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Mai 2010
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Conseil Municipal
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2010, DPA 65 - Signature de l'avenant n° 6 au marché de maîtrise d'oeuvre dans le cadre des travaux de transformation du site des anciennes Pompes Funèbres de Paris, 104 rue d'Aubervilliers (19e) en bâtiment à vocation culturelle. Vœu déposé par le groupe "Les Verts" relatif au devenir du "104". Vœu déposé par le groupe Centre et Indépendants relatif à la procédure de nomination de la nouvelle direction du "104".

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2010


 

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Maintenant, nous examinons le projet de délibération DPA 65. Il s'agit de la signature de l'avenant n° 6 au marché de maîtrise d'?uvre dans le cadre des travaux de transformation du site des anciennes Pompes Funèbres de Paris, dit "Le 104", en bâtiment à vocation culturelle.

La parole est à Mme Danielle FOURNIER pour 5 minutes. Merci.

Mme Danielle FOURNIER. - Merci.

Nous aurons à nous prononcer bientôt sur la nomination d'une nouvelle équipe à la tête du "104", mais nous pouvons constater que la première équipe a déjà mis fin à son mandat, alors que les avenants concernant le marché de maîtrise d'?uvre arrivent encore, c'est-à-dire que le bâtiment n'en finit pas de finir d'être prêt.

(M. François DAGNAUD, adjoint, remplace M. Jean VUILLERMOZ au fauteuil de la présidence).

Les cinq avenants précédents sont rappelés dans ce projet de délibération et c'est le sixième et, j'espère, dernier que l'on nous propose de voter.

Au total, le pourcentage d'évolution par rapport au marché initial est de 10 % pour la maîtrise d'?uvre, et ce, alors que le bâtiment paraît mal adapté à ses fonctions.

Cela dit, pour notre part, nous ne souhaitons pas qu'il y ait une transformation du lieu en tant que bâtiment et que l'on investisse encore dans des travaux. Ce que nous demandons, c?est une refondation du projet qui soit respectueuse du budget et qui s'inscrive dans le bâtiment tel qu'il est.

C'est pourquoi nous voterons cet ultime avenant, justement parce que c'est le dernier qui concerne le bâtiment.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Je donne la parole à Mme ONGHENA.

Mme Anne-Constance ONGHENA. - Monsieur le Maire, je ne vais pas rappeler ici tout ce que mon collègue et ami Jean-Jacques GIANNESINI a déjà exprimé sur la gestion calamiteuse et la gabegie financière du "104", je souligne juste que les dépenses supplémentaires continuent et qu'il est question ici de signer un nouveau chèque à l?atelier "Novembre", maîtrise d'?uvre du projet, pour 130.000 euros T.T.C., et ce, alors qu'une nouvelle direction n'a pas encore été désignée comme cela vient d'être rappelé.

Pour en revenir à l'atelier "Novembre", cette entreprise aura négocié avec la Ville de Paris pas loin de six avenants à son marché initial, pour un dépassement de marché de 1.050.884 euros, ce qui porte le dépassement à 10,63 %.

10,63 % ! C'est un dépassement énorme et je vous rappelle que la principale raison du dépassement, c'est l'ampleur des travaux modificatifs et le retard des travaux.

Monsieur le Maire, de tels dépassements sont inacceptables. J'aimerais que vous puissiez me répondre sur l'utilité des commissions d'appels d'offres de la Ville de Paris. Si on entérine par la suite de tels dépassements, à quoi servent donc les critères de sélection ?

Autre question, très intéressante et très importante pour nous : la Ville de Paris va-t-elle continuer à autoriser cette entreprise à répondre à des appels d'offres ? Parce qu'on peut craindre le pire quand, sur un projet, on laisse filer les dépenses au-dessus de 10 %. Ils pourront recommencer sur le prochain projet qu'ils gagneront.

Si nous sommes dans l?attente de la nomination de la prochaine direction du "104" pour donner une chance artistique à cet établissement, nous ne cautionnerons pas des dépassements de marché de cette hauteur.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci, chère collègue.

Nous terminons avec M. Ian BROSSAT.

