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Septembre 1997
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19- 1997, DAUC 103 - Réaménagement de l'emprise municipale sise 20 à 38, rue Edouard-Pailleron (19e). - Bilan de la concertation. - Autorisation à M. le Maire de Paris de déposer une demande de permis de démolir concernant la piscine et la patinoire situées 30, rue Edouard-Pailleron (19e).

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1997



M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DAUC 103, concernant le réaménagement de l'emprise municipale sise 20 à 38 rue Edouard Pailleron dans le 19e.
Je donne la parole aux 5 orateurs inscrits. je vous demande d'être le plus concis possible.
La parole est à Mme STIEVENARD.
Mme Gisèle STIEVENARD. - Monsieur le Maire, le réaménagement de l'emprise municipale 20 à 38 rue Edouard Pailleron dans le 19e a fait l'objet de multiples débats depuis au moins six ans.
Nous avons regretté en son temps la fermeture de la piscine puis de la patinoire, car la Ville n'a pas entretenu les bâtiments, comme il convenait et ils se sont depuis lors fortement dégradés. Très tôt pourtant les élus de gauche de l'arrondissement et des associations de quartiers se sont mobilisés en faveur de la réhabilitation de ces équipements, très fréquentés par les habitants du 19e et de nombreux parisiens.
Cette solution présentait deux avantages, la préservation de l'architecture Art Déco de la piscine construite en 1933 par l'architecte Pollet, curieusement ce qui a été possible pour la piscine Pontoise dans le 5e arrondissement a été jugé par la Ville inopportun dans le 19e arrondissement.
Deuxième avantage : un coût nettement moindre pour les finances de la Ville attesté par une étude réalisée par un organisme digne de foi aboutissant à des chiffres qui démentent fortement ceux annoncés dans le projet de délibération dont nous sommes saisis.
En réalité, on peut penser que la Ville avait arrêté ses choix, dès le départ, même si les difficultés financières auxquelles elle est confrontée, ont retardé cette opération. Nos efforts n'ont toutefois pas été vains car nous sommes parvenus à ce que la Ville renonce à construire des logements de standing à l'emplacement actuel de l'école rue Jean-Menans qui autrement aurait cruellement fait défaut au quartier pour cette rentrée scolaire. Au stade actuel, les élus socialistes et apparentés voteront favorablement sur ce dossier, car l'arrondissement a absolument besoin de la réouverture rapide de la piscine et de la patinoire mais nous demandons à ce qu'il soit expressément tenu compte des observations que je vais maintenant formuler.
Je les avais reprises dans un voeu, mais vous n'avez pas souhaité que ce voeu soit soumis en séance, ce que je regrette.
Ces observations ont fait l'objet d'interventions et d'un voeu adopté à l'unanimité lors de notre Conseil d'arrondissement du 15 septembre dernier.
Ma première observation est tout d'abord que nous tenons à ce que les nouveaux équipements conservent leur vocation de proximité, et soient largement ouverts aux habitants, au public scolaire et aux associations sportives de l'arrondissement.
Pour cela, les prix pratiqués devront être très abordables, ce qui plaide en faveur d'une gestion directe par la Ville. Et nous souhaitons sur ce point un engagement ferme du Maire de Paris.
Deuxièmement, nous demandons des garanties sérieuses et contrôlées sur la qualité de l'isolation phonique des bâtiments.
Troisièmement, nous sommes attachés au maintien des 11 terrains de sports existant dans cet environnement et à la préservation du pavillon des gardiens, de la maison des combattants, et de l'ensemble de la végétation dans le périmètre.
Concernant la piscine, nous souhaitons qu'à tout le moins soit conservé l'élément architectural de façade comme cela se fait pour d'autres opérations.
Quatrièmement, nous sommes inquiets des 1.200 places de tribunes réservées au public dans la nouvelle patinoire qui risquent d'induire un afflux de circulation automobile et de cars dans un secteur qui regroupe plus de 5.000 jeunes scolarisés.
Les problèmes de parking et de stationnement restent entiers et ne trouvent pas de réponse dans le projet de délibération. Cela ne va pas dans le sens souhaité d'une réduction du trafic automobile. De plus, vous le savez, il y a aménagement d'un réseau cyclable à proximité rue Armand-Carrel, rue Manin, rue Laumière, et avec pour conséquence la suppression d'une centaine de stationnements aux alentours. C'est pourquoi Roger MADEC, le Maire du 19e, a demandé au Maire de Paris d'intervenir auprès des société d'économie mixte et des sociétés de parking de la Ville pour qu'elles pratiquent des tarifs abordables permettant de compenser le manque de places de stationnement. Nous attendons la réponse.
