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Novembre 2005
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2005, DVD 226 - Contrat de réseau vert 2005-2007. Autorisation à M. le Maire de Paris de signer le contrat 2005-2007. - Approbation du programme 2005 d’amé-nagements cyclables.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2005


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je vais passer maintenant au projet de délibération DVD 226 concernant le contrat de réseau vert 2005-2007. Autorisation à M. le Maire de Paris de signer le contrat 2005-2007. Approbation du programme 2005 d?aménagements cyclables.

Mme CAPELLE a la parole.

Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Monsieur le Maire.

Le contrat de réseau vert 2005-2007 qui nous est soumis a un objectif clair : le développement de l?usage du vélo. Aussi le contrat qui nous est proposé concentre-t-il tous les investissements sur la réalisation de pistes cyclables et de stationnements vélos.

Pour mémoire le précédent contrat, le contrat 2002-2004, prévoyait également la réalisation de quartiers verts. Les investissements envisagés sont en outre importants. Ils doivent permettre d?ajouter approximativement trente à quarante kilomètres au réseau de pistes cyclables existant dans Paris et ainsi de l?augmenter de près de 30 %.

Vous le savez, les élus du groupe M.R.C. au Conseil de Paris sont attachés au développement de véritables alternatives à la circulation automobile. Aussi soutenons-nous ce projet de délibération. J?accompagnerai cependant notre soutien de trois demandes fortes.

Premièrement, nous demandons qu?un bilan du précédent contrat soit établi. Alors que le Plan de déplacements parisiens est en cours d?élaboration, il serait naturel de faire le point sur la réalisation des quartiers verts et des pistes cyclables pour pouvoir répondre à des questions simples.

Quel est le taux de réalisation du contrat 2002-2004 ? Dans quelle mesure ces aménagements ont-ils permis de développer les circulations douces et de réduire la pollution ? Comment la vie des quartiers et des commerces concernés a-t-elle évoluée ? Quel a été l?impact sur les automobilistes ? Sans bilan, sans données à la fois complètes et objectives, la politique parisienne des déplacements ne convaincra pas durablement les Parisiens.

Deuxièmement, concernant les opérations prévues au titre du contrat qui est soumis à notre approbation, sur 12 millions d?euros d?investissement, seul 3 millions sont détaillés, quid des 9 millions restants ? Comme pour le contrat de réseau vert 20022004, il devrait être possible de connaître dès maintenant toutes les opérations prévues. D?autant que lorsqu?on chiffre un programme à la dizaine de milliers d?euros près, c?est que l?on a une idée précise de ce se sur quoi il repose. Cette demande n?est pas une demande de pur principe. Les élus du groupe M.R.C. souhaitent en effet souligner la nécessité de développer le réseau cyclable en priorité là où il fait le plus défaut dans l?Ouest parisien.

Nous souhaitons également souligner que la réalisation des pistes doit à la fois faciliter l?usage du vélo et permettre une meilleure coexistence entre les usagers de la voirie. Il s?agit que chaque opération trouve le bon équilibre entre bus, piétons, vélos, motos et automobiles.

Troisièmement, enfin, puisque le contrat de réseau vert a vocation à privilégier les circulations douces et donc piétonnes, ma troisième demande concerne le stationnement des deux roues motorisées. Je m?explique : pour rendre le cheminement des piétons sur les trottoirs plus agréable, voire tout simplement possible, il faut réaliser des places de stationnement pour les vélos mais aussi pour les deux-roues motorisés. Alors qu?il manque à ce jour 100.000 places de stationnement, la création de 1.000 places par an paraît excessivement faible. Nous demandons que la Municipalité propose un objectif beaucoup plus ambitieux en la matière.

Je vous remercie.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Monsieur LEBAN, vous avez la parole.

M. Gérard LEBAN. - Merci, Monsieur le Maire.

Je déplore que ce texte n?ait pas été voté dans tous les arrondissements parisiens et m?étonne de le voir figurer à l?ordre du jour de notre Assemblée alors qu?il concerne toute la Capitale.

Par ailleurs, alors que vous vous gargarisez de lancer une vaste concertation pour le plan de déplacements pour Paris, je constate que vous n?intégrez en rien ce contrat dans son élaboration. Vous nous faites donc voter des textes qui vont s?additionner les uns aux autres sans aucune cohérence.

Ce contrat a pour objet de continuer l?élaboration du réseau cyclable parisien et de poursuivre et renforcer la mise en place d?aires de stationnement vélo, et non deux-roues comme indiqué dans l?exposé des motifs, puisque les deux-roues à moteur en sont exclus. Mille places de stationnement vélo vont être créées par an pour les années 2005 et suivantes, ce qui permettra aux cyclistes, j?en suis certain, de développer leur indécision quant aux points d?accroche qu?ils voudront utiliser.