M. Ian BROSSAT. - Merci, Monsieur le Maire.

Cette intervention me permettra évidemment d'évoquer le projet de délibération mais aussi, par avance, de répondre aux v?ux n° 21 et n° 22, présentés par les groupes "Les Verts" et Centre et Indépendants, qui portent sur "Le 104".

Alors que, dans le domaine culturel, l?Etat recule jour après jour et que le Gouvernement abandonne les artistes et les créateurs, l?agitation qui entoure "Le 104" témoigne d'un contexte municipal fort différent, voire tout à fait opposé.

Le projet de délibération qui nous occupe aujourd'hui tombe, de ce point de vue, à point nommé, car l?avenant, sur lequel les Conseillers de Paris sont amenés à se prononcer, concerne la clôture du marché de main-d'?uvre, ce qui nous rappelle l'extrême jeunesse du "104", seulement ouvert au public à l?automne 2008.

Les v?ux, que nous discuterons tout à l'heure et qui sont déposés par les groupes "Les Verts" et Nouveau Centre, semblent faire, de ce point de vue, une étrange course de lenteur, quand ce lieu a justement besoin de trouver le bon rythme.

Comme le disait Christophe GIRARD tout à l'heure, il est indéniable que cet établissement public connaît un tournant essentiel avec le renouvellement de son équipe de direction, mais il ne s'agit pas de revoir à la baisse tout ce qui n'aurait pas marché assez vite et assez bien. Incontestablement, et nous le dirons tout à l'heure, "Le 104" a besoin d?un nouveau départ. Par conséquent, je ne vois pas pourquoi il faudrait mettre en sommeil les procédures nécessaires de renouvellement de sa direction depuis plusieurs mois, c'est-à-dire mettre en sommeil "Le 104" tout court.

Les Parisiens ont le droit de profiter pleinement de ce nouveau lieu de culture de leur ville. Les habitants de nos quartiers doivent l'investir, au-delà des grandes déclarations d?intention, d?une part, et des grandes déplorations catastrophistes, d'autre part.

Par conséquent, nous voterons évidemment ce projet de délibération et nous voterons tout à l'heure contre les deux v?ux qui sont présentés.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci, cher collègue, de cette transition puisque j'allais proposer à l'Assemblée d'examiner les deux v?ux n° 21 et n° 22, relatifs au "104", présenté pour le premier par le groupes "Les Verts" et pour le second par le groupe Centre et Indépendants. Cela paraîtrait plus cohérent de les examiner à la suite.

Je propose à Mme Danielle FOURNIER de présenter le v?u de son groupe en une minute et M. Jean-Marie CAVADA, ou quelqu'un de son groupe, le Président POZZO di BORGO fera la même chose à la suite, avant que Christophe GIRARD ne réponde.

Madame Danielle FOURNIER, vous avez la parole.

Mme Danielle FOURNIER. - Merci.

Une petite remarque quand même, parce que je pensais que c?était Christophe GIRARD qui répondait aux v?ux après leur présentation et pas, par anticipation, quelqu'un qui est d'ailleurs membre du C.A., je crois. Je ne suis pas sûre, je ne m'en souviens même pas, mais enfin bref !

J?en viens au v?u.

Nous devons nous prononcer, lors du prochain Conseil, sur les candidatures au poste de directeur du "104" puisque, après un peu plus d'un an, les deux directeurs qui ont assuré l'ouverture du lieu n'ont pas souhaité renouveler leur mandat. Cette période de lancement a été marquée par de multiples événements, entre autres, la faible fréquentation du lieu, un déficit dans le montant est encore inconnu et dont Christophe GIRARD nous a dit tout à l'heure qu'il allait être nul, ce qui est plutôt une bonne nouvelle, et disons aussi la forte déception des riverains, à côté de réussites qui ont pu être rappelées.

Comme l?a dit Jean-Marie CAVADA tout à l'heure, nous n'avons plus le droit à l'erreur. Ainsi, nous pensons que cette période d'incertitude dans laquelle nous sommes peut et doit être propice à la réflexion.

Aussi, nous souhaitons que la nomination d'une nouvelle équipe, prévue en juin prochain, soit suspendue jusqu'à ce que les résultats de l'audit commandé par la Ville à l'Inspection générale soient diffusés et débattus et que, en l?attente, l?administratrice déléguée par la Ville assure le suivi pour que la nouvelle équipe soit nommée en connaissance de cause.

