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Avril 1997
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37 - 1997, DPA 85 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer 2 marchés sur appel d'offres ou 2 marchés négociés, dans l'hypothèse où les appels d'offres seraient déclarés infructueux, en vue de la réalisation des travaux de création de classes, mise aux normes et grosses réparations aux écoles élémentaires, 20, rue Etienne-Marcel et 11, rue Vivienne (2e).

Débat/ Conseil municipal/ Avril 1997



M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DPA 85 donnant autorisation à M. le Maire de Paris de signer 2 marchés sur appel d'offres ou deux marchés négociés, dans l'hypothèse où les appels d'offres seraient déclarés infructueux, en vue de la réalisation des travaux de création de classes, mise aux normes et grosses réparations aux écoles élémentaires, 20, rue Etinenne-Marcel et 11, rue Vivienne.
La parole est à M. SCHAPIRA.
M. Pierre SCHAPIRA. - Monsieur le Maire, nous avions déjà évoqué la fermeture d'une école de la rue Montmartre, école maternelle dans le 2e arrondissement, et là, nous sommes conviés à discuter de l'autorisation de signer un marché pour appel d'offres. Les mesures envisagées pour remplacer l'école de la rue Montmartre entraînent un certain nombre de problèmes pour les enfants qui y sont scolarisés et pour leurs parents.
L'école Etienne-Marcel - je ne parlerai que de celle-là puisque trois classes iront à l'école Etienne-Marcel et trois autres à l'école Vivienne - devrait accueillir trois classes de l'école Montmartre. Or, cette école ne sera pas en mesure de réserver une cour aux enfants de l'école maternelle.
Etienne Marcel ne dispose pas de cour de récréation aménagée pour les classes maternelles notamment en ce qui concerne le revêtement spécifique et aucune adaptation ne semble prévue, la sécurité de ces enfants ne semble pas suffisamment prise en compte.
La seule solution envisagée est celle d'une récréation alternée. Or, elle risque fortement de nuire à la concentration des enfants les plus grands et de poser des problèmes de sécurité. La localisation du dortoir exposé au sud sur un axe de passage important de l'école perturbera les plus petits lorsque les plus grands entrent et sortent des classes. Cela paraît un peu rébarbatif, mais il suffit de visiter l'école pour comprendre comment les choses vont se disposer.
Aucune garantie d'autre part, n'a été donnée en ce qui concerne la cession d'une salle située au rez-de-chaussée de la Tour Jean-Sans-Peur qui devrait venir agrandir le préau couvert. Selon quelles modalités juridiques celle-ci doit-elle être transférée à l'école Etienne-Marcel au moins provisoirement, et qu'en est-il de l'éventuel aménagement pour un usage définitif, comme il en a été question lors des discussions entre la Mairie et les parents d'élèves et les enseignants, du sous-sol du côté de la rue Tiquetonne ?
Enfin, il faut souligner que du fait de leur transformation en salle de classe, les deux salles de la bibliothèque de l'école Etienne-Marcel vont disparaître. En fait, les enfants ne pourront plus disposer de l'équivalent de la salle de bibliothèque-vidéothèque qui existait rue Montmartre.
D'une manière plus générale, le regroupement des élèves va augmenter les effectifs des établissements et limiter leur capacité d'accueil. Comment, dès lors, respecter les engagements d'accueillir les enfants de moins de trois ans si les parents le souhaitent ?
C'est pourquoi, et nous l'avions déjà dit à l'époque, enfin à la dernière séance, la fermeture de l'école de la rue Montmartre, dont on voit bien tous les inconvénients, implique que soient reconsidérés les aménagements nécessaires à la sécurité et à la bonne scolarisation des enfants rue Etienne-Marcel. Je ne doute pas, Monsieur le Maire, que les affaires du 2e arrondissement vous intéressent beaucoup, qu'elles sont liées quelquefois à celles 16e, mais que vous aurez à coeur de nous y répondre très précisément.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Monsieur GOASGUEN, vous avez la parole.
M. Claude GOASGUEN, adjoint, au nom de la 4e Commission. - A part la dernière phrase qui est intéressante - dont je ne vois pas, d'ailleurs, à qui elle fait référence, mais je vais y réfléchir je vous assure - j'essaierai de répondre à une question qui concerne le 2e arrondissement qui, d'après ce que l'on m'a dit, vu du 16e, est pourtant un très bel arrondissement !
Dans le cadre des mesures envisagées pour remplacer l'école située 47, rue Montmartre, il est prévu d'ouvrir, vous l'avez dit, pour la rentrée scolaire de septembre 1997, trois classes enfantines dans l'école rue Etienne-Marcel, on en a déjà parlé au cours de la dernière séance. Cette école possède deux cours. L'une d'elle sera réservée aux enfants de maternelle et aux C.P. en alternance. Il est prévu d'y transférer un des deux jeux de cour de l'école Montmartre et d'en ajouter un nouveau avec un sol souple adapté à ces jeux.
Le choix de la localisation des dortoirs et autres salles de l'école a été, je vous le rappelle, laissé non pas à l'appréciation de la Ville, mais à l'appréciation de l'équipe pédagogique de l'école.
La salle du rez-de-chaussée de la Tour Jean-Sans-Peur pourra être mise à disposition des enfants dès la rentrée scolaire 1997 après divers travaux d'aménagement et de sécurité, sous réserve de l'accord de l'architecte en chef des Monuments historiques puisqu'il s'agit d'un édifice classé. L'équipe pédagogique, toujours elle, a choisi de regrouper dans une vaste salle la bibliothèque de l'école et le centre de documentation. Ces deux formes d'accès aux livres par les enfants suppose en effet des méthodes très différentes et un aménagement à partir des éléments mobiliers prévus afin de différencier harmonieusement les deux secteurs.
Par ailleurs, sont également prévues pendant l'été 1997, la création de deux couloirs dans le bâtiment central, la réalisation de divers travaux de sécurité tels que la mise en place de portes coupe-feu et leur asservissement, ces mesures rendant l'établissement conforme aux normes actuelles de sécurité.
En ce qui concerne les effectifs - et nous travaillons de ce point de vue, bien entendu, avec les services académiques - les écoles du 2e arrondissement ont la capacité d'accueillir 23 classes, soit un effectif par classe de 24,4 élèves, ce qui, je vous le rappelle mon cher collègue, est inférieur à la moyenne parisienne des écoles situées en Z.E.P., qui était de 25 élèves. Elles ont enregistré une baisse de 11,3 % de leurs effectifs depuis 1993.
Par ailleurs, 31 élèves de moins de trois ans sont scolarisés, soit 16,6 % des effectifs de petite section, la moyenne parisienne étant de 7,1.
La redéfinition des périmètres scolaires a fait l'objet d'une analyse en concertation avec les mairies des 1er et 2e arrondissements, et l'inspecteur de l'Education nationale. Elle s'est attachée à maintenir un équilibre entre les écoles du 2e arrondissement et à répartir les enfants selon des critères géographiques qui tiennent compte des trajets à effectuer par les élèves.
De plus, pour ajouter à votre information, que j'espère assez complète, mais je suis prêt à vous en donner davantage au cours des séances qui viennent, une zone commune est créée entre la maternelle Dussoubs et l'élémentaire Etienne-Marcel, afin de laisser la plus grande souplesse aux familles.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Merci, Monsieur GOASGUEN.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 85.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes socialiste et apparentés et communiste s'étant abstenus. (1997, DPA 85).