C'est pourquoi aussi nous pensons que la nouvelle patinoire n'a pas besoin d'avoir une dimension internationale, dans la mesure où il en existe une à Bercy. Cela éviterait toute gêne pour les riverains, et renforcerait la vocation de proximité.
Cinquièmement, nous demandons au Maire de Paris de procéder sans retard à l'inscription des crédits budgétaires nécessaires à la réalisation de ces équipements, afin que les terrains libérés ne restent pas à l'état de friches avec toutes les nuisances que cela génère.
Sixièmement...
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Je vous demanderai de conclure.
Mme Gisèle STIEVENARD. - C'est mon dernier point.
Enfin, et compte tenu d'un environnement scolaire très dense dans ce quartier, des troubles pouvant résulter du chantier, bruit, poussière, circulation d'engins, etc., le Conseil d'arrondissement a émis un voeu unanime demandant le maintien des préfabriqués utilisés par le lycée Bergson jusqu'à la fin de l'année scolaire 1997-1998, et la programmation des travaux de démolition pendant le temps des vacances scolaires.
J'espère, Monsieur le Maire, obtenir des réponses favorables sur toutes les questions que j'ai soulevées en espérant que les habitants de nos quartiers pourront disposer d'équipements sportifs de qualité dans les meilleurs délais.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste).

M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Merci, Madame.
La parole est à M. AUTEXIER.
M. Jean-Yves AUTEXIER. - Monsieur le Maire, les installations sportives de la rue Pailleron sont implantées sur des terrains municipaux. Cela ne les a pas préservés de l'abandon. La patinoire et la piscine ont été fermées depuis 1991. C'est un arrondissement qui a subi des transformations lourdes qui n'ont épargné que de rares quartiers.
Les Buttes-Chaumont constituent un ensemble qui requiert une attention particulière et cette piscine que la ville projette de détruire date des années 1930. A ce titre, n'eut-elle pas mérité d'être plutôt rénovée ?
Les arguments qui opposent la solution d'une reconstruction à une rénovation ne sont pas convaincants.
Ces solutions apparaissent d'un coût équivalent. Est-ce qu'il n'aurait pas été plutôt opportun de faire appel au savoir-faire, à la créativité de quelques architectes dans le cadre d'un concours, avant de choisir la démolition pure et simple du bâtiment ?
Est-ce qu'il n'est pas encore temps de laisser aux architectes qui seront consultés, la liberté de pouvoir réutiliser les parties du bâtiment d'époque ?
Le seul motif de cette démolition précipitée, après des années d'inattention, n'est pas convaincant.
De plus j'observe que, comme trop souvent, en matière d'aménagement , la Ville n'a pas de calendrier de réalisation de l'opération qu'elle s'engagerait à mener. Des précisions sont nécessaires sur ce point.
La bilan de la concertation laisse transparaître beaucoup d'inquiétudes de la part des habitants de ce quartier. Des questions demeurent sans réponse, concernant en particulier les conditions d'accès aux équipements publics, et à des équipements dont la Ville confirme qu'elle en concéderait la gestion à un exploitant privé sans qu'aujourd'hui on sache véritablement selon quelles modalités.
Il y aurait beaucoup à dire également sur le devenir de l'école maternelle rue Jean-Ménans dont l'emprise a été exclue du champ de concertation. Le temps me manque pour évoquer cette question. En tout cas, Monsieur le Maire, on ne saurait après cette période d'abandon du site, ralentir la rénovation d'équipements sportifs à Paris qui en manque. Mais, malheureusement, ce n'est pas l'enjeu du projet de délibération qui nous est soumis et pour lequel nous ne pouvons en l'absence de toutes précisions que nous abstenir.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Merci. La parole est à M. TUROMAN.
M. Michel TUROMAN. - Monsieur le Maire, ce projet concerne l'aménagement de l'emprise Pailleron qui comprend une piscine édifiée en 1933, une patinoire construite dans les années 1970, et notamment 11 terrains de sport.