Nous demandons aussi que la Mairie engage une réflexion approfondie avec les élus, ainsi qu'une large concertation avec les artistes, le milieu associatif et les citoyens, afin de tirer les leçons des dysfonctionnements passés pour refonder le projet du "104" et, comme vous l'avez dit, Monsieur le Maire, dans votre réponse à Jean-Marie CAVADA tout à l'heure, pour faire mieux et différemment.

Pour cela, effectivement, pas de précipitation.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

La parole est à M. Yves POZZO di BORGO, pour présenter le voeu de son groupe.

M. Yves POZZO di BORGO. - Oui, rapidement. On a abordé le problème du "104" tout à l'heure pendant les questions d?actualité : beaucoup d?argent, une difficulté d'identification culturelle, une nouvelle direction qui va être nommée, et des interrogations sur la situation financière.

Tout ceci semble évident et je vais rejoindre le v?u des Verts, même si je ne sais si c'est leur idée ou si cela est la notre. On a d'ailleurs eu une discussion avec GAREL en 1ère Commission.

C'est le bon sens. J'ai dit à mes collègues de l'opposition que leurs questions étaient redondantes.

Ce que nous demandons au même titre que Mme FOURNIER, cela devrait être l'évidence, mais comme on ne l'a pas, on est obligé de le demander. On doit avoir au moins le rapport d?inspection et le conseil d'administration doit être informé avant les décisions.

C'est le b.a.-ba, et je ne comprends pas qu?on soit obligé de faire un v?u là-dessus. On l'a fait car on n'a pas cette réponse.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Pour répondre aux trois intervenants sur le projet de délibération puis aux deux v?ux qui viennent d'être présentés, la parole est à Christophe GIRARD.

M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Merci.

J?essaierai d'être succinct, clair et rapide.

Proche de Mme Camille MONTACIÉ, adjointe en charge des marchés, j'ai évidemment vérifié, pour répondre à la question posée par Mme ONGHENA. 10 % du prix global des travaux est un montant extrêmement raisonnable pour un équipement totalement nouveau dont l'originalité et l'ampleur rendaient évidemment difficile la totale maîtrise des coûts.

Je pense que vous avez une certaine expérience dans les marchés publics et dans les travaux engagés par les collectivités. Les dépassements sont en général de plus de 10 % : 15% à 30 %. Là, on a un dépassement de 10 %, ce qui est classique et je pense qu'il n'y a pas lieu de s'émouvoir.

D?ailleurs, M. Jean-Jacques GIANNESINI, qui siège au conseil d'administration du "104", n'a jamais tenu de tels propos, en parlant de gabegie, pas du tout ! Il est plutôt très attentif et il a voté à chaque fois les décisions du conseil d'administration. Je pense que nous sommes donc tous en responsabilité.

Maintenant, les deux v?ux, en fait le même v?u d'ailleurs, évidemment que cela paraît le bon sens. On se dit, mon dieu ! Le président du conseil d'administration a proposé au Maire, qui l?a accepté et qui l?a diligenté, une inspection.

Pourquoi avons-nous décidé cette inspection ? Parce qu'un prestataire de service, lorsque la directrice administrative et financière est partie l'année dernière, a rédigé une note dans laquelle il prévoyait un déficit absolument astronomique.

Vous imaginez bien que nous n'avons pas voulu attendre que les comptes soient vérifiés par la Recette générale des finances et nous avons donc diligenté une inspection. Cette dernière nous a déjà donné quelques indications sur le fait que les finances étaient beaucoup plus saines que ce que craignait ce prestataire de services provisoirement employé par les directeurs.

Qu'ensuite, il n'avait d'ailleurs pas eu vraiment besoin, l'inspection le montrera, d?un recours à un emprunt quelconque pour les travaux du restaurant. La gestion est donc plutôt en bon état ; il n'y a pas d'inquiétudes particulières à avoir.

Sachez qu'il y a 65 salariés qui travaillent quotidiennement, que nous avons nommé une directrice générale adjointe, Mme Marie-Pierre AUGER, qui dirige le lieu jusqu'à la nomination d'une nouvelle direction. 65 salariés travaillent là d?arrache pied, 110 projets culturels existent et un certain nombre de manifestations très importantes vont se tenir.

