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Septembre 1997
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Conseil Municipal
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88- QOC 97-290 Question de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris au sujet de la réalisation du jardin " James-Joyce " dans la Z.A.C. " Paris-Rive gauche " (13e).

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1997



QOC 97-296 Question de Mme Laure SCHNEITER, élue du Mouvement écologiste indépendant, à M. le Maire de Paris au sujet du jardin James-Joyce (13e).
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Les questions suivantes de M. Georges SARRE et de Mme Laure SCHNEITER à M. le Maire de Paris concernent la réalisation du jardin " James-Joyce " dans la Z.A.C. " Paris-Rive gauche " (13e).
Je vous donne lecture de la question posée par M. SARRE :
" Le jardin James-Joyce, qui doit être réalisé dans la Z.A.C. " Paris-Rive gauche " (13e), selon le plan d'aménagement et le programme des équipements adoptés au cours de la séance du Conseil de Paris du 7 juillet 1997, appelle une série de critiques reposant d'une façon générale sur la surdensification engagée dans ce secteur de la Capitale.
Il apparaît, en effet, que ce projet d'aménagement de jardin est inadapté et ne répond pas aux besoins en espaces verts du quartier. Il est ainsi prévu sur une surface totale de près de 9.100 mètres carrés, de réserver en espaces bétonnés et supportant des jardinières autour de la place, près de 4.500 mètres carrés. Par ailleurs, dans la partie centrale du jardin, une chapelle doit occuper une parcelle de 430 mètres carrés. Le square central, ainsi réduit à 3.650 mètres carrés, enserré dans une grille de 2 mètres de haut, accueillera le long d'allées dallées, 50 bancs publics. Il ne restera de ce fait qu'une pelouse centrale de près de 700 mètres carrés (24 mètres x 30 mètres), plantée d'arbres et une aire de jeux pour les enfants de 250 mètres carrés seulement.
Ce projet de jardin étriqué et " minéral " revêt un caractère à la fois particulier et important, dans la mesure où il est le premier espace vert devant être aménagé dans la Z.A.C. " Paris-Rive gauche ".
C'est pourquoi M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent à M. le Maire de Paris que ce projet du jardin James-Joyce soit inscrit à l'ordre du jour du Comité permanent de concertation de la Z.A.C. " Paris-Rive gauche " et soumis dans les meilleurs délais à l'appréciation et aux suggestions des habitants du quartier, notamment au cours des prochaines réunions publiques d'information.
Ils souhaitent que ce projet soit revu dans son ensemble de façon à ce que l'espace public en question offre une superficie maximale en espace vert, en étudiant la possibilité d'un déplacement de la chapelle, et que soient aménagées des aires de jeux ou de détente d'une superficie adaptée et raisonnable pour les enfants et les jeunes. En tout état de cause, ce projet doit faire l'objet d'une attention particulière, d'un travail exemplaire de concertation et, à partir de cette démarche, être totalement reconsidéré. "
Je vous donne lecture de celle posée par Mme SCHNEITER :
" Le Conseil de Paris a approuvé le 9 juin dernier l'aménagement du jardin James-Joyce (13e). Mme Laure SCHNEITER avait regretté, à cette occasion, le manque d'imagination du projet et la curieuse conception de la nature qu'il proposait.
Depuis, les associations, dont l'" A.D.A. 13 ", se sont émues de ce projet inapproprié d'un jardin qui ne remplira pas ses fonctions de jardin.
Mme Laure SCHNEITER demande à M. le Maire de Paris d'inscrire d'urgence le projet James-Joyce à l'ordre du jour du Comité permanent de concertation de " Paris-Rive gauche " et de le soumettre, lors de la réunion publique d'information prévue le 1er octobre prochain, à l'appréciation et aux suggestions des habitants du quartier.
Elle demande, en outre, à M. le Maire de Paris de prendre en compte les remarques qui seront faites lors de ces réunions avant de figer ce projet qui, visiblement, en l'état, ne satisfait que l'aménageur mais non la population. "
Je vous donne la réponse au lieu et place de Mme Anne-Marie COUDERC, adjoint.
Les affirmations avancées ne correspondent pas à la réalité du projet. La réalisation du jardin James-Joyce était prévue dans le cadre du Plan d'aménagement de zone de la Z.A.C. " Paris-Rive gauche " approuvé en juillet 1991 qui précise " le jardin situé dans le secteur compris entre le boulevard Vincent-Auriol et la Bibliothèque de France aura une surface minimale de 3.500 mètres carrés ".