La piscine a été fermée au cours de l'année 1991 et la patinoire quelque temps après. Depuis cette date, le projet d'aménagement envisagé a connu bien des péripéties et soulevé bien des passions et de nombreuses initiatives se sont développées en faveur de la réhabilitation de la piscine.
Aujourd'hui la Ville a fait le choix d'un projet de démolition reconstruction. Ce projet est envisagé pour beaucoup avec un pincement au coeur, car cette piscine est un des témoignages de l'architecture art-déco.
Je suis, pour ma part, sensible à cet argument en faveur du maintien du patrimoine architectural à Paris.
Dans le même temps, la piscine, comme la patinoire ont été laissées à l'abandon. Les bâtiments sont aujourd'hui dégradés et un choix est à faire.
D'après les quelques éléments que j'ai pu obtenir, ceux-ci montrent que la démolition-reconstruction présente un certain nombre d'avantages du point de vue de la disposition, de l'exposition, du point de vue technique et des aspects fonctionnels de ces deux équipements.
Par ailleurs, je me félicite que dans le projet, la réserve foncière sur les terrains de l'école Jean-Ménans ait été levée alors qu'initialement un programme de logement de standing était programmé.
J'ajoute que l'ensemble du mouvement sportif souhaite que ces équipements soient remis en service rapidement car beaucoup d'écoles du quartier sont privées de créneau piscine par manque justement d'équipements.
Je tiens également à faire remarquer que le bilan de la concertation date de 1995. Cela fait maintenant presque trois ans. Les choses ont évolué depuis. Aussi cette concertation reste-t-elle suffisante ? N'y a-t-il pas lieu de réexaminer la situation avec l'ensemble des riverains des associatives sportives et autres, et de dégager d'éventuelles idées nouvelles pour cette reconstruction.
Autre élément de réflexion : le secteur Pailleron, avec le collège Pailleron, le lycée Bergson, le lycée Jacquart, l'école maternelle regroupent plusieurs milliers de scolaires. D'ores et déjà des questions se posent pour le déroulement des travaux de démolition.
Je rappelle qu'il a fallu l'action des élus, des associations, des riverains pour mettre fin au grave problème de nuisance posé par la démolition des bâtiments de la S.F.P.
Je souhaite tout d'abord, comme l'indique le voeu adopté par le Conseil d'arrondissement du 19e - et je viens d'apprendre que vous l'avez refusé - que les préfabriqués utilisés par le lycée Bergson puissent l'être jusqu'à la fin de l'année scolaire 1997-1998, et que les opérations de démolition soient programmées pendant le temps des vacances scolaires.
Enfin si peu de choses est dit sur la piscine, sinon qu'elle sera aux normes, on évoque une patinoire de 1.200 places où pourront se dérouler des compétitions nationales et internationales, avec comme pour conséquence des problèmes de parking, de stationnement des cars.
Ceci est à bannir ! L'avenue Jean-Jaurès, comme l'avenue Secrétan, ne peuvent devenir des parkings pour autocars. Il faut résoudre cette question par le développement des transports en commun et c'est possible dans ce secteur avec les infrastructures existantes, et avec le bus 75 qui peut rouler le dimanche, si on en a la volonté.
Il va sans dire que les équipements sportifs, le pavillon des gardiens et la maison du combattant doivent être sauvegardés.
Pour terminer, et ce n'est pas rien, ce nouveau complexe sportif ne doit pas échapper aux habitants du 19e et au quartier, tout en étant ouvert à l'extérieur, il doit être de proximité et de ce point de vue là, je souhaite que des garanties nous soient apportées.
En un mot, ce projet pose des questions mais il faut avancer. Nous le voterons donc.
(Applaudissements sur les bancs du groupe communiste).

M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Merci. La parole est à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Maire, voilà 8 jours, les Français et les Parisiens ont montré leur attachement au patrimoine architectural.
Dans les années 1930, les constructions art-déco ont apporté un renouveau à l'urbanisme parisien.
La piscine Molitor fut inaugurée en 1929 par Johnny Weismüller ; la piscine Pailleron a ouvert ses portes en 1934. Malheureusement, ces deux témoins de l'oeuvre Art-Déco de l'architecte Lucien Pollet gênent vos projets d'aménagement.
Ces deux endroits ont été laissés volontairement à l'abandon justifiant aujourd'hui, à vos yeux, leur démolition.
Dès 1991, la piscine Pailleron a donc été fermée. La dernière patinoire de la Capitale, construite récemment dans les années 1970, a également cessé de fonctionner au début de cette année.