Pour rien au monde, il ne faudrait retarder la procédure qui me paraît déjà trop longue de soumission au Conseil de Paris d'une "short list", une liste courte de deux à quatre noms pour qu'ensuite le conseil d'administration puisse choisir la meilleure candidature. Reculer, cela veut dire reculer jusqu'après l'été.

Je pense que c'est un établissement qui ne peut absolument pas se passer de capitaine avec le programme et la charge qu'il assure actuellement et les 8 millions d'euros que la Ville lui consacre.

C'est donc un avis défavorable aux deux v?ux pour ces raisons.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Je suis saisi de deux demandes d'explication de vote. La première, pour le groupe U.M.P.P.A., de M. Thierry COUDERT, à qui je donnerai la parole et ensuite, pour le groupe socialiste, de son président M. CAFFET.

Monsieur COUDERT, vous avez la parole.

M. Thierry COUDERT. - Le problème du "104" est un problème financier aujourd'hui, mais cela se trouve être un problème financier parce que c?était un problème culturel.

On voit bien, à travers la première gestion qui s'est terminée un peu brutalement, que le projet culturel, finalement, avait un côté qui prêtait au rêve mais qui avait du mal à trouver un public, à la fois en interne, dans le quartier, et au-delà, dans Paris et a fortiori sur le plan international.

Ce n'est pas parce qu'un projet n'a pas d?équivalent sur le plan international qu'il est utile et qu'il réussira.

La vraie question qu?il faut se poser, par rapport aux candidatures, c'est certes d'examiner le résultat de regarder des audits, mais c'est aussi de se demander si on ne repart pas sur les mêmes bases. Quand on voit la diversité des 56 équipes qui ont répondu à l'appel à candidatures, on voit bien finalement que l?on repart sur des objectifs qui seront nécessairement ambitieux, en tout cas sur le plan financier, peut-être sur le plan culturel, mais qui ne répondent pas nécessairement à des besoins dans l'offre culturelle parisienne.

Si on doit faire quelque chose de ce bâtiment dont il faut se réjouir qu'il ait été merveilleusement restauré - c'est un témoignage du patrimoine industriel de Paris -, il y a peut-être des besoins auxquels il faut réfléchir. À Paris, il est clair qu'un certain nombre de collectifs d'artistes, ici ou là, qui font du travail de qualité et qui ont souvent l'habitude de travailler en direction des publics des quartiers dans lesquels ils sont insérés, pourraient y être hébergés. Cela aurait l?avantage d?être une formule moins coûteuse et répondant à un vrai besoin.

Nul besoin d'avoir une soixantaine de personnels, de grands noms du théâtre, du spectacle ou des arts plastiques pour diriger cet établissement. Peut-être un simple gestionnaire des lieux, mais avec l'accueil de collectifs d'artistes ambitieux dans leur projet, permettrait à cette ancienne fabrique de cercueils de se transformer demain en un geyser de l'art contemporain à Paris.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Explication de vote de M. Jean-Pierre CAFFET.

M. Jean-Pierre CAFFET. - Merci, Monsieur le Maire.

Mon groupe ne votera pas ces deux v?ux, tout simplement parce que je crois que le bon sens qui est invoqué, à la fois par M. POZZO di BORGO et par Mme FOURNIER n'est pas le bon terme sur ce dossier.

J'ai envie de dire que je partage en bonne partie l'intervention de M. COUDERT. Je crois que le problème qui est posé en fait sur le "104" n'est pas un problème d'ordre financier.

C'est un problème de définition d'un projet culturel dont il faut bien reconnaître, et je suis le premier à le faire, que les objectifs qui avaient été fixés en matière culturelle à la précédente équipe n'ont pas été atteints, et on peut même se demander s'ils avaient été suffisamment bien définis au départ.

Je crois qu'il ne faut pas avoir de réticences à reconnaître que le projet culturel de départ n'avait peut-être pas été suffisamment bien formulé.

