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Octobre 2006
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IV - Question d’actualité de Mme Brigitte MARIANI et M. Yves GALLAND, élus non-inscrits, à M. le Maire de Paris concernant l’évolution du rapprochement du groupe Lagardère au Racing Club de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2006


 

M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à la question d?actualité des élus non-inscrits.

Monsieur GALLAND, vous avez la parole.

M. Yves GALLAND. - Merci, Monsieur le Maire.

Monsieur le Maire, sur un sujet que vous connaissez très bien, le 10 juillet, le Conseil de Paris concédait au groupe Lagardère le site de la Croix-Catelan.

Cette décision entraînait, pour le précédent titulaire qui était le Racing, des conséquences sociales et sportives mesurables. L?excédent perçu des recettes de la Croix-Catelan permettait en effet au Racing dans le passé de financer 18 sections sportives dans le cadre d?écoles de sport, de sports de compétition et de sports de haut niveau. C?est donc cette affectation de 6,4 millions d?euros qui assurait l?accueil de 4.000 enfants, 2.000 sportifs adultes et la rémunération de 140 éducateurs vacataires et 60 salariés contribuant à la vocation omnisport du Racing.

Entre l?engagement moral du vainqueur et le suivi promis par la Ville, il y avait des garanties avancées pour parvenir, au-delà de la gestion de la Croix-Catelan à la pérennité des activités du Racing.

Des scénarii ont pris forme. Le plus fréquemment évoqué était la scission du Racing en deux entités :

-4 sections concernant l?identité Racing : le golf, le hockey, le rugby et le football qui étaient regroupées à la Boulie ;

- 14 gérées par une association Lagardère Racing.

Cette hypothèse a été qualifiée par les parties de définitive et de satisfaisante. Elle s?est imposée, l?association financière étant par ailleurs asséchée.

Cependant, les actifs immobiliers du Racing, le contrôle de l?association par le groupe Lagardère seraient en quelque sorte la dot de ce mariage arrangé qui semblerait connaître des tensions.

Un nouveau montage a été proposé, consistant en l?acquisition de l?immeuble, rue Eblé, par le groupe Lagardère et la reprise des sections. La réponse devait intervenir hier, 15 octobre.

Notre question est donc on ne peut plus d?actualité, Monsieur le Maire, et nous aimerions simplement que vous puissiez nous informer sur l?évolution effective du rapprochement entre le groupe Lagardère et le Racing, sur les conditions entre les hypothèses qui ont été évoquées, sur la pérennité des sections sportives, sur le maintien des emplois et sur la situation de l?immeuble de la rue Eblé.

Je vous remercie.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup.

Monsieur Pascal CHERKI, vous avez la parole.

M. Pascal CHERKI, adjoint. - Très brièvement, Monsieur le Maire, pour répondre à votre légitime préoccupation.

J?évoquerai deux points.

Je rappelle à l?auteur de la question que l?avenir du Racing ne pouvait pas faire partie des conditions qui avaient amené l?Assemblée à se prononcer sur le devenir de la concession de la Croix-Catelan.

Cela ne pouvait pas être une source de motivation juridique et, pour la Ville de Paris, il s?agissait de deux questions distinctes. Nous avions à nous prononcer sur le devenir de l?une de nos concessions.

Mais il est évident que cette question était à l?esprit de tous les Conseillers, quel que soit d?ailleurs leur groupe politique, et qu?un engagement moral avait été pris, au-delà de la qualité du dossier, de la part du groupe Lagardère, s?il devenait attributaire, de ne pas laisser cette vie sportive péricliter.

Nous avons donc été conduits à le rappeler à plusieurs reprises. Des discussions sont en cours ; elles vont aboutir très prochainement. J?assistais moi-même, ce matin, à une réunion avec Arnaud LAGARDÈRE et le Président du Racing puisque la Ville de Paris, dans ce dossier, n?est pas inactive. Elle veille au rapprochement entre les parties et un prochain rendez-vous aura lieu mercredi.

Je tiens à dire à l?auteur de la question qu?il est hors de question que la Ville de Paris se porte acquéreur de l?immeuble de la rue Eblé. Les parties ont mission et obligation de se rapprocher pour créer les voies et les moyens de garantir la pérennité de l?activité sportive du Racing Club de France, quelle qu?en soit la forme juridique que, en commun, ils décident d?adopter.

Dans cette affaire, je ne veux pas me substituer aux parties dans leur processus de négociation. Nous les accompagnons et ils seront en mesure, d?ici à la fin de la semaine, de faire des annonces publiques.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Je vous confirme, Pascal CHERKI, qu?il n?est pas question que l?ensemble des activités du Racing sur le plan sportif ne soient pas assumées.