La longueur totale de l?aménagement des pistes pour l?année 2005 et pour tout Paris est de 7.780 mètres linéaires pour un coût approximatif 2.222.407 euros H.T, soit 28.565 euros du kilomètre. Dans ces conditions, on se demande pourquoi les frais correspondants à ce programme sont évalués à 9.730.760 euros H.T. pour trois ans puisque trois fois 2.222.000, cela ne fait pas 9.700.000. Cela laisse présager une inflation des dépenses liées à ce type d?aménagement. N?importe quel comptable public n?hésiterait pas à faire le ratio entre le nombre de cyclistes réguliers empruntant les pistes cyclables et les sommes dépensées pour les construire. On peut aisément admettre que les cyclistes sont les mieux lotis de tous les Parisiens, en tout cas favorisés par rapport aux mères de famille qui attendent désespérément une place en crèche.

Sans nier l?utilité de développer le réseau cyclable dans des endroits dédiés à la promenade, il semble pour le moins déraisonnable de dépenser l?argent public pour des aménagements boudés par leurs utilisateurs pendant six mois de l?année au moins, et encore lorsque la météo est clémente.

Cette dépense me semble bien exagérée par rapport au nombre d?usagers qu?elle va toucher. Par ailleurs, les points d?ancrage sont destinés aux seuls vélos, alors que les difficultés de circulation entraînent une multiplication des deux-roues à moteur. Ce sont ces véhicules qui posent des problèmes de stationnement. Chacun sait que si un vélo passe la nuit dehors, il a toutes les chances de disparaître avant le petit matin. Il est donc bien peu probable que ces nouveaux points d?ancrage soient utilisés. Ce contrat ne semble donc ni opportun ni adapté aux besoins des Parisiens et c?est la raison qui nous pousse à ne pas le soutenir.

Merci, Monsieur le Maire.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Madame DOUVIN, vous avez la parole.

Mme Laurence DOUVIN. - Merci, Monsieur le Maire.

Je voudrais m?étonner des conditions dans lesquelles ce contrat de réseau vert nous est présenté parce que vous nous demandez d?approuver le programme 2005 ; nous sommes au milieu du mois de novembre, c?est un peu tard.

Ensuite, il s?agit d?un programme pour trois ans dont le coût pour les trois tranches atteint plus de 4 millions d?euros. Nous n?avons aucun élément d?information pour les tranches 2 et 3. La tranche 2, c?est plus de 4 millions d?euros ; la tranche 3, c?est 3,051 millions d?euros. Ce sont des sommes considérables. Mme CAPELLE a également souligné ce point.

En ce qui concerne le programme 2005, il nous est proposé de dépenser 970.000 euros pour 7,7 kilomètres de pistes cyclables, fréquemment placées sur les trottoirs, au détriment des usagers privilégiés qui sont les piétons. N?oublions pas que la très grande majorité des déplacements à Paris se fait à pied ; il ne faudrait pas l?oublier : à pied, pas en vélo !

De plus, certaines catégories de piétons requièrent une attention particulière, bien sûr : les personnes handicapés, les personnes âgées, les parents avec des poussettes, par exemple. Votre politique les prend bien peu en considération.

Quant au nombre des cyclistes, il faut savoir que le comptage de vélos se fait visuellement en un lieu et à un moment donné. C?est un fonctionnaire de l?Observatoire des déplacements qui compte les vélos tous les 15 jours sur cinq ou six axes. On constate donc le caractère relatif de ces données et leur peu de fiabilité.

Il est vrai que, pour une bonne cause, le prix ne compte pas. Je me permets de signaler que la rénovation de la piste du Cours la Reine-Alma-Concorde a coûté 730.000 euros. Tous ceux qui ont pour habitude de circuler soit en voiture soit à pied le long de la voie Georges-Pompidou peuvent apprécier le nombre des utilisateurs de cette piste !

Quant au programme 2005 sur la piste Seine, la réalisation d?une piste bidirectionnelle sur la chaussée va supprimer une file de circulation : un peu d?encombrement en plus pour les voitures, les deux-roues motorisés et les camions, un peu de pollution en plus pour les Parisiens !

Au lieu de servir une catégorie minoritaire d?utilisateurs de la voirie, ces sommes, qui sont importantes - pour 2005, 4 millions d?euros - devraient être dépensées plutôt sur le réseau de transport public qui constitue le mode de déplacement où faire porter tous nos efforts.

