est pas de la responsabilité de la Ville. Depuis le 1er janvier 2006, vous avez raison, la Direction des Parcs et Jardins est celle qui signale à l?Observatoire de la tranquillité publique le plus grand nombre d?événements, atteintes aux biens, aux personnes et à la tranquillité publique. Pour les deux premiers trimestres de l?année en cours, ont été signalées 175 agressions à l?égard des personnels de la Ville, soit 32 % de l?ensemble des agressions signalées à l?Observatoire.

Cela touche évidemment l?ensemble des jardins et des squares et pour l?instant, rarement les bois, les cimetières et les grands parcs. Certains sites sont plus particulièrement touchés. C?est le cas notamment, on en a parlé récemment dans la presse, du square de Choisy avec 12 agressions mais aussi dans le 15e, du square Saint-Lambert, avec 20 agressions.

Cela touche tous les arrondissements. Depuis, en lien avec la D.P.P. et avec la Préfecture de police, nous avons évidemment pris un certain nombre de mesures, notamment avec la présence d?équipages de sécurité de trois ou quatre agents qui sont postés en permanence à l?ouverture et à la fermeture dans chacun notamment des deux squares précités et également des rondes régulières y compris à certains horaires sensibles, avec des équipages et accompagnées, si nécessaire, de maîtres chien.

Dans les autres squares, il y a également des rondes inopinées, aussi bien des forces de police que des agents de la D.P.P. En ce qui concerne les effectifs de la surveillance spécialisée, il n?est pas dans leur attribution, contrairement à ce que vous avez dit, d?ouvrir les jardins. C?est le rôle des jardiniers et comme il y en a un par jardin, ils sont tous ouverts à l?heure normale. C?est pour la fermeture qu?il peut y avoir, éventuellement, quelques difficultés.

Ces questions sont mises à l?ordre du jour de tous les Comités d?Hygiène et de Sécurité de la Direction et sont débattues avec les représentants du personnel et, conformément à ce que vous souhaitiez, il y a des sessions spécifiques de formation pour les personnels pour éviter les agressions.

Quand vous parlez de les faire travailler en binôme, c?est exactement ce que nous faisons, en les regroupant par site sensible, de manière à éviter qu?ils ne se retrouvent isolés. Les propositions de réorganisation combattues par une organisation syndicale visent précisément à renforcer encore plus ce travail en équipe. Je regrette qu?il n?y ait pas un meilleur accueil.

Je conclus sur les effectifs : 288 créations de poste dont 143 pour la seule surveillance spécialisée. Vous voyez que des efforts ont été faits, le budget étant passé de 32 millions à 39 millions, hors frais de personnel, depuis le début du mandat. Là encore, des investissements importants. Si vous voulez, je pourrais vous donner plus de détails sur toutes ces questions.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.

Je rappelle tout de même à tout le monde que c?est 2 minutes 30 pour la personne qui intervient, comme pour l?adjoint qui répond.

Monsieur SARRE, un mot.

M. Georges SARRE, président du groupe du Mouvement républicain et citoyen, maire du 11e arrondissement. - Je serai bref. L?ouverture des squares et jardins dans le 11e arrondissement se fait à l?heure annoncée, s?agissant du premier des équipements évoqué, mais, s?agissant du second, je vous propose de nous rendre ensemble, dès demain matin et on constatera que l?ouverture des jardins a lieu vers 10 heures le matin, les premiers étant servis tout de suite et les autres après. Ce qui vaut pour l?ouverture vaut également pour la fermeture, ce qui fait que, par une journée ensoleillée, les mères de familles vont être invitées à sortir du jardin avant l?heure qu?elles avaient envisagé, c?est-à-dire l?heure réglementaire.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous en prenons bonne note, vous en reparlerez aussi ensemble.