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Septembre 1997
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Conseil Municipal
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99- QOC 97-332 Question de MM. Henri MALBERG, Jean WLOS, Michel TUROMAN, Mme Mireille MARCHIONI et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris relative au stationnement de cars de tourisme boulevards de Clichy et de Rochechouart (9e et 18e).

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de MM. Henri MALBERG, Jean WLOS, Michel TUROMAN et Mme Mireille MARCHIONI à M. le Maire de Paris est relative au stationnement de cars de tourisme boulevards de Clichy et de Rochechouart (9e et 18e).
En voici les termes :
" Les riverains des boulevards de Clichy et de Rochechouart (9e-18e) sont mobilisés depuis plusieurs mois pour que soit interdit le stationnement des cars de tourisme le long de ces artères et que des aires de stationnement soient aménagées aux portes de Paris.
Un collectif de riverains s'est constitué. Il a organisé de nombreux rassemblements et recueilli des milliers de pétitions.
Les habitants sont porteurs de propositions visant à une amélioration de la qualité de la vie dans ce quartier et des conditions de visite pour les touristes.
Une réunion semble s'être tenue, à laquelle étaient représentées la Ville de Paris et la Préfecture de police, sans que les riverains n'y aient été associés de quelque façon que ce soit. Or, dans cette affaire comme dans toutes celles touchant à la vie des Parisiens, il est indispensable que l'ensemble des parties concernées puissent échanger leur point de vue.
C'est la raison pour laquelle MM. Henri MALBERG, Jean WLOS, Michel TUROMAN, Mme Mireille MARCHIONI et les membres du groupe communiste demandent une nouvelle fois à M. le Maire de Paris que soit organisée une table ronde réunissant des représentants de la Ville de Paris, des mairies des 9e et 18e arrondissements, de la Préfecture de police, de la R.A.T.P., des riverains et des associations du quartier. "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, adjoint.
Dans le cadre de la nouvelle politique des déplacements exposée en séance du Conseil de Paris du 25 novembre 1996, un certain nombre d'orientations visant à limiter très sensiblement les nuisances générées par la circulation et le stationnement abusif des autocars, de façon à préserver la qualité de vie des Parisiens, tout en maintenant l'activité commerciale liée aux déplacements touristiques, ont été décidées.
La maîtrise du stationnement des autocars constitue un élément essentiel de ces orientations. C'est la raison pour laquelle une délibération visant à étendre le principe du stationnement payant sur voie publique pour les autocars sera présentée au Conseil de Paris.
La réglementation correspondante, qui limite à 2 heures au plus le stationnement des autocars sur un même emplacement, s'appliquera sur l'ensemble du territoire parisien sur des sites où une inadéquation entre l'offre et la demande sera constatée. Ce dispositif, instauré ponctuellement depuis 1993 aux abords des sites touristiques particulièrement visités tels que la place de la Concorde, la Tour-Eiffel et l'Hôtel des Invalides, a montré son efficacité.
Une première application de cette mesure permettra de traiter rapidement le problème posé par le stationnement des autocars sur les boulevards de Clichy et de Rochechouart (9e et 18e) sur lesquels une centaine de places sont actuellement réservées gratuitement à leur usage exclusif.
Cette situation n'est pas satisfaisante puisqu'elle offre à de nombreux autocars la possibilité d'un stationnement de longue durée, situation qui, outre les nuisances qu'elle engendre, limite de fait l'accès aux emplacements nécessaires pour les autocars en attente des touristes visitant le site de Montmartre.
Pour y remédier, le nombre des emplacements affectés au stationnement des autocars serait ramené à 50 et rendus payants, disposition qui permettrait par ailleurs de restituer quelques 150 places au stationnement des véhicules légers. La vacuité des emplacements réservés aux autocars étant de ce fait mieux assurée, le stationnement sur les deux boulevards sera donc de moyenne durée, ce qui correspond aux besoins des autocars assurant la visite de la Butte-Montmartre, dont l'accès leur sera en permanence interdit.
Ces dispositions ont été effectivement examinées au plan strictement technique lors d'une réunion tenue à la Préfecture de police en juin 1997, et ont été récemment présentées lors d'une réunion de concertation le 17 septembre 1997 à laquelle les élus des arrondissements concernés, les responsables des associations de riverains, de la Préfecture de police et de la R.A.T.P. étaient conviés.
S'agissant du remisage des cars sur des aires de stationnement aménagées aux portes de Paris, l'examen de ce dossier est en cours. Il convient toutefois de signaler que pour le stationnement de longue durée, les autocaristes ont d'ores et déjà la possibilité d'utiliser les ouvrages mis à leur disposition gratuitement (Porte-de-la-Villette, boulevard Pershing, etc.) ou en payant (parcs de Bercy, du Louvre et Beaubourg).