Sur ce site, vous nous proposez de raser ces bâtiments afin de construire un nouveau complexe avec une patinoire, deux piscines et un solarium, le tout pour la modique somme de 75 millions de francs.
Vous faites état d'une concertation vieille de plus de deux ans : elle fut houleuse, ce que vous vous gardez bien de reconnaître.
Dès 1992, la société " Piscines de France ", gestionnaire de l'ensemble, plaidait pour la réhabilitation estimée à 10 millions de francs, comme pour la piscine Molitor en 1990. Maintenant, cette réhabilitation coûterait 50 millions de francs, ce qui est une somme, mais là encore on voit où vont vos priorités. La Ville a perdu, sans broncher 180 millions de caution solidaire pour la " Planète Magique ", mais n'est pas capable de restaurer un équipement prestigieux.
Pour en revenir à Pailleron, en 1993, une étude de la S.E.M.A.V.I.P. concluait à la faisabilité technique de la réhabilitation que vous nous dites aujourd'hui impossible.
Le 19e arrondissement manque de piscines. Les 165.000 habitants ne disposent que de trois piscines. La piscine est fermée depuis 1991. Le nouveau complexe devrait ouvrir ses portes en l'an 2000, dix années de perdues !
A plusieurs reprises, je vous ai demandé de prévoir la construction d'une patinoire à Paris. Les unes après les autres, vous les avez fermées. Aujourd'hui, il n'y en a plus une digne de ce nom.
L'entretien des installations et leur réhabilitation vous auraient permis de maintenir l'ensemble Pailleron, comme Molitor. Vous auriez pu ainsi économiser des dizaines de millions de francs, afin de construire un équipement complémentaire pouvant accueillir des compétitions internationales, trois patinoires pour le prix d'une !
Pour la sauvegarde du patrimoine, pour une meilleure gestion des deniers publics, je m'opposerai à ce projet.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - La parole est à M. BLET.
M. Jean-François BLET. - Monsieur le Maire, Mme COUDERC s'étonnait tout à l'heure des réactions contrastées suscitées par les projets de délibération de cette séance. C'est vrai qu'aujourd'hui le meilleur côtoie le pire.
Nous l'avons vu dans le 18e à Château rouge. Nous le voyons dans le 19e où la rédemption de la Z.A.C. du bassin de la Villette s'accompagne de la destruction d'un élément du patrimoine Art-déco de notre Capitale : la piscine Pailleron.
Qui êtes-vous Monsieur le Maire ? Docteur Jeckyll ou Mister Hyde ?
La destruction de la piscine Pailleron n'est pas acceptable. C'est une aberration tant sur le plan financier qu'au regard de la préservation du patrimoine. Sur le plan financier tout d'abord, soyons clair : elle est à l'abandon. C'est une tactique classique de pourrissement. A ce régime-là, aucun monument historique ne saurait résister.
Est-elle réhabilitable ? Voilà la véritable question : oui ou non ?
Que nous dit l'étude menée par la S.E.M.A.V.I.P. en 1993 ? Elle concluait à la faisabilité technique de la réhabilitation. Est-elle réhabilitable ? Est-ce à un coût exorbitant ?
Un chiffrage a été effectué par la société des Piscines de France. Ce chiffrage évaluait la réhabilitation à 10 millions de francs. Quel est le coût de la construction-démolition qui nous est proposé ? Entre 75 et 80 millions de francs. Je le dis clairement : c'est de la gabegie financière que 70 millions de francs se volatilisent alors qu'ils auraient pu servir à la construction des logements sociaux qui font cruellement défaut dans notre Capitale.
Pourquoi cette réhabilitation ? Parce que des promesses électorales auraient été faites en 1995, parce que les concertations pourtant largement contestées par les riverains à cette époque n'ont pas été reprises depuis, alors que la sitution a largement changé.
Au regard de la préservation du patrimoine, cette piscine est l'oeuvre de l'architecte Lucien Pollet. Ce pauvre architecte ! La question que je me pose est la suivante : avez-vous pris la décision d'éradiquer systématiquement de la surface de la Capitale l'oeuvre de l'architecte Lucien Pollet ? Nous avons voté la séance dernière la destruction d'un pur joyau art-déco : la piscine Molitor. La piscine de la Jonquière a été détruite il y a des années ; aujourd'hui, il est question de la destruction de la piscine Pailleron ; quelle sera la prochaine victime ?
