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Mai 2010
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2010, Vœu déposé par le groupe Centre et Indépendants relatif à la mise en place d'un plan commun de circulation au sein de "Paris Métropole" conditionnant l'engagement dans un projet de réaménagement des voies sur berges.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2010


 

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Nous passons au v?u n° 10 relatif à la mise en place d'un plan commun de circulation au sein de "Paris Métropole".

Je donne la parole à M. DUBUS pour une minute.

M. Jérôme DUBUS. - Merci, Monsieur le Maire, de me donner la parole sur ce v?u n° 10.

On sait que ces voies sur berges sont un axe essentiel de circulation, permettant de relier l'Ouest et l'Est de Paris et que beaucoup de salariés franciliens, non pas parisiens, empruntent cette voie matin et soir.

Cet axe Est-Ouest et cette configuration en fait donc un élément décisif des déplacements dans le cadre du Grand Paris. Ce projet municipal qui a été présenté, d?abord à la presse avant d'être présenté à la représentation municipale le 14 avril dernier, ne peut se réduire par les conséquences qu'il implique à une question strictement parisienne.

Nous demandons donc que, dans ce cadre, le syndicat "Paris Métropole", puisqu'il y a eu un appel à projet d'une centaine de projets, le syndicat "Paris Métropole" dont c'est la fonction de réfléchir à la métropolisation et de réfléchir aux déplacements au sein du Grand Paris, élabore un plan commun de circulation, avant qu'un engagement sur les voies sur berges ne soit arrêté par le Conseil de Paris.

Je vous remercie.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci, Monsieur DUBUS.

Y a-t-il une explication de vote ?

Mme Laurence DOUVIN. - N?y a-t-il pas de réponse de l?Exécutif ?

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - La réponse de l?Exécutif incombe à M. MANSAT.

M. Pierre MANSAT, adjoint. - Il me semble que dans la présentation qui a été faite par le Maire de Paris du projet des voies sur berges, il a été très clair pour dire qu'il s'agissait d'un projet et que bien évidemment la Préfecture de police, le Port de Paris et Voies navigables de France seraient associés étroitement à la détermination de ce projet. Je réponds donc à la première partie de l'interpellation de M. DUBUS.

La deuxième concerne la question de la circulation.

Le travail a été fait. Le projet a été conçu bien évidemment pour prendre en compte les effets induits sur la circulation dans Paris et hors de Paris. Les études préalables, qui ont été faites par la Direction de la Voirie et des Déplacements, montrent tout à fait que ces effets report, à l'échelle métropolitaine, peuvent être absorbés.

La partie parisienne du projet de réaménagement des voies sur berges ne perturbe par la circulation au niveau régional. On maintient les deux files de circulation sur la rive droite qui est l?axe qui joue ce rôle régional ou métropolitain dont vous parlez, et la fermeture de la rive gauche sur une partie parisienne concerne actuellement essentiellement du trafic local.

Ce projet s'inscrit complètement dans les objectif du P.D.U., dans les orientations retenues par le P.D.U. d?Ile-de-France : rééquilibrage du partage de l?espace public au profit de l?ensemble des modes de déplacement, diminution de la place accordée à l?automobile au profit de l?intégration des modes actifs de déplacement. D?ailleurs, dans ce même P.D.U., les voies sur berges ne sont pas considérées comme des voies express mais comme des voiries urbaines.

Annick LEPETIT travaille d'ores et déjà au développement, sur ces voies réaménagées, des modes actifs : le vélo et la marche.

Par ailleurs, la concertation, que le Maire de Paris m'a demandé d'engager, porte, je le répète, comme dans la réponse au v?u précédent, bien sûr sur la circulation, mais aussi sur l'ensemble du projet concernant la reconquête des voies des berges de la Seine, avec l'ensemble des acteurs métropolitains, car l'ensemble des collectivités, que ce soit le Conseil général des Hauts-de-Seine ou celui du Val-de-Marne développent actuellement des projets de reconquête des berges de Seine, dans le même esprit ou dans un esprit assez similaires au nôtre.

C'est ce que nous voulons mettre en évidence à travers le travail de concertation et le travail partenarial qui porteront bien évidemment sur la circulation et les déplacements, mais aussi sur tous les usages que l'on peut imaginer des berges de la Seine.

J'émets donc un avis défavorable également à ce v?u.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Une explication de vote de M. le Sénateur POZZO di BORGO.

M. Yves POZZO di BORGO. - Vous ne répondez pas à la question que l?on a posée, Monsieur MANSAT. La question que l?on a posée est de dire que nous voulons faire vivre "Paris Métropole". Cette structure d?étude, nous l'aurions souhaité avant que la décision soit prise, non pas en aval mais en amont. Nous aurions aimé qu?avant de prendre la décision, il y ait une réunion de "Paris Métropole" là-dessus.

Je viens de sortir du débat sur le Grand Paris. Tous vos collègues et nous-mêmes souhaitent que "Paris Métropole" joue un rôle. Mais la première décision que vous prenez, vous la prenez tous seuls et vous imposez cela à "Paris Métropole". Vous faites tout à l'envers : il faut vraiment une autre attitude.

Je suis désolé que vous m?ayez répondu à côté.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Y a-t-il d'autres explications de vote ?

Madame DOUVIN ?

Mme Laurence DOUVIN. - Notre groupe a demandé sans arrêt depuis 2001 un plan de circulation pour Paris, que nous n?avons bien sûr pas eu.

Avec l?aménagement des voies sur berges, ce n?est pas seulement d'un plan de circulation sur Paris, mais c'est d'un plan régional dont nous avons besoin.

Cependant, je suis un peu réticente quand je vois que le v?u qui nous est proposé confie ce rôle à "Paris Métropole" pour la raison suivante : "Paris Métropole" est un manteau avec beaucoup de trous et il ne recouvre pas complètement la zone concernée, il n'en est pas une couverture homogène, ce n'est pas aujourd'hui l'instance appropriée car elle ne regroupe pas tous les partenaires pour ce travail.

Je vous remercie.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci.

Y a-t-il d'autres explications de vote ? Non.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 10 assorti d'un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le v?u est repoussé.