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Juin 1999
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Conseil Municipal
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113 - QOC 99-382 Question de MM. Michel CHARZAT, Bertrand BRET et des membres du groupe socialiste et apparentés, de MM. Henri MALBERG, Pierre MANSAT et des membres du groupe communiste, et de Mme Martine BILLARD, élue "Les Verts", à M. le Maire de Paris à propos de l'entretien des quartiers "Belleville" et "Réunion" (20e)

Débat/ Conseil municipal/ Juin 1999


Libellé de la question :
"MM. Michel CHARZAT, Bertrand BRET et les membres du groupe socialiste et apparentés, MM. Henri MALBERG, Pierre MANSAT et les membres du groupe communiste et Mme Martine BILLARD, élue "Les Verts", attirent l'attention de M. le Maire de Paris sur la nécessité d'affecter à la mairie du 20e arrondissement les moyens, tant en hommes qu'en matériels, nécessaires à l'entretien et la propreté des artères et des espaces publics de l'arrondissement avec une attention particulière sur certains quartiers (Belleville et Réunion) dont l'état de malpropreté devient alarmant.
En effet, les rues sont régulièrement maculées de salissures diverses : déjections canines, dépôts d'ordures sauvages et objets abandonnés sur la chaussée.
Au-delà du manque de civisme de certains Parisiens, les services de la Voirie ne procèdent manifestement pas au nettoyage et au ramassage inhérents à un arrondissement peuplé de 180.000 habitants. Les services de la Voirie procèdent quotidiennement au lavage partiel des trottoirs, puisque le côté pair est lavé un jour, le côté impair, le lendemain. Ce qui fait que la rue n'est jamais absolument propre.
De plus, dépôts d'ordures sauvages et objets abandonnés restent plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sur la chaussée sans intervention des services publics. La présence de nuisibles sur les lieux est régulièrement signalée par les habitants eux-mêmes. Enfin, les inscriptions sur les murs et mobiliers urbains ne sont que très rarement effacées.
Ces sources de nuisances, nombreuses et constantes, affectent même les abords des établissements scolaires et provoquent de la part des directeurs d'établissement des interpellations régulières auprès de la mairie d'arrondissement.
MM. Michel CHARZAT, Bertrand BRET et les membres du groupe socialiste et apparentés, MM. Henri MALBERG, Pierre MANSAT et les membres du groupe communiste et Mme Martine BILLARD, élue "Les Verts", demandent-ils à M. le Maire de Paris que soient communiqués au Maire du 20e arrondissement les éléments constitutifs des équipes et matériels affectés à l'arrondissement.
Ils lui demandent également d'accorder effectifs et moyens supplémentaires adaptés à l'éradication de pollutions pouvant induire des situations d'insalubrité et les risques d'accidents consécutifs aux dégradations qu'elles entraînent."
Réponse (M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint) :
"Les effectifs et moyens de propreté pour le 20e arrondissement sont déployés, comme pour tout le territoire parisien, sur la base de critères techniques qui, outre la population, sont :
- les caractéristiques de l'urbanisme, (ancien, Haussmanien, récent) ;
- l'importance et nature des espaces publics ;
- les caractéristiques des activités économiques, des marchés ;
- le mode de collecte des ordures ménagères, en régie ou déléguée ;
- la fréquentation touristique ;
- les surfaces mécanisables.
Sur les questions spécifiques des déjections canines, des graffiti et des dépôts sauvages :
- l'élimination des déjections canines sera renforcée dès le 1er juillet au moyen de motos spécialisées, parallèlement à une verbalisation accrue ;
- un service de dégraffitage gratuit des immeubles privés sera mis en oeuvre dans les prochains mois, qui permettra une nette décrue des salissures sur ces immeubles comme sur les bâtiments et édifices publics auxquels les services municipaux se consacreront dès lors de manière spécifique ;
- les objets encombrants sont enlevés sur simple appel du lundi au vendredi et les dépôts illicites sont évacués chaque jour par des véhicules de type triporteur. En outre, le service local de la Propreté évacue quotidiennement plusieurs dizaines de mètres cubes de gravats et déchets déposés en limite du boulevard périphérique par des entreprises inciviques, qui font également l'objet de verbalisation.
En ce qui concerne les opérations de nettoiement en elles-mêmes, elles sont effectuées avec tout le soin et la régularité qui s'imposent. Les trottoirs sont balayés quotidiennement, sauf le dimanche sur les voies secondaires, et lavés deux fois par semaine.
Compte tenu de ces éléments, les progrès à attendre doivent également, aujourd'hui, reposer sur un meilleur comportement d'une partie de la population plutôt que sur un nouvel accroissement des moyens déjà considérables dont le coût est supporté par le contribuable. C'est pourquoi une action de sensibilisation est progressivement menée dans chacun des arrondissements, qui comporte une exposition en Mairie "Mon quartier propre, j'y participe", un dialogue avec la population dans des points particuliers de l'arrondissement et une sensibilisation en milieu scolaire."