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Septembre 1997
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57- 1997, DPA 179 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché de travaux sur appel d'offres pour la création d'une section intégrée et la réalisation de travaux de peinture et de réfection des sols à la crèche, 241, rue La Fayette (10e).

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Il nous reste à examiner le projet de délibération DPA 179, sur la création d'une section intégrée et la réalisation de travaux à la crèche 241, rue La Fayette.
Monsieur BRAVO, vous avez la parole.
M. Jacques BRAVO. - Monsieur le Maire, j'interviens au nom de Mme TROSTIANSKY qui, à une heure pareille, doit s'occuper de ses jeunes enfants. Nous avions bien vu qu'il y avait des projets présentés sur la petite enfance à Paris et nous sommes naturellement favorables à la construction de structures de garde d'enfants, car nous connaissons l'écart qui existe entre l'offre et la demande et combien le besoin est grand.
L'ensemble des dépenses présentées aujourd'hui à ce Conseil dépasse les 20 millions de francs alors que le Contrat-Enfance 1997-2001 n'a, à aucun moment, recensé la demande globale et défini les priorités.
Le bilan du Contrat-Enfance pour la période 1991-1996, promis pour le début d'année, n'a toujours pas été présenté.
Dans le 10e arrondissement, la Ville de Paris n'a jamais pris en compte l'évolution démographique, avec le rajeunissement de sa population et les besoins en structures de garde. La gestion de la pénurie de la seule halte-garderie publique est difficile à mener ; après l'inscription, les habitants du 10e arrondissement doivent compter dix-huit mois d'attente.
A cela s'ajoute un retard considérable dans les projets en cours : les travaux de construction et de rénovation entrepris à la crèche des Récollets et à la halte-garderie devaient être achevés pour la rentrée de septembre 1997 : la crèche n'ouvrira peut-être même pas ses portes pour septembre 1998. Ce sont 200 familles qui sont concernées par ce retard. Cela présente un caractère catastrophique.
Pour me résumer, la Ville de Paris a fait preuve dans ce domaine d'une carence exceptionnelle car elle n'a pas anticipé l'évolution démographique, et de plus la lenteur et l'opacité de ses décisions n'ont fait qu'accentuer le retard pris.
Par conséquent, tout en votant pour cette délibération, nous souhaitons une transparence qui n'existe pas aujourd'hui sur ce dossier et sur la localisation des futures opérations dans les arrondissements.
Merci de votre attention.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Monsieur BRAVO, vous avez indiqué votre vote favorable et je vous en remercie.
La parole est à Mme Marie-Thérèse HERMANGE.
Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint, au nom de la 5e Commission. - Comme l'indique l'article 2 du Contrat Enfance pour la période 1997-2001, cet engagement réciproque de la Ville de Paris et la Caisse d'Allocations Familiales repose sur le constat que les besoins en accueil permanent des jeunes enfants parisiens ne sont pas encore comblés dans leur totalité malgré l'effort sans précédent engagé par la Municipalité parisienne.
De 5.900 en 1997, le nombre d'enfants accueillis en structures collectives est passé de 20.500 au 1er octobre 1996, soit un quasi quadruplement en vingt ans.
L'avenant de clôture du Contrat Enfance 1992-1996 confirmera ces résultats. Il sera présenté à la fin de l'année au Conseil de Paris, puisque l'ensemble des comptes des associations gérant des établissements de garde est désormais parvenu à la D.A.S.E.S.
Le 10e arrondissement a bénéficié également de la politique ambitieuse de la Municipalité en faveur des établissements de garde.
Sans remonter dans le temps, on relève qu'en fin 1995 s'est ouverte la crèche collective de 22 inscrits au 26 impasse Sainte-Marthe.
Dans un proche avenir, à la mi-1998, un nouveau jardin maternel situé 21 rue du Buisson-Saint-Louis accueillera 25 enfants.
La restructuration de la crèche située 41, rue Lucien-Sampaix avec extension de capacité de 15 berceaux est à l'étude.
S'agissant de la reconstruction de la halte-garderie et de la crèche avec augmentation de sa capacité de 15 berceaux, les difficultés rencontrées dans le déroulement du chantier ont conduit à faire appel à un expert judiciaire avec missions de permettre la reprise des travaux et la livraison du nouvel équipement dans les meilleurs délais.
Je reste attentive à la situation du 10e arrondissement et veille particulièrement à ce que la Ville saisisse l'opportunité de la présence de locaux libres.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 179.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (1997, DPA 179).