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Novembre 2005
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Conseil Municipal
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Suspension et reprise de la séance.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2005


 

(La séance, suspendue à neuf heures quarante-quatre minutes, est reprise à neuf heures quarante-six minutes, sous la présidence de M. Christophe CARESCHE, adjoint).

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous allons reprendre la séance.

Monsieur GOASGUEN, vous avez la parole pour une explication de vote.

M. Claude GOASGUEN. - Monsieur le Président, il y a des dérapages permanents dans cette Assemblée.

M. Denis BAUPIN, adjoint, rapporteur. - ?Perver?, ce n?était pas un dérapage ?

M. Claude GOASGUEN. - Moi, ce n?est pas dans l?hémi-cycle.

Je vais m?y mettre moi aussi, si cela continue. Je juge inadmissible que quelqu?un qui représente la majorité de cette Assemblée se permette d?insulter l?opposition de cette manière. C?est inadmissible ! Et ne recommencez pas ou je demande encore une suspension de séance !

Si vous ne comprenez pas vous-même que vous abusez de votre position majoritaire, c?est que visiblement la démocratie n?est pas rentrée dans vos têtes. Alors réfléchissez !

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

Monsieur le Président, le minimum, quand on est Président de séance, c?est de faire respecter, de la part de sa propre majorité, des règles de convenance.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Ne mélangez pas tout, finissez votre explication de vote et nous allons passer au vote.

M. Claude GOASGUEN. - J?ai entendu M. BAUPIN nous donner l?éternelle leçon de morale avec la tonalité respectueuse des diversités qui est la sienne.

Je voudrais lui dire que ce qui est étonnant dans son propos, c?est qu?il ne veuille absolument pas comprendre les arguments qui sont contraires aux siens.

Personne n?est contre les pistes cyclables ! Personne n?est contre les pistes cyclables !

(Protestations sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, communiste, du Mouvement républicain et citoyen et ?Les Verts?).

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P. et Union pour la démocratie française).

Encore faut-il être sérieux. Nous ne sommes pas ici dans une cour d?école. Encore faut-il évaluer, à l?intérieur d?une politique de transport, quelle est l?utilisation, quel est l?avenir, quel est l?usage. Y a-t-il des différences en fonction des quartiers ? Y a-t-il une utilisation différenciée du vélo en semaine et le weekend, comme transport normal ou comme transport de tourisme ? Ce sont des questions élémentaires qui n?ont jamais été posées dans cette salle.

Alors, évidemment, on se prévaut d?une espèce de modernité à rebours pour dire que nous sommes contre les pistes cyclables, mais, mes chers amis, vous n?y êtes pas du tout ! Vous êtes complètement à rebours de ce que nous pensons et de ce que pensent les Parisiens !

Quand on entend M. BAUPIN nous dire que les pistes cyclables sont encombrées de mères de famille avec leurs enfants sur les bras qui les portent à la crèche? Le ridicule ne tue plus dans cette Assemblée, ce n?est pas possible !

Qui a créé les deux-roues à moteur ? Qui a créé la nécessité des deux-roues à moteur dans cette Ville, sinon votre politique stupide anti-voiture ? Comment voulez-vous que les Parisiens se déplacent, alors que vous bloquez en permanence la circulation ?

Vous vous plaignez maintenant de l?augmentation de la pollution ! Vous êtes les créateurs de cette augmentation de la pollution ! Alors, reprenez le problème à la base.

C?est la raison pour laquelle nous allons nous abstenir sur un projet, pour vous dire, Monsieur BAUPIN, qu?il n?y a pas que vous qui faites du vélo. D?ailleurs, très franchement, vous devriez en faire davantage ! Cela vous ferait du bien.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - On se calme !

M. Denis BAUPIN, adjoint, rapporteur. - C?est une attaque personnelle.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur COUMET, je vous donne la parole pour une explication de vote.

M. Jérôme COUMET. - En deux mots, si on peut retrouver un peu de sérénité dans cette Assemblée, je dirai que les écarts de langage, Monsieur GOASGUEN, sont largement partagés. Je viens de vous entendre. Nous ne serions pas des démocrates.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur COUMET, vous intervenez sur le fond, s?il vous plaît.

M. Jérôme COUMET. - Notre politique serait stupide. Il faudrait que l?on retrouve un peu de sérénité.

Bien entendu, nous soutiendrons ce projet de délibération.

J?entends avec bonheur que l?opposition municipale n?est plus contre les mesures en faveur des vélos.

M. Claude GOASGUEN. - C?est vous qui avez inventé les pistes cyclables ? Elles existaient auparavant. Il faut être au courant des dossiers aussi.

(Protestations sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, communiste, du Mouvement républicain et citoyen et ?Les Verts?).

M. Jérôme COUMET. - Moi qui ai amené ma fille à l?école sur un vélo, je vais pouvoir vous présenter la chose et vous montrer ce que c?est qu?un vélo car, apparemment, vous ignorez ce que c?est !

Bien entendu, nous allons soutenir ce projet de délibération.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 226.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DVD 226).