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Juin 1997
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61- III - Questions du groupe communiste.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1997



QOC 97-221 Question de MM. Henri MALBERG, Michel TUROMAN, Mmes Martine DURLACH, Gisèle MOREAU et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris relative à la suppression du poste secours gaz à Paris.
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Nous passons aux questions orales du groupe communiste.
La première d'entre elles est ainsi rédigée :
" A plusieurs reprises déjà, MM. Henri MALBERG, Michel TUROMAN, Mmes Martine DURLACH, Gisèle MOREAU et les membres du groupe communiste ont souligné les dangers que représenterait la suppression du poste de secours gaz à Paris. Le nombre de sorties effectuées par les deux centres des 15e et 9e arrondissements (268 interventions chacun en 1995, en augmentation en 1996) montre l'utilité de ce système qui fonctionne 24 heures sur 24 et permet aux agents de se rendre sur les lieux de l'incident en 15 minutes.
La disparition de ce poste de secours gaz au profit d'un système d'astreintes aurait de lourdes conséquences sur la sécurité des Parisiens. Ce projet, dicté par le seul souci de rentabilité financière, serait un grave coup porté au service public. Depuis des mois, les agents demandent le retrait de ce projet ainsi que la tenue d'un débat contradictoire sur cette question. La direction vient enfin d'y répondre partiellement en acceptant une réunion préparatoire de l'Inter C.M.P., en présence des secrétaires élus des 5 Comités mixtes à la production.
Mais cette ouverture au dialogue est aujourd'hui encore contredite par la volonté de la direction de mettre en oeuvre, dans le même temps, le système d'astreintes.
MM. Henri MALBERG, Michel TUROMAN, Mmes Martine DURLACH, Gisèle MOREAU et les membres du groupe communiste demandent à M. le Maire de Paris qu'il intervienne pour que ces modifications soient ajournées et que puisse réellement se mener un débat transparent avant toute décision concernant le poste de secours gaz à Paris. "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. le Maire de Paris.
Il est de nouveau posé ici le problème de la réorganisation des secours d'urgence concernant la distribution du gaz à Paris et de ses conséquences, d'une part sur la sécurité des Parisiens, d'autre part sur la situation tant professionnelle que financière des personnels d'E.D.F.-G.D.F.
La sécurité en matière de distribution du gaz relève de la compétence de l'Etat, le projet de réforme est donc de son seul ressort et la Ville de Paris ne peut pas s'immiscer en la matière.
Toutefois, elle a consenti, lors de la précédente intervention, à relayer cette inquiétude auprès des services concernés. E.D.F.-G.D.F. justifie son projet de décentralisation de ses moyens de secours d'urgence dans ses cinq centres parisiens par la nécessité de les adapter à l'évolution de la structure de ses réseaux.
La Ville de Paris, en tant qu'autorité concédante, sera particulièrement vigilante à la mise en place de ce nouveau dispositif proposé dans un souci d'amélioration de la sécurité des Parisiens.
Monsieur MALBERG, vous avez la parole.
M. Henri MALBERG. - C'est une question vitale. Si la Direction de Gaz de France se trompe et que, demain, il y a un très gros pépin, un écart entre les 15 minutes actuelles que mettent les postes de secours à arriver en tous lieux de la Capitale et les 25 minutes, même les 30 minutes qu'ils ont mis lors de deux incidents récents, je n'ose pas dire ce que cela peut faire.
On a vu cela rue Raynouard.
Donc, j'insiste pour que les représentants de la Ville à la Commission supérieure du Gaz dont je suis membre d'ailleurs, qui se réunit à la fin de ce mois, demandent à la Direction de Gaz de France au lieu de faire comme s'il n'y avait pas débat, d'organiser une concertation avec les organisations syndicales et les différents délégués des salariés.
Je vous dis que si, demain, il y a un gros pépin, je l'ai dit au Directeur du gaz de Paris, nous rouvrirons ce dossier et les responsabilités civiles seront engagées !
M. Michel BULTÉ, adjoint. - Il a raison !
M. Gérard LEBAN, adjoint, président. - Je vous ai entendu.
Merci, Monsieur MALBERG.