Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Fevrier 1998
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

5- 1997, DPA 211 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer un marché sur appel d'offres ou un marché négocié, dans l'hypothèse où l'appel d'offres serait déclaré infructueux, en vue de la réalisation des travaux de restructuration et d'extension des locaux du rez-de-chaussée et du sous-sol aux lycée et collège Claude-Bernard, 1, avenue du Parc-des-Princes (16e) (suite de la discussion).

Débat/ Conseil général/ Février 1998



M. LE PRÉSIDENT. - Nous revenons au dossier précédent sur lequel M. HUBIN est intervenu, concernant des travaux aux lycée-collège Claude-Bernard.
La réponse est apportée par M. GOASGUEN.
M. Claude GOASGUEN. - Merci, Monsieur le Président.
Excusez mon absence, je discutais avec des parents d'élèves de la Chapelle dans le couloir.
Je vais donc répondre et donner mon point de vue sur cette affaire, dont nous avons longuement délibéré en Commission, qui concerne les travaux du lycée-collège Claude-Bernard et, outre l'extension du C.D.I., la restructuration d'une partie de ce collège.
M. HUBIN nous a dit au cours de la Commission qu'il trouvait que ces travaux étaient trop onéreux sans pour autant nous démontrer pourquoi ils étaient plus onéreux que d'autres.
J'ai objecté à M. HUBIN qu'une décision de principe avait été prise en 1996 et que cette décision aurait dû faire l'objet des mêmes remarques, ce qui n'avait pas été le cas à l'époque.
En toute hypothèse, je ne comprends pas pourquoi M. HUBIN en veut particulièrement à ce lycée-collège, par ailleurs parfaitement honorable. Mais je voudrais, plus généralement, dire à notre Assemblée qu'on peut effectivement considérer onéreux le fait de restructurer un collège (en l'occurrence qui date quand même, je crois, de 1937) qui n'est pas de première fraîcheur et construit à une période où l'on concevait des bâtiments selon des méthodes d'enseignement qui étaient celles de l'avant guerre. Il n'y avait pas de nouvelles technologies, pas de C.D.I., pas de diverses salles.
Il y a donc deux solutions : ou bien on laisse ces collèges dépérir ainsi que les lycées mais à ce moment-là, il faut bien reconnaître que dans quelques années, ce n'est pas de 7 millions de francs dont on aura besoin, mais d'une reconstruction de l'ensemble du parc architectural des lycées. D'ailleurs, je n'en veux pour preuve qu'un seul exemple, et c'est un exemple dont M. HUBIN reconnaîtra le caractère géographique qui lui est personnel, parce que j'ai regardé dans les archives et je me suis aperçu que le lycée qui avait coûté le plus cher est situé dans le 7e arrondissement puisqu'il s'agit du lycée Victor-Duruy. 7e arrondissement dont M. HUBIN est l'élu et qu'à ce moment-là, je n'ai pas relevé que M. HUBIN ait trouvé très cher les 160 millions de francs que l'on avait dépensé pour la restructuration de Victor-Duruy.
C'est un choix politique et je voudrais dire que je suis plutôt partisan de plus en plus, aussi bien dans l'Ouest que dans l'Est parisien, d'entretenir le parc scolaire. C'est un problème de choix. On peut effectivement le laisser dépérir et faire avec des bouts de ficelle, mais les bouts de ficelle au bout de 50 ans, cela coûte la destruction, autant dire que cela coûte plus cher.
Voilà ce que je voulais vous indiquer, Monsieur le Président, en vous disant que ce lycée-collège de très bonne réputation ne méritait peut-être pas de la part de l'honorable rapporteur cet excès d'opprobre qui semble être le sien en séance du Conseil.
M. LE PRÉSIDENT. - Merci, Monsieur GOASGUEN.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 211 G.
Que ceux qui sont pour veuillent bien le manifester en levant la main ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, Mme TAFFIN, M. REVEAU s'étant abstenus et M. HUBIN ayant voté contre. (1997, DPA 211 G).