Quant aux emplacements de stationnement pour vélos, vous nous annoncez 1.000 places par an avec un matériel adapté aux seuls vélos. Nous ne savons pas où vous avez l?intention de les mettre. Est-ce sur voirie ? Et dans ce cas, combien d?emplacements pour voitures disparaissent ? Est-ce sur trottoir ? Et quel arbitrage faites-vous entre la nécessité de réaliser des emplacements d?accrochage pour les deux-roues motorisés, infiniment plus nombreux, et celle de faire des stationnements pour les seuls vélos ?

Enfin, je voudrais terminer en rappelant mon extrême réserve concernant les contresens cyclables. Nous attendons les résultats de l?opération test que vous menez actuellement. Toute votre politique de partage de la voirie - et je le souligne - a pour effet de rendre compliqué et parfois incompréhensible le découpage de la voirie dans son asymétrie. Je pense, par exemple, aux couloirs de bus avec accès en milieu de chaussée et aussi à l?usage autorisé ou non de certaines parties de la voirie à certaines catégories d?utilisateurs. Les choses deviennent compliquées. Ceci se fait au détriment de la simplicité et donc de la sécurité des utilisateurs, notamment des personnes âgées que l?on voit se retrouver facilement perdues, ne sachant plus où regarder avant de s?engager pour traverser.

Ayant présenté ces réserves, je vous remercie des précisions que vous pourrez nous apporter et de votre attention.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Monsieur BAUPIN, vous avez la parole. Après, je donnerai la parole à Mme NENNER pour une explication de vote.

M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission.

- Monsieur le Maire, nous avons entendu les couplets anticyclistes habituels dans cette Assemblée dès qu?il s?agit d?essayer de favoriser ce moyen de déplacement et cela ne m?étonne pas de l?entendre sur un certain nombre de bancs de cette Assemblée !

Je remercie Mme CAPELLE du soutien franc et massif qu?elle a apporté à la politique cyclable. Je voudrais vraiment la rassurer sur le fait que, les pistes cyclables, nous les ferons à l?Ouest et à l?Est aussi. Il ne faut pas oublier qu?il faut aussi en faire à l?Est, y compris dans tous les arrondissements de l?Est parisien ; il y en a besoin pour se déplacer à vélo et pas simplement à l?Ouest. Je voudrais vraiment que tous les maires d?arrondissement en soient conscients.

Il s?agit bien d?un contrat pluriannuel. Qui dit contrat pluriannuel veut dire que, cette année, nous présentons à la fois l?architecture de ce plan et les premières propositions pour une première année. C?est la raison pour laquelle il n?y a pas encore tous les détails.

En ce qui concerne le stationnement des deux-roues motorisés évoqué par plusieurs de nos collègues, je voudrais préciser qu?il s?agit ici du contrat de réseau vert. Il s?agit d?une politique de la Région. Dans cette politique de la Région, il s?agit ici de demander une subvention. Dans le cadre de cette politique, il s?agit de favoriser les circulations douces. A ma connaissance, les deux-roues motorisés ne font pas partie des circulations douces. Nous aurons l?occasion d?y revenir.

Je pourrais ici vous redire la politique de la Municipalité en faveur de la réalisation de points de stationnement deux-roues motorisés, 1.000 par an. Certains ont dit que ce n?était pas suffisant. Nous aurons un débat budgétaire dans les mois qui viennent. Ils auront peut-être la possibilité, à cette occasion, d?exprimer de nouveau leur point de vue et de faire des propositions.

Monsieur LEBAN, j?avais tout entendu déjà en termes de politique cyclable de votre côté, mais opposer les mères de famille qui cherchent des places en crèche aux cyclistes, cellelà, je ne l?avais pas encore entendue ! Sachez qu?il y a souvent des mères de famille qui utilisent aussi le vélo et qui nous demandent de pouvoir se déplacer à vélo en sécurité.

(Protestations sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

Je sais bien que la stratégie de la droite, c?est d?opposer les uns aux autres, la ?racaille? aux bons Français, les cyclistes aux mères de famille et que, de fait, vous cherchez évidemment à faire en sorte que nous ayons le maximum d?opposition entre les Parisiens. Ce n?est pas notre souhait. Nous, nous réussissons à faire des places en crèche et des pistes cyclables.

Evidemment, vous vous inquiétez du coût. Si je comprends bien, peut-être que les pistes cyclables, vous comptez, comme les couloirs de bus, les détruire au ?Kärcher? si jamais vous reveniez aux responsabilités, donc cela vous embête qu?on les fasse !

