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Octobre 2007
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2007, Voeu déposé par M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement républicain et citoyen relatif à la privatisation partielle du marché de Rungis. Voeu déposé par l’Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2007


 

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à l?examen deux v?ux référencés n° 1 et n° 1 bis respectivement déposés par le groupe du Mouvement républicain et citoyen et par l?Exécutif, relatifs à la privatisation partielle du marché de Rungis.

Madame CAPELLE, vous avez la parole.

Mme Liliane CAPELLE. - Merci.

Nous avons déposé ce v?u la semaine dernière en réaction aux informations faisant état de l?imminence d?une privatisation partielle de la S.E.M.M.A.R.I.S., société d?exploitation du marché de Rungis.

Mon groupe était déjà intervenu il y a un an pour alerter le Conseil de Paris des risques que représentait cette privatisation.

Vendredi dernier, le Gouvernement a annoncé son intention de céder à ALTAREA 33,34 % des parts de la S.E.M.M.A.R.I.S., ce qui ferait d?Altarea le détenteur d?une minorité de blocage et le premier actionnaire de la S.E.M.M.A.R.I.S. Cette opération consisterait en partie en une augmentation de capital qui diluerait le poids de Paris dans la S.E.M.M.A.R.I.S. Notre participation passerait de 16,5 % à 12,8 %.

Nous allons donc retirer notre v?u, qui n?est désormais plus tout à fait d?actualité. Nous ne souhaitons néanmoins pas en rester là, car Rungis représente un enjeu essentiel pour Paris. Il est une clef de la sécurité alimentaire des Parisiens, il est indispensable aux commerces de proximité, ces commerces qui nous préoccupent tous dans cette Assemblée.

L?opacité dans laquelle le Gouvernement a conçu son opération financière, l?absence de concertation avec les actionnaires minoritaires justifient une réaction forte de Paris.

De par son métier d?origine, la gestion de centres commerciaux, la société ?Altarea? est étrangère au commerce de gros de produits frais. Elle a même rendu public son projet de développement pour Rungis. Altarea et le P.D.G. de la S.E.M.M.A.R.I.S. doivent rendre des comptes à Paris sur leur projet.

En outre, l?économie du commerce alimentaire de proximité est en cours de bouleversement.

Fait rare, le Gouvernement a autorisé le grossiste allemand METRO à s?implanter sur 3.000 mètres carrés dans le 18e arrondissement. Tout cela se fait sans stratégie d?ensemble. Nous naviguons à vue. Il est temps qu?une réflexion soit menée sur la place du grand commerce et du petit commerce dans l?agglomération parisienne. C?était le sens d?une observation portée à l?avis du Conseil de Paris sur le S.D.R.I.F. Concrétisons-là avec les collectivités franciliennes, l?Etat et les acteurs concernés. Il serait de bonne méthode d?attendre les conclusions de cette réflexion avant de privatiser la S.E.M.M.A.R.I.S. L?Etat devrait surseoir à sa décision. Je vous remercie.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Madame FLAM, vous avez la parole.

Mme Mireille FLAM, adjointe. - A chacun des Conseils d?administration de la S.E.M.M.A.R.I.S., les élus représentant la Ville de Paris et le Conseil général du Val de Marne, ainsi que les commerçants du M.I.N. de Rungis ont réclamé aux représentants de l?Etat des informations sur le processus de vente en cours. Ils n?ont jamais obtenu de réponse précise.

Comme l?a dit Mme CAPELLE, un communiqué de Christine LAGARDE de vendredi dernier a finalement annoncé la vente de 33,34 % du capital de la S.E.M.M.A.R.I.S. à Altarea. Altarea disposera donc d?une minorité de blocage, qui lui permettra d?imposer son projet sur lequel, je le redis, nous n?avons aucune information.

L?Etat a conduit cette opération sans aucune concertation avec les collectivités locales actionnaires alors que Rungis est indispensable au maintien des commerces de proximité dans les communes de l?agglomération parisienne. Le v?u initial déposé par le groupe M.R.C. ne prend pas en compte la décision de vendre à Altarea puisque la décision n?était pas connue.

C?est pourquoi je vous propose de le remplacer par un v?u dont les dispositions sont les suivantes. Premièrement, le P.D.G. de la S.E.M.M.A.R.I.S. et Altarea présenteront à notre municipalité leur stratégie de développement pour Rungis et ses conséquences sur la situation du commerce et de l?alimentation à Paris.

Deuxièmement, conformément à l?avis du Conseil de Paris sur le S.D.R.I.F., une réflexion se fera sur la place du grand commerce dans le c?ur de l?agglomération, à laquelle participeront notamment les collectivités locales et l?Etat et qui devrait aboutir à des préconisations sur l?approvisionnement alimentaire.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Le v?u du groupe M.R.C. est retiré.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de v?u déposé par l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de v?u est adopté. (2007, V. 264).