Il convient de rappeler tout d'abord que le coeur du secteur situé au Nord-Ouest de la Bibliothèque nationale de France est composé d'une part d'un jardin public d'une surface de 3.650 mètres carrés et d'autre part d'espaces publics qui l'entourent. L'aménagement de ce coeur de quartier, conçu par l'équipe de paysagistes M. DESVIGNE et Ch. DALNOKY, consiste à proposer de réserver en priorité aux habitants et aux usagers du quartier la fréquentation de cet espace central. A cette fin, il n'y a pas de circulation de voitures à l'exception d'une voie de dépose et livraison devant l'école ; la desserte des parcs de stationnement des immeubles se faisant à partir des rues périphériques ou de petites rues de bouclage ne traversant pas le quartier.
Afin d'augmenter les surfaces d'espaces verts en dehors du jardin, il est prévu d'implanter sur ces espaces publics en coeur de quartier de nombreux massifs arbustifs (qui représentent 1.500 mètres carrés environ) et de planter une centaine d'arbres. Ces massifs implantés sur les espaces publics compléteront les 3.650 mètres carrés d'espace vert proprement dit.
L'ensemble de ce dispositif répond aux objectifs d'aménagement des espaces publics de ce quartier, à savoir :
- agrandir visuellement le jardin ;
- traiter comme un grand espace paysager le coeur de ce quartier ;
- assurer une large végétalisation afin d'offrir dans le quartier un coeur de verdure dès les premiers mois de l'ouverture du jardin ;
- créer une zone de calme autour du jardin en limitant la circulation automobile à la seule desserte de l'école et en reportant les accès aux parkings des immeubles et au parking public Jean-Vilar à la périphérie ;
- suivre le nivellement général afin de garder la pente naturelle vers la Seine.
Le projet du jardin public s'appuie sur plusieurs dispositions : des allées et des massifs arbustifs, des arbres fruitiers ornementaux très denses, et de grands arbres formant, sans tenir compte des limites du jardin, un couvert végétal qui donne son unité à l'ensemble du coeur d'îlot. Leur implantation, aléatoire et naturelle, contraste avec l'organisation générale des massifs arbustifs. Il ne s'agit donc pas d'un jardin " étriqué ".
Il ne s'agit pas non plus d'un jardin " minéral " puisque les allées piétonnes et l'aire de jeux ne représentent qu'environ 27 % de la surface totale du jardin. A titre de comparaison, cette proportion est généralement inférieure à 30 % pour les jardins à Paris. Par ailleurs, la grande allée située dans la continuité de la chapelle, d'une surface de 200 mètres carrés environ, sera traitée en pavé à joint engazonné. En outre, il faut rappeler que le jardin sera largement boisé (74 arbres) ainsi que les espaces publics alentours (une centaine).
Les allées mènent à une grande pelouse centrale de 730 mètres carrés accessible au public. Le jardin sera clos par une grille de 2 mètres de hauteur qui correspond à la hauteur habituellement retenue pour les jardins à Paris.
Le programme prévoit, à l'intérieur du jardin, séparés par d'épais massifs, des espaces de jeux d'enfants (300 mètres carrés et non pas 250 mètres carrés) et des espaces plus calmes ou de promenade. Un kiosque de garde sera implanté dans l'enceinte du jardin.
S'agissant de la chapelle, son implantation à l'angle sud-ouest du jardin face à la place Jean-Vilar, sa faible volumétrie et son architecture permettent une bonne insertion dans le coeur du quartier.
Par ailleurs, la création et le programme du jardin ont été approuvés par le Conseil d'arrondissement le 28 janvier 1997 conformément à l'article 10 de la loi P.M.L.
La S.E.M.A.P.A. a adressé le 6 juin 1997 aux associations et personnes qualifiées, membres du Comité permanent de concertation, un document d'information sur le projet d'aménagement de ce jardin. Ce projet avait déjà fait l'objet d'une présentation dans les publications de la S.E.M.A.P.A. - Chroniques juin 1995, et le journal de Paris-Rive gauche - mars 1997, tous deux largement diffusés.
L'appel d'offres pour les travaux du jardin a fait l'objet d'une délibération du Conseil de Paris en sa séance du 9 juin 1997.
Le calendrier de cet aménagement prévoit un démarrage des travaux au mois d'octobre, pour permettre des plantations pendant la période de repos végétatif, en vue d'une ouverture au public au mois de septembre 1998. A cet égard, il faut souligner qu'une révision d'ensemble du projet retarderait de plusieurs mois la livraison de cet équipement public qui doit accompagner la livraison de 440 logements, dont une grande partie est déjà réalisée, et d'une école.