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Septembre 2008
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Conseil Général
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2008, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à la création sur la Z.A.C. “Batignolles-Clichy-Cardinet” d’un foyer d’accueil médicalisé et d’un foyer de vie d’accueil temporaire.

Débat/ Conseil général/ Septembre 2008


 

M. LE PRESIDENT. - Nous passons à l?examen de la proposition de v?u référencée n° 1 G dans le fascicule, déposée par le groupe U.M.P.P.A., relative à la création sur la Z.A.C. ?Batignolles-Clichy-Cardinet? d?un foyer d?accueil médicalisé et d?un foyer de vie d?accueil temporaire.

Monsieur BENESSIANO, vous avez la parole.

M. Hervé BENESSIANO. - Merci, Monsieur le Président.

Ce v?u concerne la création sur la Z.A.C. ?Batignolles-Clichy-Cardinet? d?un foyer d?accueil médicalisé et d?un foyer de vie d?accueil temporaire.

(M. Christian SAUTTER, vice-président, remplace M. le Président au fauteuil de la présidence).

En effet, nous pensons que l?occasion est trop belle, à un moment où un bâti important va...

M. Christian SAUTTER, président. - Un peu de calme, s?il vous plaît !

M. Hervé BENESSIANO. - ? se réaliser sur cette grande parcelle du 17e arrondissement pour envisager dès maintenant la réalisation de ce foyer d?accueil médicalisé de 70 places environ et d?un foyer de vie d?accueil temporaire d?environ 30 places, en précisant que cet établissement devra permettre également d?accueillir des personnes handicapées manifestant une inaptitude au travail ou ayant atteint l?âge nécessitant une prise en charge adaptée à leur évolution personnelle.

Je vous remercie de votre attention.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur BENESSIANO.

Je donne la parole à Mme DUBARRY pour vous répondre et donner le point de vue de l?Exécutif sur ce v?u n° 1 G.

Mme Véronique DUBARRY. - Merci, Monsieur le Président.

Je vous avoue ma surprise, autant sur la forme que sur le fond, à la lecture de ce v?u en 6e Commission et j?imagine que vos collègues ont dû vous faire part d?un certain nombre de mes réactions.

D?abord, je trouve qu?il est un peu tard, et surtout - sur la forme - sous la forme d?un v?u, pour intervenir dans la programmation de la Z.A.C., alors qu?il y a déjà eu un certain nombre de réunions, de la concertation, etc.

D?autant plus - et là, j?aborde le fond de la question que vous posez - qu?il est déjà prévu dans cette programmation une M.A.S., une maison d?accueil spécialisée, de 90 places.

Effectivement, la différence entre une M.A.S. et un foyer d?accueil médicalisé, c?est que, dans un cas, c?est l?Etat qui - si je puis m?exprimer ainsi - met la main à la poche et, dans l?autre, c?est le Département.

Je trouve que, pour une fois que c?est l?Etat, surtout en la matière, je ne vois pas pourquoi nous bouderions notre plaisir et que nous reviendrions sur cette décision !

Par ailleurs, j?insiste, vous avez dit : ?L?occasion est trop belle?. Quelque part, je vous comprends. C?est vrai qu?il est tentant, lorsqu?on voit des espaces aussi importants que ceux-là, de se dire qu?on va en profiter pour mettre tel, tel, tel et tel équipement. Le gros problème est qu?on est déjà là avec une M.A.S., il y a également deux E.H.P.A.D. assez conséquents qui sont programmés et nous risquons de nous retrouver avec une concentration d?équipements et ce que nous cherchons à obtenir, à l?inverse, c?est un maillage du territoire, c?est-à-dire des réponses de proximité, des réponses dans tous les arrondissements de Paris et pas seulement dans tel ou tel - et là, je ne vise personne. Donc, cela ne correspond pas à la philosophie de ce que nous essayons de mettre en place.

Par ailleurs, vous citez un certain nombre de chiffres qui m?ont - je l?ai dit également en 6e Commission - beaucoup intriguée, mais vraiment ! Sur les 1.250 places en établissement d?hébergement, oui, cela, effectivement, on a compté, on arrive à peu près au même résultat.

Par contre, j?aimerais tellement savoir d?où vient ce chiffre de 4.000 demandes non satisfaites, alors que nous savons qu?à Paris à l?heure actuelle il y a 3.570 personnes adultes qui sont prises en charge, à divers titres d?aide sociale, etc. Pour nous, c?est le seul chiffre sur lequel on peut se baser. Et vous imaginez bien que ces 3.570 personnes sont hébergées.

Et puisque vous parlez de province et d?étranger, il y en a 132 en Belgique, en l?occurrence, sur l?ensemble de ces personnes.

Et là où je vous rejoins - je l?ai dit aussi en 6e Commission -, c?est qu?il y en a encore trop en province ! Malheureusement, Christophe NAJDOVSKI parlait ce matin de legs. Eh bien, quelque part, nous avons à faire face en matière de handicap à un legs qui est celui à un moment donné d?avoir choisi que les personnes en situation de handicap ne devaient surtout pas être à Paris, qu?elles devaient être partout en province, particulièrement en Corrèze, puisque c?est quand même le gros des structures parisiennes pour les personnes en situation de handicap, mais pas à Paris.

