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Novembre 2005
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Conseil Municipal
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2005, DAC 336 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec l’association “Paroles de théâtre Cassandre”, située 12, passage de Clichy (18e), une convention relative à l’attribution d’une subvention de fonctionnement. - Montant : 20.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2005


 

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Nous examinons le projet de délibération DAC 336 autorisant M. le Maire de Paris à signer avec l?association ?Paroles des théâtres Cassandre?, située 12, passage de Clichy, dans le 18e arrondissement, une convention relative à l?attribution d?une subvention de fonctionnement.

La parole est au groupe communiste, avec M. VUILLERMOZ, sans doute.

M. Jean VUILLERMOZ. - Je vais prendre très peu de temps, mais il est déplorable que l?on ne puisse pas parler, alors que ceux qui ont parlé pendant très longtemps sont déjà partis.

(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen et ?Les Verts?).

J?interviens au nom de Nicole BORVO.

Par ce projet de délibération, vous nous proposez d?aider cette association en lui octroyant une subvention de fonctionnement de 20.000 euros dans le cadre de ses actions au sein du couvent des Récollets.

Comme vous le savez, nous avions en 2004 attiré votre attention sur les difficultés financières de cette association dues au désengagement de certains de ses partenaires au moment même où ses activités montaient en puissance et où elle trouvait enfin un point d?ancrage local. C?est ce qui nous avait conduits à proposer un v?u, que nous avons adopté en avril 2004, qui visait à lui octroyer une subvention exceptionnelle, ce qui fut fait. Merci, Monsieur le Maire.

Nicolas ROMÉAS et son équipe sont donc installés depuis 2004 aux Récollets et s?attachent à poursuivre et amplifier leur travail de recherche et d?expression sur les pratiques artistiques en prise directe avec le champ social.

L?association loue la chapelle des Récollets à la Maison de l?architecture d?Ile-de-France pour le compte de l?Ordre des architectes qui bénéficie de la jouissance du lieu pour un bail de 50 ans.

Je souhaiterais attirer votre attention sur ce dernier aspect. Cette utilisation de la chapelle s?inscrit dans le cadre d?une convention annuelle entre la Maison de l?architecture et la Cité européenne des Récollets. Les tarifs d?utilisation sont révisés annuellement.

Or, en 2005, les tarifs proposés par la Maison des architectes sont en forte augmentation. A cette hausse qui grève sérieusement les moyens financiers de ?Cassandre?, s?ajoutent de réelles difficultés d?utilisation de la chapelle.

L?association a déjà dû renoncer au dernier moment à la représentation d?une création au sein de la chapelle en septembre dernier. Cet incident révèle la fragilité de cet accord, si le propriétaire du lieu peut unilatéralement remettre en cause l?utilisation de la chapelle.

Nous sommes inquiets. Ces nouvelles difficultés risquent de remettre en cause la vocation première de la rénovation de ce formidable site, à savoir en faire un espace de débat artistique et culturel, ouvert sur les associations et sur le quartier.

Si la Municipalité soutient la Cité européenne des Récollets, dans le cadre de ses objectifs, elle n?intervient pas dans le cadre de la mise à disposition de la chapelle, propriété de l?Ordre des architectes.

Cependant, notre Municipalité ne peut pas être indifférente à la fragilisation que pourrait connaître ce lieu s?il s?avérait que les manifestations et débats artistiques tels que les développe ?Cassandre? se voyaient compromis.

C?est pourquoi nous souhaiterions vivement que des démarches soient entreprises afin que le partage de ce lieu se réalise équitablement avec un arbitrage de l?Etat. D?ailleurs, n?y aurait-il pas lieu d?inciter l?Etat à formaliser sous forme de convention la répartition de l?utilisation de la chapelle par l?ensemble des structures domiciliées aux Récollets.

C?est en tout cas le v?u que nous formulons. Je souhaite donc vivement, Monsieur le Maire, que vous m?apportiez votre sentiment sur ces problèmes et que vous m?informiez des initiatives que vous comptez entreprendre pour y remédier.

Merci beaucoup.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur VUILLERMOZ.

La parole est à Christophe GIRARD, pour vous répondre.

M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Je tiens à remercier le Président VUILLERMOZ sur la jouissance partagée du lieu et m?excuser de son interruption momentanée.

Ces annulations non concertées ont généré des tensions, on peut le dire, parfaitement compréhensibles, les engagements pris auprès des artistes et du public n?ayant pu être respectés par la Cité européenne des Récollets et par Cassandre.

C?est une mauvaise nouvelle, sans doute.

Les responsables de la Maison de l?architecture invoquent des circonstances exceptionnelles : le licenciement de leur Directeur les a contraints à bâtir une programmation en dehors de toute concertation, dans l?urgence.

Depuis, les différentes structures présentes au sein des Récollets sont parvenues à définir de nouvelles modalités de travail.

Le calendrier s?élabore à nouveau dans un cadre concerté, une éventuelle annulation de date par la Maison de l?architecture ne pouvant désormais plus intervenir moins de trois mois avant une interruption volontaire des manifestations.

Voilà, Monsieur le Président, ce que je voulais porter à votre connaissance.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur GIRARD.

J?ai une demande d?explication de vote par Mme DUBARRY.

Mme Véronique DUBARRY. - Partageant la totalité des préoccupations qui ont été exprimées par le groupe communiste, j?ai écouté, Monsieur GIRARD, votre réponse avec beaucoup d?attention.

Vous parlez de tensions apaisées et de calme enfin revenu, mais en tant qu?élue du 10e arrondissement, cette fois, je vous dis qu?une crise de ce type, ce n?est pas la première, c?est même quelque chose qui revient de façon régulière.

Je rejoins M. VUILLERMOZ dans sa demande d?une convention établissant des règles d?utilisation. A mon avis, sans cette convention et sans quelque chose d?écrit et de défini en commun, de négocié, des crises comme celles que nous avons connues récemment, nous en aurons encore une dans trois mois.

J?appuie donc fortement la demande de M. VUILLERMOZ.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. Monsieur GIRARD, je vous donne la parole pour répondre à ce qui n?était pas une explication de vote.

M. Christophe GIRARD, adjoint, rapporteur. - Le complément apporté par Mme DUBARRY est très pertinent.

Nous sommes intervenus en réunion de concertation pour demander en effet à l?Etat, grâce à cette commission de transparence, qu?une convention soit établie. Je vais, bien entendu, en votre nom, réécrire au Ministère de l?Equipement, propriétaire du lieu (et non pas de la Culture) pour qu?une convention puisse être établie. Je vous propose par ailleurs que les élus du 10e arrondissement et les groupes politiques appuient également, par un écrit, cette demande.

Je pense qu?un certain nombre de lettres adressées au Ministère de l?Equipement ne peuvent que renforcer la pertinence de l?élan de ma demande et Alain LHOSTIS aussi peut nous aider tout à fait.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe, présidente. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 336.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DAC 336).