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Novembre 2005
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2005, CAB_MA 38 - Subvention à l’Association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005 au Venezuela (A.C.V.A.). - Montant : 15.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2005


M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons à la suite de l?ordre du jour avec l?examen du projet de délibération CAB_MA 38 qui concerne une subvention à l?Association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005 au Venezuela.

Je donne la parole à Colombe BROSSEL.

Mme Colombe BROSSEL. - Merci, Monsieur le Maire.

Il y a trois mois, le 16 août 2005, une douloureuse nouvelle est tombée sur les téléscripteurs du monde entier : une catastrophe aérienne, survenue à Maracaibo au Venezuela...

(Mme Anne HIDALGO, première adjointe, remplace M. le Maire de Paris au fauteuil de la présidence).

... tuait 152 de nos concitoyens, 152 Martiniquais de retour du Panama. Une terre qui ne leur était pas totalement étrangère lorsqu?on sait qu?au début du XXe siècle des milliers de Martiniquais ont participé à la construction du canal de Panama et qu?un certain nombre s?y sont installés. C?est la plus grande catastrophe en nombre de victimes françaises : 152 Martiniquais ainsi que 8 membres d?équipage colombiens victimes d?une déréglementation du trafic aérien qui fait la part trop belle à une mondialisation financière qui met en avant le profit à tout prix au prix parfois de la vie humaine.

Malgré cette terrible souffrance, c?est dans la dignité que la Martinique, que les familles ont réagi et agissent aujourd?hui pour que les victimes ne soient pas mortes pour rien.

Le 24 août, un hommage national a été rendu dans le stade de Fort-de-France. Cet hommage a été poursuivi le 9 novembre par un match de solidarité qui opposait le Costa Rica à notre sélection nationale de football dont on sait ce qu?elle doit notamment à ces joueurs d?origine antillaise.

Nous le savons, bon nombre de Parisiens, bon nombre d?agents de la Ville de Paris sont originaires de la Martinique.

L?étape qui s?ouvre aujourd?hui après cette première étape de deuil, ces différents hommages, sera une étape longue en recherche de responsabilité, en réparation, en mobilisation et en sensibilisation de l?opinion publique y compris internationale, et c?est dans ce cadre-là qu?il nous est proposé d?attribuer une subvention de 15.000 euros à l?Association des familles des victimes martiniquaises de la catastrophe aérienne du 16 août 2005 au Venezuela, dont je profite de l?occasion pour saluer l?action portée par son président. L?action, parce que cette association apporte un soutien aux familles qui ont perdu des proches dans la catastrophe et qui ont encore et qui auront longtemps besoin de soutien psychologique et parfois matériel.

Aussi, c?est pourquoi, Madame la Maire, en partageant évidemment la douleur des familles, nous voterons ce projet de délibération qui octroie cette aide de 15.000 euros à l?association ?A.V.C.A.? pour son combat, pour qu?au-delà du devoir de mémoire, toute la vérité soit faite pour que la sécurité des transports aériens ne soit pas, ne soit plus un vain mot.

Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, communiste, du Mouvement républicain et citoyen et ?Les Verts?).

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente, au nom de la 1ère Commission. - Merci infiniment, Madame Colombe BROSSEL, pour cette présentation.

Je voudrais ajouter un mot avant de soumettre au vote cette délibération qui est portée par la Déléguée générale à l?Outre-mer, George PAU-LANGEVIN que je souhaite remercier très chaleureusement pour le travail qu?elle accomplit, vous dire que cette subvention est avant tout une marque de solidarité de la Ville de Paris, donc de l?ensemble des Parisiennes et des Parisiens. Et je pense que ce projet de délibération sera, à n?en pas douter, porté par l?ensemble des élus de ce Conseil parce que je crois que nous devons exprimer notre compassion, notre douleur et aussi notre attachement à la Martinique, puisque l?essentiel des victimes de ce crash aérien sont martiniquaises.

J?aurai aussi une pensée particulière - comme vous l?avez fait, Colombe BROSSEL - pour les familles d?agents qui travaillent à la Ville de Paris et qui ont été lourdement touchées par cette catastrophe. J?espère donc, je le souhaite mais je pense que ce souhait sera exaucé, que notre projet de délibération pour une subvention exceptionnelle d?un montant de 15.000 euros à l?Association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005 au Venezuela sera adopté à l?unanimité de notre Assemblée.

La parole est à M. GOASGUEN, pour une explication de vote.

M. Claude GOASGUEN. - Très rapide. Je voudrais dire bien sûr que nous serons unanimes à voter cette subvention et que nous avons comme tous été très meurtris, frappés par la dignité de tous ces Martiniquais, notamment de ceux qui sont employés dans cette mairie où ils tiennent une place essentielle, et nous tenons par ce vote à les assurer de toute notre sympathie et de notre soutien.

(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci, Monsieur GOASGUEN.

La parole est donnée à M. BARIANI.

M. Didier BARIANI. - Oui, Madame la Maire, dans l?émotion collective de ce pays face à la catastrophe de la Martinique, en espérant qu?au moins tout cela servira à être de plus en plus rigoureux sur ces compagnies aériennes qui volent dans des conditions tout à fait inadmissibles, le groupe U.D.F. s?associe naturellement à la proposition faite en 1ère Commission par l?Exécutif et votera ce v?u.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération CAB_MA 38 concernant l?aide exceptionnelle à l?Association des victimes de la catastrophe aérienne du 16 août 2005 au Venezuela pour un montant de 15.000 euros.

Qui est favorable ?

Qui est défavorable ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, CAB_MA 38).

(Applaudissements sur tous les bancs de l?Assemblée).

Et donc nous pouvons renouveler toute notre affection aux familles des victimes et notre fraternité et solidarité à l?égard des Martiniquaises et des Martiniquais touchés par cette terrible catastrophe.