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Fevrier 1998
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Conseil Général
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4- 1998, DPA 38 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer un marché négocié en vue de la réalisation des travaux de mise en place de stores extérieurs sur les salles de classes au collège Jean-François-Oeben, 21, rue de Reuilly (12e).

Débat/ Conseil général/ Février 1998



M. LE PRÉSIDENT. - Je vous propose de passer à l'examen du projet de délibération suivant, référencé DPA 38 G, relatif à la signature d'un marché négocié en vue de la réalisation des travaux de mise en place de stores extérieurs sur les salles de classes au collège Jean-François-Oeben, 21, rue de Reuilly dans le 12e arrondissement.
Madame BLUMENTHAL, vous avez la parole.
Mme Michèle BLUMENTHAL. - Monsieur le Président, chers collègues, depuis l'ouverture du collège Oeben, dans le 12e, il y a trois ans, tous les partenaires en dénoncent les nombreuses malfaçons.
Réaliser un collège dont les baies vitrées sont orientées sud-ouest sans prévoir une quelconque protection thermique relève, au moins, de l'absence de bon sens (ce n'est pas pour rien que les ateliers d'artistes à Paris sont orientés au nord).
Aujourd'hui vous nous proposez la pose de stores extérieurs, mais il a fallu, pour que le Département réagisse, qu'élèves et enseignants refusent de travailler en septembre à la suite de nombreux malaises des uns et des autres, malaises dus à une température excessive dans les salles de classes en raison de l'effet de serre.
On se trouve, une fois de plus, confronté aux multiples problèmes qui découlent d'une conception plus soucieuse de l'esthétique que du bien-être des usagers.
En effet, ce problème de store n'est qu'un parmi tous les problèmes.
Peu à peu apparaissent les défauts de conception, de réalisation, de sous-traitance ou du choix de matériaux trop fragiles.
Tout se disloque : poignées de porte qui tombent, gonds qui se cassent, fenêtres qui tombent dans la cour, impossibilité de régulation du chauffage.
La pratique de la sous-traitance entraîne parfois des aberrations. Un exemple : pour les travaux d'électricité, deux entreprises qui n'avaient pas la même conception ont été prises l'une après l'autre et les travaux commencés par l'une ont été défaits par l'autre.
Nous avons appris en Commission que la Ville a maintenant intenté une action en justice contre les éventuels responsables de ces désordres.
Sans nous prononcer sur le fond de cette affaire particulière, nous voulons dénoncer une pratique courante de dérive progressive par rapport à un projet initial.
Par souci d'économie, au moment de la réalisation, en substituant un matériau par un autre, ici un vitrage athermique par un vitrage ordinaire, on dénature complètement l'intention initiale, ce qui conduit à un surcroît global lorsqu'on en tente de corriger, souvent de façon importante à ce stade, les désordres dus à cette substitution.
Au final nous voyons qu'ici cette opération va déjà coûter 250.000 F pour 10 classes, sans compter que les problèmes identiques dans la partie réservée à l'administration ne peuvent être résolus.
Comme il est indispensable de réaliser au plus vite les travaux permettant aux usagers de ce collège de retrouver des conditions normales de travail, nous votons la pose de stores extérieurs dans les salles de classes du collège.
Je vous remercie de votre attention.
M. LE PRÉSIDENT. - La parole est à M. HUBIN.
M. Jean-Philippe HUBIN, vice-président, au nom de la 4e Commission. - Monsieur le Président, effectivement, comme le dit notre collègue, la Commission a longuement parlé de ce sujet. L'unanimité s'est faite jour pour reconnaître qu'il y avait un problème. Ce n'est pas du fait de la Ville de Paris, cela vient du fait que les entrepreneurs qui ont réalisé cette construction semblent ne pas l'avoir fait dans des conditions normales. Nous sommes en procédure juridictionnelle, judiciaire avec eux. Nous allons avoir un expert désigné pour trancher et apporter des éléments techniques sur le débat.
Il ne faut pas que notre collègue anticipe sur le travail de cet expert en nous expliquant ce qui va et ce qui ne va pas dans cette construction. Je crois que nous avons pris les mesures qui s'imposaient pour que la communauté scolaire, notamment les enfants, ne souffrent pas de la situation. Ces mesures sont financées en avance sur les demandes que nous n'allons pas manquer de faire si l'expertise démontre que des malfaçons étaient constatées sur cet établissement.
Voilà simplement le dossier dont il s'agit.
M. LE PRÉSIDENT. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 38 G dont nous venons de débattre.
Que ceux qui sont pour veuillent bien le manifester en levant la main ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, Mme TAFFIN et M. REVEAU s'étant abstenus. (1998, DPA 38 G).