Or, ce que nous disent à la fois Mme FOURNIER et M. POZZO di BORGO, c'est qu'il faut attendre pour sélectionner une nouvelle équipe avec un nouvel objectif culturel, un nouveau cahier des charges en quelque sorte. Il nous faudrait attendre les résultats d?un audit qui, si j?ai bien compris, porte sur des questions d'ordre financier.

D'ailleurs, parmi les considérants du v?u des "Verts", c?est parfaitement indiqué puisque ce sur quoi porte cet audit, ce sont des dysfonctionnements qui ont largement contribué à fragiliser l'établissement sur le plan financier.

L'erreur à ne pas commettre serait de dire : commençons par identifier ces dysfonctionnements avant de définir un projet culturel. Je crois que c'est l'inverse qu'il faut faire, que le "104" ne peut pas attendre jusqu'à la fin de l'année sans savoir véritablement quels seront ses nouveaux objectifs et qu'il ne faut pas interrompre le processus de désignation d'une nouvelle équipe qui a été engagé et qui doit être mené à bien le plus rapidement possible.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Je crois avoir noté deux demandes d?explication de vote supplémentaires pour des groupes étant déjà intervenus car ils ont déposés les v?ux.

Rapidement, la parole est au Président POZZO di BORGO, et après à Sylvain GAREL.

M. Yves POZZO di BORGO. - Quand on met un bateau en cale, il faut du temps, et la réponse que vous faites, Monsieur GIRARD, n'est pas sérieuse.

Si vous travailliez dans une société privée, je ne suis pas sûr que votre conseil d?administration pourrait accepter que vous lui disiez, sur un sujet aussi important : "On fait vite car il faut se presser !".

Le conseil d'administration veut avoir les comptes. Le conseil d'administration, ce sont les conseillers de Paris, et une telle demande est tout à fait normale, même si je rejoins ce que dit Jean-Pierre CAFFET, sur la nécessité d'une réflexion culturelle, mais il faut aussi que l'on bâtisse un projet financier. On a besoin d?y voir clair, et ce que vous dites n?est pas acceptable. Je redis que nous avons besoin de définir le projet culturel avec un environnement financier, parce que vous allez encore, dans cette affaire, accentuer le phénomène. Je ne sais pas ce que cela sera dans un an ou dans deux ans ; cela sera peut-être un gros scandale.

Je dis simplement : regardez tout, mettez tout sur la table et là-dessus nous pourrions travailler. Voilà.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

La parole est à M. Sylvain GAREL, rapidement.

M. Sylvain GAREL. - Rapidement.

D?abord pour dire que je suis d'accord avec ce que vient de dire M. Yves POZZO di BORGO, mais aussi d?accord avec ce qu?a dit M. Jean-Pierre CAFFET dans toute la première partie de son intervention. Il a bien analysé, je crois, les raisons de l'échec du "104" que nous regrettons tous. On aimerait tous que cela fonctionne.

Je pense, en revanche, qu'avant de faire maintenant un nouveau choix, on doit avoir toutes les informations en main. Penser que les conditions financières n'influent pas sur un projet culturel, c'est méconnaître le monde de la culture. Bien sûr que les conditions financières, les conditions de gestion d'un lieu auront des répercussions sur le fonctionnement culturel du projet.

Et donc, avant que nous choisissions les nouvelles personnes, qui doivent remettre le "104" à flot, il faut que nous ayons toutes les informations en main. Pour l'instant, nous ne les avons pas.

Nous ne voulons pas retarder les choses. Si on nous dit que l'audit est prêt dans quinze jours, tant mieux. S?il faut attendre un mois ou deux mois de plus, attendons un mois ou deux mois de plus.

Là où Danielle FOURNIER a complètement raison, c?est que si on rate une deuxième fois le lancement du "104", les choses deviendront très compliquées et très coûteuses pour la Ville.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Je crois que les positions des uns et des autres ont été exprimées clairement. Nous pouvons passer aux opérations de vote.

Si leurs auteurs en sont d?accord, je proposerai que nous votions d'un même mouvement sur les v?ux n° 21 et 22, puisqu?ils disent peu ou prou les mêmes choses et que leurs soutiens et leurs opposants seront les mêmes. Après quoi nous passerons au vote pour le projet de délibération.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 21 assorti d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 22 assorti d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est rejeté.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 65.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2010, DPA 65).

Je vous remercie.