Mais excusez-nous ! Nous allons poursuivre la politique que nous avons engagée. Vous regrettez que les cyclistes doivent stationner sur la rue, mais pourquoi le P.L.U. en vigueur, celui que vous avez mis en place, ne prévoyait-il pas de places de stationnement dans les immeubles en construction ? Heureusement que le P.L.U. que nous proposons, nous, prévoit des places de stationnement dans les immeubles.

Enfin, Madame DOUVIN, je vous ai connue plus inspirée sur certains sujets, y compris lorsque vous organisez au niveau international des colloques sur la question des déplacements à vélo ! Là, vous développez plutôt les arguments en faveur de ces déplacements. Ceci étant dit, j?ai entendu de bons arguments de votre part et j?espère que vous les réutiliserez lorsqu?on parlera de la circulation automobile. Vous avez dit que la majorité des déplacements se faisant à pied, il ne fallait pas servir les catégories minoritaires. J?espère que vous penserez donc, comme nous, que diminuer la place de l?automobile à Paris, déplacement minoritaire, c?est logique, et que cela fait partie d?une politique qui doit aller dans le même sens que l?argumentation que vous avez développée.

Enfin, sur les contresens cyclables, je terminerai par là. J?ai constaté chez le Ministre des Transports, M. PERBEN, que j?ai rencontré la semaine dernière, en tant que président du Club des villes cyclables, un esprit d?ouverture largement plus grand que le vôtre. J?espère que lui sera ouvert, comme il nous l?a dit, à une réflexion sur la modification du Code de la route. Il était intéressé par la présentation que je lui ai faite du Code de la rue belge. Le Code de la rue belge prévoit que toutes les rues en sens unique acceptent les vélos à contresens, sauf exception ; exactement l?inverse du Code de la route français qui, lui, prévoit que les rues sont interdites au contresens cyclable...

Oh ! ?C?est les Belges?, vous pouvez rire ! Je sais bien que votre sens européen est limité aux frontières nationalonationalistes et vous allez encore le montrer cet après-midi avec vos lois sur l?état d?urgence ! Mais, de fait, nous avons une vision, nous, européenne et qui nous amène à nous en inspirer.

(Protestations sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

Je vous invite vraiment à lire le rapport de Mme Brigitte LEBRETON, Député-maire de Caen, commandé par M. RAFFARIN, à l?époque Premier Ministre, et remis à M. RAFFARIN juste avant les élections régionales avec force publicité. Depuis, c?est vrai, ce rapport n?a jamais été mis en ?uvre, mais il y a là de bonnes sources d?inspiration pour vous dans ce rapport. Mme LEBRETON, je le rappelle, est issue de vos rangs. Pour une fois, elle a pu émettre un rapport qui nous paraissait intéressant. M. RAFFARIN avait dit qu?il était de bonne politique. Evidemment, comme d?habitude, ce genre de proposition n?a pas été suivie d?effet.

En tout cas, nous, à Paris, nous allons continuer à mettre en place une politique cyclable, que cela vous plaise ou pas !

(Applaudissements sur les bancs des groupes ?Les Verts?, socialiste et radical de gauche, communiste et du Mouvement républicain et citoyen).

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - J?ai deux explications de vote : Mme NENNER et M. GOASGUEN.

Madame NENNER, vous avez la parole.

Melle Charlotte NENNER. - En complément de l?excellente réponse de Denis BAUPIN, je voudrais réagir sur le discours particulièrement anti-vélo que nous avons entendu sur les bancs de la droite. Je rappelle que le vélo est le seul véhicule non polluant et que favoriser la circulation en particulier des 4x4 à Paris est proprement irresponsable. Nous avons eu un débat sur la santé et la pollution et j?espère que tous les élus prendront leurs responsabilités et, enfin, soutiendront une politique cyclable qu?il faut absolument développer.

J?ajouterai un mot enfin sur les motos. Je rappelle que ce sont des véhicules polluants et donc qu?il ne faut pas favoriser leur circulation, mais, au contraire, l?encadrer et la limiter. Une moto pollue environ cinq à six fois plus qu?une voiture et, donc, il est hors de question d?assimiler une politique cyclable à une politique qui favoriserait la circulation et le stationnement des motos.

Evidemment, le groupe ?Les Verts? votera ce contrat de réseau vert avec enthousiasme.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Monsieur GOASGUEN, vous avez la parole.

M. Claude GOASGUEN. - Ce que vient de dire M. BAUPIN mérite, en tout cas de la part de la présidence, une remarque. Je n?admets pas qu?un adjoint au Maire me dise : ?Que cela vous plaise ou non, c?est comme cela?.

Dans ces conditions, je demande une suspension de séance.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Cinq minutes de suspension de séance.