Nous sommes en train d?inverser la machine. C?est long, c?est compliqué parce que des opportunités comme celle de la Z.A.C. ne se présentent pas tous les jours, mais nous y arriverons. Et nous nous appuyons pour cela sur un schéma directeur qui est extrêmement ambitieux et qui nous permettra, à un moment donné, de répondre à toutes les demandes - 4.000, je ne sais pas - mais en tout cas, de répondre à toutes les demandes.

J?attire votre attention sur le fait qu?en ce qui concerne 2009, deux foyers de vie seront livrés à Paris (un dans le 3e et l?autre dans le 19e), trois autres sont d?ores et déjà programmés ; un foyer d?hébergement devrait ouvrir en 2009 dans le 20e et nous avons également sur le feu cinq foyers d?accueil médicalisés, qui sont effectivement l?une des réponses à apporter en matière de handicap parce que, comme me l?a dit un jour une élue - j?ai trouvé cela absolument charmant, et c?est ironique dans ma bouche ! -: ?C?est vrai, avant, quand même, c?était mieux, les handicapés ne vieillissaient pas !? Et oui, fatalement, les durées de vie étaient beaucoup plus courtes?

C?était assez gravissime, je vous le concède.

Il se trouve effectivement qu?un certain nombre de progrès médicaux et techniques, et d?accompagnement sociaux et affectifs, d?accompagnement dans les loisirs qui font que les personnes en situation de handicap ont une durée de vie qui a beaucoup augmenté. C?est vrai qu?il faut maintenant envisager la réponse pour les personnes en situation de handicap vieillissantes.

Je vous remercie de l?intérêt que dénote cette proposition de v?u mais je vais être obligée d?émettre un avis défavorable parce que nous avons déjà apporté une réponse sur la Z.A.C. ?Batignolles?.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame DUBARRY.

Monsieur BENESSIANO, souhaitez-vous retirer le v?u avant qu?il soit mis au vote ?

Je vous donne la parole.

M. Hervé BENESSIANO. - Non, parce que, en fait, Monsieur le Président, tout en étant bref, je le sais, mais Mme DUBARRY m?a posé deux ou trois questions. Je vais essayer de répondre d?une phrase.

Elle demandait d?où venaient les chiffres. En fait, on est à peu près d?accord, mais je dirais au préalable qu?il ne s?agissait pas du procès ni de la Ville, ni du Département, vous l?avez bien compris à travers mes propos, parce qu?il y avait une insuffisance de structure. C?est un problème collectif, c?est une prise de conscience générale, c?étaient toutes les majorités en tous temps et on a à rattraper le retard, je crois que vous l?avez très bien dit, donc là, il ne s?agissait pas de remettre en cause le fonctionnement du Département tel qu?il fonctionne aujourd?hui. Soyons bien clairs.

M. Christian SAUTTER, président. - Monsieur BENESSIANO, vous pouvez poursuivre ce dialogue hors de cette enceinte !

M. Hervé BENESSIANO. - Simplement trois choses.

La première : quand je vous disais cette possibilité, c?est que vous savez que le terrain est extrêmement grand. Il va y avoir différentes sections. Je pensais qu?on pourrait, dans les différents secteurs de construction qui vont se faire au fil des années, pouvoir prévoir qu?il y en ait au moins un par secteur. Vous avez dit les E.H.P.A.D., je les connais, mais qu?on puisse véritablement recevoir toute cette demande de la population. C?est vrai qu?à Paris, vous aurez toujours beaucoup, beaucoup de difficultés à trouver le bâti.

M. Christian SAUTTER, président. - Monsieur BENESSIANO, que décidez-vous ?

M. Hervé BENESSIANO. - Donc on offre cette occasion.

Deuxième point : les chiffres, ce sont les associations professionnelles ou les professionnels des centres hospitaliers qui nous en parlent. Les 4.000, voilà, je ne les sors pas d?ailleurs. Je suis prêt à en discuter.

M. Christian SAUTTER, président. - Monsieur BENESSIANO, retirez-vous votre v?u ou pas ?

M. Hervé BENESSIANO. - Non, je le maintiens dans l?esprit.

Simplement, si Mme DUBARRY le sursoit en tant que tel, on va le représenter. Le refuser paraît dommage. Ne regrettons pas le jour où ce sera décidé, ce sera beaucoup trop tard. On sait qu?aujourd?hui, selon la S.E.M.A.V.I.P., les projets dans le détail ne sont pas totalement arrêtés. Ne sont pas totalement arrêtés ! C?est donc peut-être l?occasion de faire un effort supplémentaire.

M. Christian SAUTTER, président. - M. BENESSIANO maintient donc son v?u. Il a reçu un avis défavorable de l?Exécutif.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est repoussée.