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Avril 1997
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Conseil Municipal
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34 - 1997, P 160 - Subvention au Bureau des élèves Dauphine - Université Paris IX Dauphine, 1, place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny (16e). - Montant : 5.000 F.

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1997



1997, P 161 - Subvention à la Coopérative scolaire de l'école maternelle, 3, rue Saint-Luc (18e). - Montant : 4.000 F.
1997, P 169 - Subvention à l'O.C.C.E. - coopérative scolaire du collège Sonia-Delaunay, 14-16, rue Euryale-Dehaynin (19e). - Montant : 3.000 F.
M. Gérard LEBAN, adjoint président. - Nous passons aux projets de délibération P 160, P 161 et P 169 concernant des subventions versées à différentes écoles.
Je donne la parole à l'orateur inscrit, Mme LE MOEL.
M. GOASGUEN répondra ensuite à l'intervenant.
Mme Maryse LE MOEL. - J'interviendrai sur les trois propositions de subventions qui nous sont faites.
Monsieur le Maire, mes chers collègues, une nouvelle fois nous faisons le constat d'une répartition injuste des subventions. Injuste quantitativement et injuste géographiquement.
Certes l'observation de ce mois ne préjuge pas de l'ensemble de la politique annuelle des subventions mais elle révèle des dysfonctionnements sur lesquels nous appelons votre attention.
Par exemple, à cette séance, toutes les associations de l'Est parisien, c'est-à-dire des 18, 19, et 20e arrondissements, recevront en tout 25.000 F, mais le 16ème, à lui seul, recevra 47.800 F.
Peut-on expliquer les raisons pour lesquelles les subventions aux O.C.C.E. sont systématiquement inférieures aux demandes, sans aucun discernement ni sur le public ni sur le projet ?
Par exemple dans la pétition P 161, l'école maternelle de la rue Saint Luc, dans le 18e, au coeur de la Goutte d'Or, demande une aide de 5.000 F pour un séjour à la mer pour 50 enfants, soit une aide de 100 F par enfant.
Pourquoi ne leur accorder que 3.000 F ?
Autre exemple, dans la pétition P 169, le collège Sonia Delaunay, du 19e, en Z.E.P., demande 7.500 F pour deux projets dont 6.000 F pour une action pédagogique, en faveur des élèves de 4e technologique, qui sont les élèves les plus défavorisés.
Pour les deux projets, il ne leur sera accordé que 3.000 F.
Pourquoi ne leur accorder que 3.000 F ?
C'est leur montrer beaucoup de mépris !
Au cours de la même séance cependant, il nous est demandé, dans la pétition P. 160, de voter une subvention de 5.000 F à une association d'étudiants de Dauphine pour une croisière en Méditerranée qui ne concernera tout au plus qu'une dizaine de jeunes. Je ferai remarquer que cette association ne participe elle-même qu'à hauteur de 5.000 F sur un budget prévisionnel de 115.060 F, dont la moitié finance la seule communication.
Notons par comparaison que, dans le cadre des subventions demandées par les O.C.C.E., enfants, parents, enseignants se mobilisent pour trouver des animations permettant de participer au financement de leurs projets.
C'est pour toutes ces raisons que nous continuerons à demander une répartition réfléchie et équitable des subventions aux associations.
Je vous remercie.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - M. GOASGUEN va répondre à Mme LE MOEL.
M. Claude GOASGUEN, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Je dois dire, Monsieur le Maire, que je ne m'attendais pas à cette question parce qu'elle a été ajoutée, mais c'est une question tellement intéressante que je vais prendre cinq minutes pour répondre à Madame.
En effet, elle est très significative sur le plan politique. Elle semble dire, à propos de quelques dossiers qui ne sont pas très importants, qu'au fond la Municipalité parisienne pratiquerait de l'ostracisme à l'égard de l'est au profit de l'ouest. Je reconnais là d'ailleurs ce goût traditionnel de la gauche pour la division très schématique.
Je vais m'efforcer d'y répondre. Puisque vous parlez d'addition, je vous soumettrai, à la prochaine séance, l'addition comparée des investissements de la Ville en ce qui concerne le scolaire dans les arrondissements dont vous parlez, et dans les arrondissements dont vous ne parlez pas. Et vous verrez, sans conteste, que la différence est écrasante entre ce que la Ville fait comme effort vers les arrondissements que vous pensez défavorisés par rapport à ceux que vous croyez favorisés.
Elle le fait d'ailleurs, je dois dire, parce qu'elle y est contrainte et parce que l'adjoint modeste que je suis n'a jamais pris, comme critères, les critères politiques, mais les critères sociaux, et qu'il y a des problèmes plus graves qui se posent dans certains arrondissements de l'est que dans d'autres arrondissements.
Par conséquent, tout ce que vous pouvez dire est sans fondement, mais je pense que c'est parce que vous êtes en climat électoral, donc je pardonne et j'amnistie...
M. Pierre SCHAPIRA. - M. MESMIN !
M. Claude GOASGUEN, adjoint, rapporteur. - Je ne vois pas très bien ce que M. MESMIN vient faire dans cette galère, si vous me le permettez ! Si M. MESMIN veut adhérer au P.S., je vous le donne volontiers...
(Mouvements divers sur les bancs de l'Assemblée).
... et avec M. DUMAIT en paquet cadeau si vous voulez...
(Mouvements divers sur les bancs de l'Assemblée).
... et Mme JUNOT aussi ! Mais, ne vous inquiétez pas pour cela, pensez plutôt à vos ouailles !
Je voudrais vous dire que votre intervention était à la limite quand même de l'accusation sans fondement parce qu'aller faire un procès à propos de dix étudiants de Dauphine qui participent à une croisière en Méditerranée, je vous signale que je peux vous sortir au moins vingt dossiers de ce genre dans l'année.
Je peux vous en sortir un autre dont vous pourriez parler, mais vous n'y avez pas pensé, c'est celui de quinze étudiants d'une école normale israélite que nous envoyons visiter les camps de concentration en Pologne. Cela coûte 30.000 F, c'est très cher, mais la symbolique ne vous aura pas échappé.
Par conséquent, essayez de considérer que les subventions associatives de la Ville ne sont pas faites dans le domaine scolaire, comme ailleurs, à la tête du client, en fonction de la géographie ou d'une quelconque appartenance politique, mais véritablement dans un souhait - qui est un souhait politique au sens le plus noble du terme - d'aide et d'assistance à la communauté éducative parisienne qui, à ma connaissance, ne souffre pas quand même de discrimination ni politique, ni sociale, ni économique.
Tout cela pour vous dire que ces accusations que vous avez l'air de porter sont tout à fait sans fondement, et je dirai même qu'elles sont un peu gênantes, mais sans doute la période dans laquelle nous vivrons pendant quelques semaines justifie-t-elle cette outrance de langage, et je vous pardonne. J'aurais bien voulu que ce que vous venez de dire, vous l'ayez dit en Commission parce que c'est normalement le lieu pour en discuter, mais malheureusement il n'y avait personne en Commission. Je regrette que vous n'ayez pas été là.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Paris-Libertés " et " Rassemblement pour Paris ").
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Merci, Monsieur GOASGUEN.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération P. 160.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe socialiste et apparentés s'étant abstenu, Mmes SILHOUETTE, BILLARD, SCHERER et M. BLET ayant voté contre. (1997, P. 160).
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération P. 161.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (1997, P. 161).
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération P. 169.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (1997, P. 169).