Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 2007
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

2007, Voeu déposé par Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, M. Philippe GOUJON, Mmes Claire de CLERMONT-TONNERRE, Joëlle CHÉRIOUX de SOULTRAIT, Danièle BOUVELOT, MM. Alain DESTREM, Pierre CHARON et les membres du groupe U.M.P. relatif à la situation de la bibliothèque Vaugirard (15e). Voeu déposé par l’Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2007


 

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous passons à l?examen des v?ux référencés nos 11 et 11 bis dans le fascicule, déposés par le groupe U.M.P. et l?Exécutif, relatifs à la bibliothèque Vaugirard.

Madame MACÉ de LÉPINAY, vous avez la parole.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Merci, Monsieur le Maire.

La décision de fermeture de la bibliothèque Vaugirard a fait, vous le savez, beaucoup de bruit dans le 15e arrondissement, et ce, d?autant plus qu?elle avait été prise de manière purement technocratique, sans aucune concertation, ni avec les élus, ni avec les personnels et leurs représentants, ni bien sûr avec les lecteurs, les habitants du 15e arrondissement et leur émanation, les conseils de quartier.

C?est parce que le 15e arrondissement manquait de bibliothèques, c?est parce que Paris avait besoin d?un équipement très moderne, disposant des technologies les plus pointues, que la décision de construire la médiathèque de la rue d?Alleray baptisée depuis Marguerite Yourcenar avait été prise sous la dernière mandature. Jamais il n?avait été question de fermer la bibliothèque Vaugirard, certes ancienne, mais très fréquentée et bien implantée dans son quartier.

Quel aurait été en effet le bénéfice pour l?arrondissement d?ouvrir un établissement en en fermant un autre alors que l?idée était de renforcer l?offre de lecture publique ?

Selon votre méthode, de plus en plus généralisée, il ne faut pas s?encombrer d?information et de concertation.

La fermeture de Vaugirard a été de ce point de vue exemplaire mais pour une fois, cela n?a pas marché. Vous avez dû revenir sur votre décision, vous rendant compte combien elle était mal comprise par les professionnels et combien surtout elle était mal comprise sur le terrain. Allant enfin sur place, Monsieur GIRARD, vous avez réalisé que la géographie et la sociologie du quartier devaient être pris en compte et que les habitants qui avaient été nombreux à signer une pétition devaient être écoutés. Nous sommes donc heureux, Monsieur le Maire, que vous ayez renoncé à votre funeste projet mais nous souhaitons que vous nous confirmiez que vous maintiendrez ouverte la bibliothèque de Vaugirard.

Nous souhaitons aussi que la Ville programme rapidement la mise en accessibilité de cet équipement situé dans un bâtiment public qui devra donc de toute façon être rendu accessible, et que, pour ce faire vous preniez bien entendu cette fois l?avis de tous les acteurs concernés. Alors j?ai découvert dans l?après-midi sur ma table un v?u n° 11 bis qui n?est d?ailleurs pas porté à l?ordre du jour, qui, je le suppose, est censé être une réponse à notre voeu. Je trouve la méthode bizarre et contestable. Notre voeu a été régulièrement présenté en 9e Commission, il est curieux que l?Exécutif réponde à un voeu par un autre voeu. Je maintiendrai donc bien entendu notre voeu.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Merci, Madame MACÉ de LÉPINAY.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Toujours des v?ux, Monsieur GIRARD.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Le fait de déposer des v?ux de l?Exécutif est absolument classique, vous qui avez assisté au débat de ce matin sur le Plan Climat, c?est une méthode de dialogue habituelle. Mais je laisse à M. GIRARD le soin de vous répondre et de vous présenter le fameux v?u n° 11 bis.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Mme MACÉ de LÉPINAY, lorsqu?elle était aux affaires, faisait la même chose.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Jamais.

M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Elle ne répondait jamais.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Je ne vais pas revenir, Monsieur SAUTTER, sur les éléments positifs de la politique de lecture publique à Paris. En revanche, je vais quand même rappeler un certain nombre de choses. Il n?y a que les imbéciles qui ne changent pas d?avis. Quand on écoute les élus locaux, que les professionnels viennent vous voir, que l?on discute, et nous pratiquons en effet le débat participatif, le dialogue en permanence, et que nous entendons. Même M. GALY-DEJEAN, figurez vous, m?a convaincu. Il m?a convaincu car il a travaillé sa copie, il m?a écrit, il m?a expliqué que nous faisions une erreur.

Je suis allé en Vélib? rue de Vaugirard voir s?il y avait en effet une barrière entre les habitants d?un côté de la rue de Vaugirard et les autres, ce qui m?a paru insensé. Mais néanmoins vous êtes comme cela dans le 15e, vous vous divisez. Voyant cette division j?ai compris que la bibliothèque Vaugirard était une petite bibliothèque que nous souhaitions fusionner, il n?y avait rien de honteux de la part des services et des responsables de la lecture publique de proposer cette fusion, car cette petite bibliothèque Vaugirard, en effet n?a pas d?accès pour les personnes handicapées, n?est pas très facile d?accès pour les personnes d?un âge plus avancé.

Donc, en effet il était raisonnable de fusionner ces deux établissements et je crois d?ailleurs que M GOUJON, Mme HIDALGO, toute une majorité dans le 15e était tout à fait derrière ce projet.

Maintenant à partir du moment où vous avez des professionnels, des syndicats très déterminés dans leurs arguments et qui argumentent sur le fond et non pas sur la forme et qu?un certain nombre d?élus, qu?ils soient de la majorité de l?opposition, m?expliquent qu?il serait plus raisonnable de rouvrir la concertation, et bien Mme HIDALGO, en mon nom au Conseil du 15e arrondissement a proposé que nous associons le conseil de quartier, que nous rouvrions la conversation sur cette bibliothèque et j?ai donc proposé bien naturellement avec l?accord du cabinet du Maire, du Maire de Paris, de M. SAUTTER pour les finances et de M. DAGNAUD pour les emplois que nous repoussions ce projet qui n?était pas funeste, comme vous dites, qui était simplement un projet étudié, peut-être pas suffisamment compris ou mal expliqué, je veux bien prendre ma part de responsabilité, mais rien de funeste encore une fois, il n?y a que les imbéciles qui ne changent pas d?avis, même en politique.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - M. GIRARD a défendu avec laconisme le v?u n° 11 bis. Madame MACÉ de LÉPINAY, vous ne retirez pas votre voeu n° 11 ?

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Non.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Donc l?avis de l?Exécutif est défavorable, Monsieur GIRARD ?

M. Christophe GIRARD, adjoint. - L?avis est défavorable, je regrette que Mme MACÉ de LÉPINAY ne soit pas raisonnable.

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Vous lui ferez la morale en dehors des séances.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P., assortie d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de voeu est repoussée.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de voeu déposé par l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de v?u est adopté. (2007, V. 241).