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Septembre 1997
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Conseil Municipal
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45- 1997, DVD 61 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres ou un marché négocié, en cas d'appel d'offres infructueux, pour la réalisation des travaux de maintenance des équipements de recueil d'informations et de données de trafic du boulevard périphérique, des équipements de vidéo-surveillance du trafic rattachés aux postes centraux d'exploitation et des équipements assurant la continuité des transmissions radiophoniques de sécurité dans les passages souterrains.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1997



M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Mes chers collègues, nous passons maintenant à l'examen du projet de délibération DVD 61 donnant autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres ou un marché négocié, en cas d'appel d'offres infructueux, pour la réalisation des travaux de maintenance des équipements de recueil d'informations et de données de trafic du boulevard périphérique.
Je donne la parole à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Merci, Monsieur le Maire.
Dès la fin 1978, une grande idée nouvelle, exposée pour la première fois au Conseil de Paris le 18 décembre, fut la régulation automatique de la circulation par un super-cerveau central, " des coordinateurs de zone ", " des contrôleurs de carrefours " et " des horloges de synchronisation ". Cet ensemble électronique " le plus perfectionné du monde " selon le Maire-adjoint responsable de la circulation devait conduire " à la diminution globale des temps de parcours de 10 % ". Le coût du projet était estimé à 100 millions de francs, son délai de réalisation entre cinq et huit ans. Il était prévu que lorsqu'il y aurait fluidité du trafic, la vitesse de circulation serait d'environ 30 km/h, ce qui était effectivement un progrès et arriva les premiers jours à certaines heures creuses et sur certains grands axes.
Mais, les nouvelles se propageant rapidement, des milliers d'autos qui s'étaient arrêté de rouler, se remirent dans le circuit. Bientôt on ne parla plus de 10 %, mais de 6, 5, 4 %... Aujourd'hui, ce système de régulation, quand la circulation se fluidifie un peu, n'a eu comme résultat que d'accroître la circulation.
Vous pouvez continuer longtemps comme cela à chercher la fuite dans l'électronique ; vous pouvez continuer à vous lamenter sur l'indiscipline des automobilistes ou déplorer " l'individualisme " des Parisiens, pousser régulièrement quelques sanglots sur la voie express rive gauche qui aurait tout résolu, mais surtout ne prendre aucun risque de nature à mécontenter une partie de l'électorat ! Vous pouvez vous en remettre (et c'est ce qui se passe) à l'autorégulation par les automobilistes eux-mêmes, qui permet de rester perpétuellement à la limite de l'asphyxie sans jamais y tomber complètement.
L'autre attitude est de dire : Paris est massacré par la voiture. Il faut réagir et refuser toute démagogie : si la place de la voiture doit être autoritairement réduite pour que l'on se déplace bien, qu'elle le soit. Si elle est une gêne pour les autres modes de déplacement dans un certain nombre de rues et même d'avenues, qu'elle n'y passe plus ! S'il faut reprendre des milliers de places de stationnement pour opérer une reconquête de l'espace, faisons-le sans regret.
Vous n'en prenez pas le chemin en privilégiant vos systèmes de régulation avec " SURF 2000 " ou le système " IPER ". Vous devez prendre conscience que vous n'avez pas été élu par des automobilistes mais par des citoyens qui sont aussi des piétons, qui aspirent, comme tout le monde, à une certaine qualité de vie et de déplacements.
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Merci, Madame SCHNEITER.
Monsieur PLASAIT, vous avez la parole.
M. Bernard PLASAIT, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Monsieur le Maire, c'est un feuilleton commencé il y a un moment qui continue. Mme SCHNEITER en est au chapitre... et elle nous explique ce qu'il convient de faire, sans tenir compte que très précisément le Maire de Paris dans sa communication sur les déplacements, a indiqué que c'était en agissant sur une panoplie de leviers que nous pouvions, peu à peu, améliorer les conditions de circulation à Paris.
Parmi ces moyens de mieux faire écouler le trafic, d'assurer la fluidité donc de lutter aussi contre la pollution, il y a le bon fonctionnement du boulevard périphérique avec, notamment, des panneaux à messages variables qui, en effet, tranquillisent les usagers du périphérique.
Et ce que Mme SCHNEITER propose, c'est de supprimer ces moyens de rassurer, de tranquilliser les usagers du périphérique et donc de recréer sur celui-ci de gigantesques bouchons.
Je ne crois pas que ce soit la solution. Je ne crois pas que ce serait apprécié des milliers d'automobilistes qui, chaque jour, empruntent ce corridor. Par ailleurs, je voudrais rappeler à Mme SCHNEITER qu'il s'agit là, tout simplement, d'un contrat de maintenance visant non pas à augmenter le système mais à le faire fonctionner.
M. Michel BULTÉ, adjoint, président. - Merci, Monsieur PLASAIT.
Je vais mettre aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 61.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe socialiste et apparentés et M. REVEAU s'étant abstenus, Mme SCHNEITER ayant voté contre. (1997, DVD 61).