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Mai 2010
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2010, DICOM 2 - Approbation du principe et des modalités d'attribution du marché relatif au spectacle pyrotechnique du 14 juillet 2010 de la Ville de Paris. Signature du marché correspondant.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2010


 

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DICOM 2. Il s'agit de l'approbation du principe et des modalités d'attribution du marché relatif au spectacle pyrotechnique du 14 juillet 2010 de la Ville de Paris.

Je donne la parole à M. David ALPHAND.

M. David ALPHAND. - Merci, Monsieur le Maire.

Ce projet de délibération traite effectivement de spectacle pyrotechnique, mais il est vrai que l'Exécutif de cette Ville réserve de véritables feux d'artifice, en particulier en matière de recrutement des effectifs, s'agissant de la communication de cette Ville.

Je voudrais parler de ce feu d'artifice-là, puisque M. GAUDILLÈRE nous a communiqué - c?est dommage : il n?est pas là - en 1ère Commission, à la demande du groupe U.M.P.P.A, demande réitérée à plusieurs reprises, ce qu'on pourrait appeler la vérité des chiffres sur les effectifs de communication de la Ville de Paris.

Effectivement, la vérité n'est pas piquée des hannetons?

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Quel est le rapport avec le feu d'artifice ?

M. David ALPHAND. - Parce qu?on est sur une délibération DICOM, et pour évaluer le budget de communication de la Ville, il faut s?attendre, non seulement à payer des frais d?agences de communication, ce qui est le cas du projet de délibération, mais il n'est pas inutile aussi de rappeler que le budget communication s'appuie sur des effectifs, Monsieur le Maire.

Cette vérité des chiffres, je voudrais la rappeler en quelques mots, parce qu'elle est quand même particulièrement lourde de signification pour le budget de cette ville et elle en dit long sur la philosophie et presque l'obsession du maire de Paris à vouloir communiquer.

Les effectifs, et je reprends le périmètre de M. GAUDILLÈRE, à périmètre constant par rapport à 2001.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Vous interrogez M. Christophe GIRARD et non pas M. GAUDILLÈRE, donc restez sur le feu d'artifice, s'il vous plaît, sinon la réponse ne pourra pas être faite dans de bonnes conditions.

M. David ALPHAND. - Je reste sur le v?u d'artifice, et ce sera même un florilège, Monsieur le Maire.

114 emplois au sein de la DICOM, avec 114 emplois supplémentaires disséminés au sein d'autres directions, dont 22 à la Direction de la Voirie, 21 à la Direction de la Propreté, 14 à la Direction de la Culture, là, M. GIRARD pourra probablement me répondre.

Au total, on en arrive au chiffre proprement astronomique de 228 emplois consacrés à la communication au sein de la Ville de Paris pour une masse salariale supérieure à 10 millions d?euros.

Permettez-moi de vous le dire mes chers collègues : j'ai travaillé il y a quelques années pour un Garde des Sceaux ministre de la Justice à la communication de ce Ministère. J'avais sous ma responsabilité une quarantaine d'agents. Cela signifie qu'aujourd'hui, le Maire de Paris s'appuie sur des effectifs de communication cinq à six fois plus importants qu'un des principaux ministres de gouvernement. Est-ce normal ? Est-ce légitime de consacrer autant d'argent à cette communication, particulièrement en période de crise ? Je crois que les Parisiens, qui ont subi une double augmentation des impôts en 2009 et en 2010, ont une petite idée de la question.

Voilà le feu d'artifice dont je voulais parler parce qu'il me semble important que notre assemblée soit informée des chiffres qui sont communiqués en première commission également.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Monsieur Christophe GIRARD, souhaitez-vous répondre à cette intervention ?

M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - Je serai rapide et je répondrai sans artifice à ce pétard mouillé qui fait long feu.

Monsieur ALPHAND, dont j'avais beaucoup apprécié la tribune dans "Le Monde" sur la vitalité culturelle de Paris la nuit, je ne vais pas vous redonner la fiche qui vous a été donnée à la suite de la 1ère Commission sur les effectifs de la DICOM, dans laquelle tous les chiffres sont indiqués.

Je vais simplement vous indiquer que si vous êtes choqué par le montant et par les coûts que cela entraîne, sachez que le spectacle pyrotechnique du 14 juillet coûte 500.000 euros à la Ville, mais que le concert de Jean-Philippe SMET pour le 14 juillet 2009 sur le Champ de Mars, commandé par l'Élysée et payé par le Ministère de la Culture, donc par les Français, aura coûté aux contribuables 1,9 million d?euros !

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Monsieur CAFFET, vous avez demandé la parole pour une explication de vote.

M. Jean-Pierre CAFFET. - Merci, Monsieur le Maire.

Évidemment, mon groupe va adopter ce projet de délibération, mais comme la Municipalité a été mise en cause une nouvelle fois par M. ALPHAND, je crois qu'il faut maintenant faire la vérité sur ce sujet.

M. ALPHAND a demandé à la première commission, à plusieurs reprises d'ailleurs, et en y revenant, un certain nombre d'informations sur les dépenses de communication de la Ville, que ce soit en termes de personnels ou en termes de montants budgétaires.

L'Exécutif, en la personne de Bernard GAUDILLÈRE, a répondu, au prix d'ailleurs de recherches parfois relativement compliquées à mener à bien, c'est-à-dire, pas l'exhumation, mais la recherche dans toute une série de budgets depuis 2000. Depuis 2000, toutes les demandes de M. ALPHAND, tant en matière d'effectifs qu'en matière de montants budgétaires, ont été satisfaites, c'est-à-dire que tous les élus de la 1ère Commission et tous les élus du Conseil de Paris, s?ils le demandent, auront ces tableaux. La vérité a été faite.

Il est apparu, et c'était le but de la démonstration de M. ALPHAND, que tant les effectifs que les montants budgétaires consacrés à la communication par cette ville n'ont pas augmenté depuis 2001. Y compris les effectifs de la DICOM, à périmètre constant, sont à peu près les mêmes, je dirai même pratiquement rigoureusement identiques à ceux qui existaient auparavant.

M. ALPHAND peut faire ce qu'il veut, et je n'ai pas eu l'impression d'ailleurs, lors des différentes réunions de la première commission, dont une partie a été consacrée à ce thème, que M. ALPHAND était particulièrement soutenu, à la fois par son groupe et je dirai même d'une manière plus large par les groupes de l'opposition.

Si M. ALPHAND veux continuer un combat personnel et obsessionnel, car c'est de cela dont il s'agit sur cette question, qu'il le fasse, mais qu'une fois pour toute, on puisse dire que la vérité a été faite en 1ère Commission. Ma fois, faudra-t-il y revenir systématiquement lors de tous les Conseils de Paris ? Personnellement, je ne le souhaite pas mais M. ALPHAND est libre, bien évidemment, de continuer à mener sa croisade.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Je vais mettre aux voix le projet de délibération DICOM 2.

Ce n'est pas parce qu'il a dit que vous pouviez faire ce que vous vouliez qu'il faut faire absolument ce que vous voulez !

(Rires).

Vous voulez faire une explication de vote sur un projet sur lequel vous ne vous exprimez pas ! C'est ce que vous demandez et que vous voulez ? Franchement ! Si vous avez besoin d'intervenir sur le budget, vous le ferez. Si vous avez besoin d'intervenir sur la DICOM, vous le ferez, mais de façon différente d'aujourd'hui.

Mais s'il vous plaît, passons maintenant au vote.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DICOM 2.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2010, DICOM 2).