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Avril 1997
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31 - 1997, DPA 136 - Autorisation à M. le Maire de Paris de déposer une demande de permis de démolir et une demande de permis de construire en vue de la réhabilitation des immeubles communaux situés 39, rue de Bretagne (3e).

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DPA 136 donnant autorisation à M. Le Maire de Paris de déposer une demande de permis de démolir et une demande de permis de construire en vue de la réhabilitation des immeubles communaux situés 39 rue de Bretagne.
Je donne la parole à Mme DURLACH.
Mme Martine DURLACH. - Monsieur le Maire, comme nous l'avons déjà souligné au dernier Conseil de Paris, le marché des Enfants-Rouges est à nouveau ouvert, tant mieux. Cependant, tout n'est pas réglé et trois petites maisons situées devant le marché et murées depuis six ans ne font pas partie de la concession. Aucune décision n'a été prise quant à leur affectation. Pourtant les élus du 3e arrondissement après avoir procédé à une évaluation des besoins ont transmis un projet de maison de quartier à l'Hôtel-de-Ville.
Il n'existe sur l'arrondissement aucun équipement de proximité à usage social, culturel éducatif. A ce sujet, je voudrais être en mesure de comprendre ce que fait et veut la ville de Paris.
En effet, en mars, le Conseil de Paris a voté un budget d'investissement de 2,3 millions de francs pour la réhabilitation des trois maisons situées rue de Bretagne. Aujourd'hui encore, on nous demande d'autoriser le Maire à déposer des permis de démolir et de construire sur les maisons sans que l'on sache pour quel usage. Même pour faire une façade, il faut connaître l'affectation du bâtiment : commerce ? Logement ? Bureau ? Equipement collectif ? Duquel s'agit-il ? L'Hôtel-de-Ville a sans doute un projet, mais se refuse à le faire connaître.
Or, dans le 3e arrondissement, Mme ZALEMAN, les élus de l'arrondissement, les associations font depuis plus d'un an la proposition de faire de ces maisons, une maison de quartier avec des activités culturelles, sociales, éducatives.
Ce projet est connu, il a fait l'objet de plusieurs voeux rédigés par les associations locales et largement diffusés auprès de la population. Depuis plus d'un an, les associations font ce qu'elles peuvent pour les faire connaître.
Le texte a été transmis et est connu de M. le Maire et des adjoints concernés, (affaires sociales, culturelles, jeunesse et sport), et d'ailleurs je crois savoir que M. le Maire vient de recevoir une " Nième " pétition sous forme de photos.
La mobilisation pour les Enfants-Rouges ne se dément donc pas, mais aucune réponse n'est faite à ce jour, ni aux élus, ni aux associations locales et ni les uns ni les autres n'ont été consultés sur un autre projet.
Le projet de maison de quartier des Enfants-Rouges a été plébiscité et il n'est pas question de décider la réouverture du marché et de ne pas prendre de décision pour la maison. Il faut que la rue de Bretagne vive avec sa maison de quartier et son marché rouvert.
Les élus du 3e ont voté l'autorisation d'entamer les travaux aux conditions suivantes :
- que les restaurations intérieures et extérieures soient simultanées ;
- que la décision sur l'implantation d'équipements socio-culturels de proximité soit prise définitivement pour que l'ensemble soit inauguré en même temps.
Je vous demande donc, Monsieur le Maire, une réponse claire que j'espère positive.
(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et du Mouvement des citoyens).
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Monsieur BULTÉ, je vous donne la parole pour répondre à Mme DURLACH.
M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. - Je vous remercie, Monsieur le Maire, je me contenterai de répondre sur l'objet du projet de délibération.
Notre Assemblée, Madame DURLACH, je le rappelle, a voté le 3 mars 1997 la convention de concession relative au marché des Enfants-Rouges.
Afin de pouvoir mettre en oeuvre son projet, le concessionnaire va donc devoir déposer prochainement une demande de permis.
La Ville est également amenée à déposer une demande relative à la réhabilitation des petites maisons situées hors du périmètre concédé, le long de la rue de Bretagne.
Les autorités compétentes de l'Etat vont vraisemblablement souhaiter pouvoir instruire parallèlement les deux dossiers, la Préfecture de police pour tous les aspects liés à la sécurité, les services du Ministère de la Culture pour l'ensemble des contraintes architecturales dues à l'inscription de la totalité de la parcelle à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
En conséquence, il est apparu opportun de saisir notre Assemblée sur le principe - je dis bien, sur le principe - du dépôt d'un permis sans attendre la mise au point du dossier d'aménagement qui sera bien entendu discuté en toute transparence avec un maximum de dialogue et de concertation.
En effet, on peut tout simplement dire pour conclure qu'il vaut mieux solliciter une autorisation trop tôt que trop tard en la matière, Madame DURLACH.
Voilà ce que je peux vous répondre aujourd'hui.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je vous remercie, Monsieur BULTÉ.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 136.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe communiste s'étant abstenu. (1997, DPA 136).