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Juin 1997
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32- 1996, P 2112 - Subvention à l'Association d'Anvers aux Abbesses, Points d'Art, 6, rue Drevet (18e). - Montant : 6.000 F.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1997



1996, P 2400 - Subvention à l'association " Les ateliers du Père Lachaise associés A.P.L.A. ", 83, rue de Bagnolet (20e). Montant : 30.000 F.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à l'examen des projets de délibération P 2112 et P 2400.
Je donne la parole à M. BLET.
M. Jean-François BLET. - J'interviendrai conjointement sur cette subvention et sur le projet de délibération P 2400 qui est également une subvention à des ateliers d'artistes, " Les ateliers du Père Lachaise associés A.P.L.A. ". Il s'agit d'une subvention de 30.000 F.
Je suis intervenu à plusieurs reprises pour que les subventions accordées aux journées portes ouvertes d'ateliers d'artistes à Paris soient à la hauteur des enjeux représentés par ces ateliers portes ouvertes.
Pourquoi ?
D'une part, parce que les jeunes à Paris sont de plus en plus démunis. La crise du marché de l'art les affecte durement. Ils ont donc peu de possibilités d'exposer et peu de possibilités de présenter leurs oeuvres au public.
Ces journées portes ouvertes le leur permettent, faiblement certes, mais c'est un progrès et elles leur permettent de plus de trouver quelques acquéreurs.
Ces jeunes artistes, vous le savez, n'ont pas de lieux d'exposition. Ils ont de plus en plus de difficultés à trouver des ateliers dans Paris, ce qui veut dire que Paris, capitale des arts, ce dont nous sommes tous fiers, devient de plus en plus je dirai un souvenir lointain et très historique.
Le deuxième facteur est que ces journées portes ouvertes sont remarquables pour l'animation des quartiers. C'est par milliers que les associations les plus anciennes, les plus nombreuses, drainent des Parisiens qui, en famille, viennent visiter ces ateliers.
Il y a peu d'animations sur Paris qui drainent autant de monde avec des budgets aussi dérisoires. Nous pouvons nous en réjouir, certes, mais nous pourrions aussi les aider davantage.
A partir de là, réduire à 6.000 F la subvention de 12.000 F qui était demandée, cela paraît un peu mesquin !
Réduire une subvention de 70.000 F pour les ateliers du Père Lachaise à 30.000 F, ce qui va mettre en déséquilibre le budget de cette association, cela paraît regrettable.
Je sais que le budget des Affaires culturelles n'est peut-être pas le mieux loti de cette ville, mais il serait peut-être temps de trouver un outil audacieux pour ces jeunes artistes, et de réfléchir à une politique audacieuse.
Je constate par ailleurs - cela ne veut pas dire que je regrette pour autant les subventions proposées, qu'on va nous proposer une subvention pour le Club d'escrime de La Tour d'Auvergne, à hauteur de 500.000 F, qu'on va vous proposer une subvention pour Paris Université Club Volley de 1.500.000 F.
Je n'ai rien contre l'escrime, contre le volley-club mais de grâce, là aussi, les artistes méritent certainement mieux !
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à Mme MACÉ de LÉPINAY pour répondre à M. BLET.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Merci, Monsieur le Maire.
M. BLET a le souci des jeunes artistes pour les aider dans leur vie, qui est quelquefois difficile, et je suis bien placée pour le savoir.
Les opérations portes ouvertes ne concernent pas que les jeunes artistes. Cela concerne tous les artistes en général . Ce sont des opérations tout à fait sympathiques faites à l'initiative des artistes qui se sont regroupés en association et que nous soutenons dans la mesure où nous pouvons le faire.
Nous avons consacré en 1996 plus de 400.000 F à ces opérations. Elles se multiplient chaque année, mais notre budget, lui, ne se multiplie pas de la même façon. Nous leur manifestons notre intérêt par une subvention que vous pouvez juger certes dérisoire, mais il n'empêche que par exemple, pour les ateliers d'Anvers aux Abbesses - Point d'Art, c'est la première année que nous aidons cette manifestation.
C'est une première demande de subvention. Cette année, nous faisons un premier geste. Je ne dis pas qu'une année suivante, nous ne pourrons pas les aider davantage.
En fait, nous soutenons, vous le savez, des opérations dans énormément de quartiers maintenant. Elles se sont beaucoup développées. Il est exact qu'elles génèrent une animation très importante dans les divers arrondissements.
Il est exact aussi que les artistes renouvellent ces opérations car ils y trouvent un avantage ! Effectivement, c'est pour eux une occasion de se faire connaître auprès du public, et donc de vendre directement quelquefois à ce même public, et aussi peut-être de se faire découvrir par des galeries.
Je pense donc que c'est une opération tout à fait essentielle.
Je les soutiens avec enthousiasme, mais il n'empêche que le budget de la Direction des Affaires culturelles, comme vous l'avez fait remarquer, n'est pas en expansion constante, et je vous confirme que nous ferons tout ce que nous pourrons les années prochaines pour les aider davantage. Pour cette année, je vous demande de bien vouloir voter les subventions qui vous sont proposées.
Merci.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je vous remercie.
Je mets tout d'abord aux voix, à main levée, le projet de délibération P 2112.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, Mme TAFFIN et M. DUMAIT ayant voté contre, M. REVEAU s'étant abstenu. (1996, P 2112).
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je mets à présent aux voix, à main levée, le projet de délibération P 2400.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, M. REVEAU s'étant abstenu. (1996, P 2400).