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Octobre 2007
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2007, DGIC 16 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer des conventions de partenariat pour l’opération “Nuit Blanche 2007”.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2007


 

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DGIC 16 relatif à l?opération ?Nuit blanche 2007?.

Vous avez la parole, Madame NENNER.

Mme Charlotte NENNER. - Merci, Monsieur le Maire.

Une charte des partenariats a été votée au Conseil de Paris suite à un v?u des ?Verts?.

Pour éviter les opérations municipales qui se transforment en foires commerciales, nous avions approuvé cette charte qui constitue une vraie avancée pour mieux encadrer les partenariats associant la Ville de Paris.

A ce titre, la lecture de ce projet de délibération soulève pour nous quelques questions. Ainsi, nous nous posons des questions sur les contreparties obtenues par les partenaires.

Il nous est apparu lors d?éditions précédentes de ?Nuit blanche? que certaine oeuvres ou installations n?étaient qu?un prétexte à la mise en avant d?une marque. Il s?agissait plus de recouvrir un logo, le produit d?une marque, d?un vernis culturel, que de mettre l?apport financier d?une entreprise au service d?une ?uvre.

Il convient donc de nous assurer et de faire attention à ce que de tels travestissements de mécénat soient évités.

Nous considérons aussi que la recherche systématique de partenaires privés dans le domaine des animations festives ou sportives pose problème car elle induit une privatisation d?événements et se traduit souvent par plus de publicité.

Par ailleurs, il me semble que cette politique ne peut que nous placer en porte-à-faux dans la mesure où tous les jours la Ville doit arbitrer entre des intérêts privés et réguler l?activité des entreprises. A trop compter sur les produits du marché, à trop se lier à quelques grandes entreprises, la Ville peut éroder son indépendance.

C?est pourquoi ?Les Verts? sont favorables au plafonnement de ces partenariats publics-privés à hauteur de 30 % du financement global d?une opération.

Il est donc important que vous nous précisiez quelle est la part des partenariats privés dans le budget de ?Nuit blanche 2007?.

De plus, nous souhaitons attirer l?attention du Conseil de Paris sur la présence indirecte de l?entreprise Lagardère dans ses conventions de partenariat.

Cette entreprise est très liée, voire trop, à la Ville pour des partenariats ou pour des concessions.

Le projet de délibération nous indique d?ailleurs que le partenariat avec la Fondation Jean-Luc Lagardère échappe aux règles instaurées pour les autres partenariats. Nous ne comprenons pas le sens de cette dérogation et souhaitons savoir si la charte des partenariats public-privé s?appliquera aussi à la convention de partenariat qui devrait s?établir entre la Ville et la Fondation Jean-Luc Lagardère.

Ayant précisé nos réserves et en attendant ces éclaircissements sur ces quelques points, je me réjouis de cette nouvelle édition de ?Nuit blanche?.

Je ne raterai d?ailleurs pour rien au monde ce bel événement qui transforme Paris, le temps d?une nuit, en galeries d?art contemporain, magnifiques pour tous et gratuites.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président.- Merci, Madame NENNER.

Je donne la parole à M. GIRARD pour vous répondre. Il expliquera en même temps que l?amendement n° 10 a un caractère plutôt technique.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Très bien.

Je crois que le Maire de Paris, Bertrand DELANOË, se réjouira des propos de Mme NENNER car c?est lui qui a voulu la gratuité de ?Nuit blanche? alors qu?il nous avait été conseillé à l?époque d?en faire une manifestation payante pour permettre de juguler, d?orienter, d?accompagner, de suivre les flux du public dans la Ville.

Donc la gratuité a été voulue par le Maire de Paris, elle est aujourd?hui acquise. Et d?ailleurs les villes qui, à travers le monde, s?inspirent de ?Nuit blanche?, nous sommes à 15 villes maintenant, font en majorité une manifestation gratuite, même si des villes comme Toronto ou Rome donnent à ?Nuit blanche? un caractère plus commercial. Ce qui est à l?opposé de notre philosophie : c?est une manifestation de service public, c?est une manifestation pour tous et toutes, une manifestation pour toutes générations, pour toutes cultures et pour tous citoyens intéressés à l?art et à la culture.

Alors je rassure Mme NENNER. 31 % est la part aujourd?hui des partenariats privés dans le budget ?Nuit blanche?, donc nous avons dépassé de 1 % son souhait. Mais je vais être très honnête, il y a dans les financeurs un établissement qu?on ne peut pas qualifier de société privée, puisque c?est le Crédit municipal.

Oui, la Caisse des dépôts a aujourd?hui une nature un peu plus privée dans ses méthodes.

M. Augustin de ROMANET a cette culture de l?entreprise privée, tandis que le Crédit municipal est vraiment, je crois, un crédit municipal.

31 %, c?est 1 % de plus, mais je vous promets que l?on essaie de faire mieux et en tout cas, je serai très vigilant.

Les contreparties octroyées par la Ville de Paris sont :

- en communication, des informations sur la présence du partenaire dans le dossier de presse, sur le site Internet, dans le dépliant, avec un logo, en général de petite taille ;

- dans les relations avec la presse, les cartons d?invitation pour la conférence de presse, la page dans le dossier de presse, vraiment, tout cela fait d?une façon très sobre et très élégante.

Ensuite, il y a une variante : en fonction du montant de l?apport financier, des laissez-passer pendant la Nuit blanche, des cartons d?invitation sont accordés pour l?inauguration, sur lesquels ne figure aucun sigle, aucun logo.

La règle, c?est l?application de la charte éthique votée en 2005 par le Conseil de Paris, pas une virgule de moins, pas une virgule de plus.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Monsieur GIRARD.

Je mets aux voix, à main levée, le projet d?amendement n° 10 déposé par l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet d?amendement n° 10 est adopté.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DGIC 16 ainsi amendé.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération amendé est adopté. (2007, DGIC 16).