Et puis plus fondamentalement cela témoigne d'un mépris et d'une incapacité à respecter le patrimoine de notre ville, celui qui fait la grandeur de cette capitale. Le patrimoine Art-déco est extrêmement ténu, c'est une période extrêmement courte dans l'histoire des styles. Ce patrimoine Art-déco a été malmené avec l'immeuble de Perret, du Théâtre des Champs-Elysées avec l'immeuble Larousse, il l'a été avec d'autres oeuvres de Mallet-Stevens ou Lecorbusier.
Le patrimoine Art-déco est un style qui a porté à la perfection la quintessence de l'esprit classique français dans sa rigueur et sa pureté géométrique.
Nous en avons peu d'exemples, mais nous avons parmi les plus belles réussites de ce style sur notre planète, et c'est cela que vous attaquez.
Alors, je serai bref et je conclurai rapidement car à partir d'un certain niveau d'exaction il n'y a plus rien à dire. Certes il faut avancer mais pas à coup de bulldozer. La destruction de la piscine Pailleron s'inscrira dans la longue et douloureuse chronique du vandalisme ordinaire de la Ville de Paris.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, écologiste, du Mouvement des citoyens et communiste).

M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Merci, Monsieur BULTÉ, vous avez la parole pour répondre aux intervenants.
M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, nous avons eu déjà de longs débats sur la piscine et la patinoire Pailleron. Aujourd'hui, on propose un projet qui, je le rappelle, a été accueilli favorablement par la majorité du Conseil municipal du 19e, et je crois que, comme le disait tout à l'heure M. TUROMAN, il faut qu'on avance.
La population du 19e arrondissement souhaite maintenant avoir un équipement, une piscine et une patinoire neufs dans ce secteur. J'ai bien noté l'intervention notamment de Mme STIEVENARD et de M. TUROMAN qui, effectivement, avaient proposé des voeux au Conseil d'arrondissement du 19ème. En effet, le conseil du 19e a souhaité que les préfabriqués utilisés par le lycée Bergson puissent l'être jusqu'à la fin de l'année scolaire 1997-1998 et que les opérations de démolition soient programmées pendant le temps des vacances scolaires.
Les préfabriqués servent actuellement de salles de cours, de sanitaires, un parking est utilisé par les enseignants. Ces bâtiments seront conservés jusqu'à la fin de l'année scolaire 1997-1998. Je m'y engage ce soir conformément au souhait du conseil du 19e.
Par ailleurs, comme l'a souhaité le conseil d'arrondissement du 19e, j'ai voté moi-même ces voeux, les travaux de démolition de ces bâtiments préfabriqués et du bâtiment abritant la piscine et la patinoire interviendront pendant une période de vacances scolaires.
Je crois, Monsieur le Maire, que la grande majorité des élus du 19e, de l'opposition comme de la majorité, est d'accord maintenant pour faire avancer ce dossier.
Je m'engage également à ce que la plus grande attention soit portée à l'élaboration de ce projet. Les études sont d'ores et déjà en cours, et je veux faire en sorte qu'on puisse démarrer les travaux effectifs très rapidement.
De toute façon, les projets et études seront soumis pour concertation encore au Conseil d'arrondissement au moment du dépôt des permis de construire, et notamment après le résultat du concours qui sera effectué dans les mois qui viennent. En ce qui concerne le jury, je crois que les élus du 19e en font partie. Il y aura la plus large concertation. Maintenant, comme le disait M. TUROMAN, il faut avancer.
Je pense avoir donné toutes les assurances pour que ce projet soit un projet humain, convivial, et je souhaite qu'on puisse voter favorablement sur cette délibération.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Merci, Monsieur BULTÉ.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAUC 103.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe du Mouvement des citoyens et M. REVEAU s'étant abstenu, Mmes SCHNEITER, SILHOUETTE, BILLARD, SCHERER et M. BLET ayant voté contre. (1997, DAUC 103).
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - La séance est suspendue. Un dîner vous est servi dans les salons. Je vous invite à vous y rendre immédiatement. Nous reprendrons la séance à 22 heures précises.
(La séance, suspendue à vingt et une heures, est reprise à vingt-deux heures cinq minutes, sous la présidence de M. Jean-François LEGARET, adjoint.)

M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Mes chers collègues, nous reprenons nos travaux.