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Novembre 2005
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe socialiste et radical de gauche relatif aux nuisances et troubles de l’ordre public dans le 3e arrondissement.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2005


M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l?examen du v?u référencé n° 24 dans le fascicule déposé par les élus du groupe socialiste et radical de gauche. Ce v?u relatif aux nuisances et troubles de l?ordre public dans le 3e arrondissement ne se rattache à aucun projet de délibération.

Je donne la parole à Mme BARLIS.

Mme Corine BARLIS. - Merci, Monsieur le Maire.

En l?absence de Pierre AIDENBAUM, je vais rapporter ce v?u au nom du groupe socialiste et radical de gauche, qui est relatif aux nuisances et troubles à l?ordre public dans le 3e arrondissement.

Considérant que la police de proximité permettait une présence visible et régulière des forces de police sur le terrain et contribuait de ce fait à une meilleure prévention des nuisances et troubles de l?ordre public, considérant que depuis la suppression de la police de proximité des nuisances et troubles à l?ordre public surviennent plus régulièrement et notamment dans les rues situées aux alentours du Carreau du Temple, aussi, sur proposition de Pierre AIDENBAUM et des membres du groupe socialiste et radical de gauche, le Conseil de Paris émet les v?ux que le Maire de Paris intervienne auprès du Préfet de police afin que la police de proximité soit rétablie à Paris.

Je vous remercie.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame BARLIS, de la rapidité de votre question.

La parole est à Christophe CARESCHE.

M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Il y aurait sans doute beaucoup à dire sur la police de proximité, sur la façon dont elle a été mise en place et a évolué, depuis 2002.

En revanche, je crois qu?il n?est pas vrai de dire qu?à Paris elle a été supprimée. C?est sans doute l?un des départements où la police de proximité, sous forme de police de quartier, a été la plus préservée, notamment avec l?action menée par la Ville pour se substituer dans un certain nombre de domaines à la Préfecture de police.

Je souhaiterais que le v?u soit retiré. Nous entendons bien la préoccupation de Pierre AIDENBAUM qui est de faire en sorte qu?il y ait une police proche du citoyen afin de prévenir un certain nombre de phénomènes. C?est bien dans ce sens que la Municipalité parisienne interpelle la Préfecture de police. Je crois honnêtement qu?il n?est pas possible de parler de rétablissement de la police de proximité à Paris, celle-ci n?ayant pas été supprimée.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, cher collègue.

Monsieur le Préfet, souhaitez-vous intervenir ?

M. LE PRÉFET DE POLICE. - Je souhaite indiquer que la Direction de la police urbaine de proximité de la Préfecture de police est issue de la réforme des services de la Préfecture de police du 18 avril 1999. Depuis cette date, les principes d?action de cette direction n?ont pas été modifiés. Bien au contraire, les réformes de structure qui sont intervenues depuis sa création n?ont fait que confirmer ses thèmes essentiels d?action qui sont au nombre de trois. D?abord, la prise en compte d?un territoire pour une police au plus près des citoyens. D?autre part, des réponses globales aux attentes de la population. Enfin, une stratégie d?action globale, clairement exprimée et développée par un chef de police responsable de sa mise en ?uvre.

La création du Service régional de police des transports, le soutien apporté aux policiers des commissariats d?arrondissement par la compagnie de sécurisation, pour ne citer que ces deux mesures importantes mises en place ces dernières années, démontrent la permanence du fonctionnement. Les bons résultats enregistrés dans la lutte contre la délinquance ainsi que sur le taux d?élucidation démontrent le bien-fondé de cette démarche.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Préfet.

Madame DUBARRY, vous avez la parole.

Mme Véronique DUBARRY. - Merci, Monsieur le Maire.

A moins que ce v?u soit retiré, il me semble qu?il pose une question qui a du sens, non pas sur la suppression de la police de proximité, mais sur la façon dont elle travaille à l?heure actuelle. Je l?ai dit hier dans une de mes interventions, même si la police de proximité existe toujours à Paris, il n?en reste pas moins que ses effectifs ont été amoindris par la création d?autres unités, par le renforcement de la B.A.C. également.

Il faut peut-être se demander comment elle travaille, dans quel cadre, et s?interroger sur l?esprit de la loi qui est à l?origine de la création de la police de proximité puisqu?il n?y a plus de fidélisation des policiers dans les quartiers. Les effectifs ?tournent? en fonction des autres impératifs de service. C?est là que se situe la véritable question.

Je regrette que le voeu soit retiré, mais il ouvre la réflexion sur le devenir de la police de proximité à Paris.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame.

Monsieur GOUJON, vous avez la parole.

M. Philippe GOUJON. - A l?écoute des orateurs de l?extrême gauche, je suis sidéré d?une telle mauvaise foi ou d?une telle méconnaissance des questions de la sécurité à Paris.

Je crois que c?est surtout de la mauvaise foi, notamment quand je viens d?entendre Mme DUBARRY qui stigmatise les réformes opérées en matière de police de proximité à Paris, qui a été créée en 1999 et réformée depuis. C?est une réforme continue qui a permis justement, par la création d?unités spécialisées, Madame DUBARRY, vous qui avez la mémoire courte, de rétablir une sécurité qui s?était profondément dégradée à Paris.

Je rappelle qu?entre 1997 et 2001, nous avons eu 15 % de hausse de la délinquance et que depuis 2002, nous avons 15 % de baisse de la délinquance à Paris, et même 30 %. de baisse de la délinquance de voie publique.

Voilà le résultat des réformes que vous contestez et qui ont amené une augmentation des effectifs des B.A.C., la création d?une compagnie de sécurisation, d?un service régional de la police des transports qui permet à la délinquance de baisser considérablement dans les transports en commun d?Ile-de-France depuis quelques années.

Je voulais simplement rappeler un certain nombre d?éléments. Bien sûr, la police doit fonctionner sur les quatre critères que nous connaissons : le renseignement, l?investigation, l?ordre public et la police de quartier. Mais ce sont quatre piliers qui sont complémentaires et pas exclusifs les uns des autres.

Merci.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - La parole est à Mme Corine BARLIS.

Mme Corine BARLIS. - Merci, Monsieur le Maire.

Les inquiétudes de Pierre AIDENBAUM en ce qui concerne le quartier Carreau du Temple ayant été entendues et le fait que nous ayons pris note des arguments avancés par Christophe CARESCHE et par M. le Préfet de police, amène notre groupe à retirer son voeu.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Je vous remercie.