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Septembre 1997
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Conseil Municipal
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126- QOC 97-281 Question de MM. Alain DUMAIT et Georges MESMIN, élus indépendants, à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police relative au dispositif de sécurité installé sous le pont de l'Alma.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à la question suivante de MM. Alain DUMAIT et Georges MESMIN relative au dispositif de sécurité installé sous le pont de l'Alma.
Elle est ainsi rédigée :
" A l'occasion de l'accident qui a coûté la vie à 3 personnes, dont la Princesse de Galles, le dimanche 31 août, il a été souligné que le poteau, qui d'ailleurs ne semble pas avoir été endommagé, contre lequel la voiture s'est fracassée n'était protégé par aucun dispositif de type " rail de sécurité ". Dans une déclaration à la presse, M. le Préfet de police a indiqué qu'un tel équipement était de la responsabilité de la Ville de Paris et de son Maire.
MM. Alain DUMAIT et Georges MESMIN demandent donc à M. le Maire de Paris s'il envisage un tel équipement et à M. le Préfet de police, si, à son avis, l'issue de cet accident aurait pu être modifié par la présence d'un tel dispositif. "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, adjoint.
A la suite de l'accident de circulation au cours duquel la princesse de Galles est décédée, il a été demandé au Maire de Paris s'il envisageait de faire procéder à la pose de " rails de sécurité " devant les poteaux du souterrain de la place de l'Alma.
Il faut rappeler que le tronçon de voirie sur lequel l'accident s'est produit n'est en aucun cas une section de voie rapide. L'ouvrage de la place de l'Alma est un passage dénivelé urbain assurant la continuité de la circulation entre le cours Albert 1er et le quai de New-York, qui sont des voies sur lesquelles la vitesse est limitée à 50 kilomètres par heure, ainsi d'ailleurs que dans le souterrain lui même.
Ce passage dénivelé, ainsi que les autres souterrains dans Paris, ne présente pas de caractère particulièrement dangereux s'il est abordé à la vitesse normale de circulation en ville.
La voirie urbaine n'est pas conçue pour permettre des vitesses élevées, qui mettent en danger, non seulement le conducteur et les passagers du véhicule mais aussi les autres usagers et riverains de la voie.
Pour dissuader ces excès de vitesse, il est recherché, tant pour la conception de la chaussée que pour les équipements qui la bordent, à affirmer le caractère urbain de la voirie.
La pose de glissières de sécurité le long de la chaussée va à l'encontre de ce principe. En effet, cet équipement est inconsciemment associé, dans l'esprit des automobilistes, à la notion de voie rapide. La pose d'un tel matériel entraîne donc un phénomène pernicieux d'augmentation de la vitesse de circulation par assimilation trompeuse de la voie concernée avec une voie rapide, ce qui va à l'encontre des objectifs de la sécurité routière. La pose de glissière de sécurité, non obligatoire, dans ce type d'ouvrage urbain est donc limitée au maximum pour éviter la généralisation de ce comportement potentiellement dangereux de la part des automobilistes.
La parole est à M. le Préfet de police.
M. LE PRÉFET DE POLICE. - Le tunnel de l'Alma est une voie urbaine faisant partie du domaine public de la Ville de Paris, qui a seule compétence pour en assurer l'entretien et pour décider des éventuels aménagements de sécurité qui lui paraîtraient nécessaires.
La vitesse y est limitée à 50 kilomètres par heure.
Comme vous le savez, le Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Paris a ouvert une information judiciaire en vue de déterminer les causes du tragique accident de la circulation dans lequel la Princesse de Galles, M. EL FAYED et leur chauffeur ont trouvé la mort, le 31 août dernier.
Deux juges d'instruction ont été chargés de l'enquête, qui est confiée à la Brigade criminelle de la Direction de la Police judiciaire de la Préfecture de police.
Dans ces conditions, il semble prématuré de se prononcer sur la question posée tant que les conclusions de l'enquête judiciaire en cours relatives aux circonstances précises de l'accident du 31 août n'auront pas été rendues publiques.