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Septembre 1997
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Conseil Municipal
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72- QOC 97-302 Question de M. Jean-Pierre BURRIEZ et des membres du groupe " Paris-Libertés " à M. le Préfet de police concernant le nombre de fonctionnaires de Sécurité publique et de Police judiciaire en poste dans chaque arrondissement de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de M. Jean-Pierre BURRIEZ à M. le Préfet de police concerne le nombre de fonctionnaires de Sécurité publique et de Police judiciaire en poste dans chaque arrondissement de Paris.
Elle est ainsi rédigée :
" M. Jean-Pierre-BURRIEZ et les membres du groupe " Paris-Libertés " demandent à M. le Préfet de police de bien vouloir leur indiquer le nombre de fonctionnaires de Sécurité publique et de Police judiciaire en poste au 1er septembre 1997 dans chaque arrondissement de Paris. "
La parole est à M. le Préfet de police.
M. LE PRÉFET DE POLICE. - Vous avez souhaité connaître le nombre de fonctionnaires de la Sécurité publique et de la Police judiciaire en poste dans chaque arrondissement de la Capitale, au 1er septembre 1997.
Vous voudrez bien trouver dans les deux tableaux qui vous ont été communiqués les renseignements demandés.
Cette question revenant de façon régulière, il m'apparaît nécessaire de rappeler que les moyens mis à la disposition de la Préfecture de police pour assurer la sécurité des Parisiens et de tous ceux qui séjournent ou travaillent dans la Capitale doivent s'apprécier dans leur globalité et non dans leur affectation locale.
Pour ne parler que des directions actives de police - Sécurité publique, Police judiciaire, Renseignements généraux, Services techniques, notamment -, c'est cette gestion globale qui permet une meilleure répartition des moyens dans l'espace et dans le temps, en fonction des besoins et des urgences.
C'est cette souplesse qui fait la force de la Police parisienne et c'est elle qui lui confère une exceptionnelle capacité de mobilisation pour faire face à tout événement.
Les fonctionnaires de la Préfecture de police, qu'ils appartiennent à la Sécurité publique ou à la Police judiciaire, sont avant tout les policiers de la Capitale, avant d'être ceux de tel ou tel arrondissement.
D'ailleurs, pour la police en tenue, seule la moitié de l'effectif est affectée dans les services locaux, le reste de l'effectif étant, précisément, affecté à l'ensemble de Paris.
C'est pourquoi la présentation de moyens par arrondissement que vous me demandez, et qui fait abstraction de l'organisation d'ensemble de la Préfecture de police, ne peut que donner une vision très partielle et donc très réductrice de ses moyens et de ses capacités d'intervention.
Ainsi, les personnels locaux de la Sécurité publique se trouvent en permanence renforcés par les fonctionnaires des services centraux parmi lesquels la Sous-Direction de la Circulation et de la Police de proximité : 1.082 agents, les compagnies d'intervention : 995, la Brigade anti criminalité de nuit : 220 ainsi que par les Brigades anti criminalité de jour mises en place dans chaque district.
Il faut également noter le rôle non négligeable des 353 fonctionnaires du Service de Protection et de Sécurité du métropolitain.
J'ajoute que l'action conduite par les fonctionnaires de la Préfecture de police, qu'ils soient affectés dans les services centraux ou dans les arrondissements, se trouve largement complétée et soutenue par des forces mobiles de gendarmerie et des compagnies républicaines de sécurité, qui sont mises à ma disposition par le Ministre de l'Intérieur - lorsqu'elles ne sont pas mobilisées par des opérations de maintien de l'ordre - afin, précisément, de renforcer l'action policière dans tout secteur de la Capitale où ces renforts s'avèrent nécessaires et chaque fois que leur présence est requise.
Du 1er janvier au 31 août 1997, le nombre d'unités mobiles ayant participé à la sécurisation de la Capitale est de 720 compagnies républicaines de sécurité et de 890 escadrons de gendarmerie, soit un total de 124.350 hommes.
En ce qui concerne les effectifs locaux de la Direction de la Police judiciaire, ils sont également - est-il besoin de le rappeler - soutenus en permanence par les personnels des Brigades centrales, notamment la Brigade criminelle, la Brigade des stupéfiants, la Brigade de répression du proxénétisme, la Brigade de recherche et d'intervention, la Brigade de protection des mineurs et la Brigade de répression du banditisme, qui opèrent sur l'ensemble de la Capitale.
Il convient également de souligner le caractère tout relatif d'une " photographie " des effectifs à un instant donné.
Compte tenu du rythme de sortie d'école des promotions de fonctionnaires et des mutations, ces effectifs évoluent en permanence tout au long de l'année.
Enfin, je rappellerai que dans le cadre de la mise en place du plan " Emplois-jeunes ", la police nationale va recevoir le renfort de 20.000 emplois d'adjoints de sécurité.
A ce titre, plusieurs centaines d'adjoints de sécurité seront affectés à la Préfecture de police dans les prochains mois, et seront répartis dans les arrondissements en fonction des spécificités de chacun d'eux.