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Mai 2010
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2010, Vœu déposé par le groupe Centre et Indépendants relatif au financement et à la réalisation du projet de la Bassée.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2010


 

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Le v?u n° 54 du groupe Centre et Indépendants a trait au financement et à la réalisation du projet de la Bassée.

Je donne la parole à Mme GASNIER, pour une minute.

Mme Fabienne GASNIER. - Nous avons déposé ce v?u parce qu'il nous semble que le projet de la Bassée ne retient pas l'attention de notre Assemblée, autant qu'il le mériterait.

C?est un grand projet de prévention, un barrage-réservoir en amont de la Capitale, qui doit protéger Paris et sa région des conséquences de la crue centennale qui, nous le savons, est un risque bien réel.

Le coût est estimé à 500 millions d'euros. 20 % du financement seront à la charge des Grands Lacs de Seine qui seront maîtres d'ouvrage, les 80 % restants étant à trouver dans un cofinancement.

La situation est urgente parce qu'il est prévu dans le calendrier que la Commission nationale du débat public soit saisie du projet au deuxième semestre 2011.

Or, pour cela, il est nécessaire que cette institution puisse présenter un plan de financement prévisionnel. Ainsi, il est indispensable que les Grands Lacs de Seine, dans lesquels siègent quatre départements et dont Paris contribue pour moitié au financement, réunissent pour décembre 2010 les 20 % requis en tant que maître d'ouvrage.

Je dis que la situation est urgente, parce que le projet est vital pour la région capitale mais avant tout parce que le temps s'écoule, sans que nous n?ayons pu débattre des modalités de financement.

Or, les sommes en jeu sont très importantes : 100 millions d'euros à la charge seule des Grands Lacs de Seine.

Je sais qu'une réunion d'information est prévue le 25 mai à l'Observatoire de l'eau, notamment sur le projet de la Bassée, mais l'heure ne devrait plus être à l'information. Nous devons entrer dans le temps de l'action.

Il faut absolument faire de ce projet l?une des grandes priorités de la Ville au lieu de penser à piétonniser les berges du Centre de Paris pour 40 millions d'euros.

Investissons dès aujourd'hui dans le projet de la Bassée, qui sera notre principale défense face à la crue centennale.

Monsieur le Maire, pour le bien des Parisiens, c'est là que doit se situer notre priorité.

Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes Centre et Indépendants et U.M.P.P.A.).

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Mme Anne LE STRAT va vous répondre.

Dans la salle. - C?est un v?u intelligent.

Mme Anne LE STRAT, adjointe. - Un v?u intelligent, je ne sais pas si je partage exactement votre point de vue, mais je vais vous répondre.

Je pense que vous avez tort de mélanger deux sujets qui n?ont strictement rien à voir. Vous parlez de l'aménagement des voies sur berge, de la piétonisation et du projet de la Bassée.

Vous savez qu'il y a tout de même un organisme, l'Institut des barrages et des réservoirs, qui est en charge de ce projet.

Il ne vous aura pas échappé que des études ont déjà été lancées, d'un coût de 14 millions d'euros pour étudier le projet de la Bassée. Cela a été bien évidemment adopté avec le soutien du Département de Paris.

Vous ne pouvez pas dire que le temps d'action n'est pas celui de la Ville de Paris, puisque nous sommes déjà un acteur impliqué dans les barrages et réservoirs et que nous sommes forcément un acteur impliqué dans le suivi du projet de la Bassée.

Nous devons, en effet, trouver un modèle économique de contribution financière partagé par les différents acteurs pour ce projet, cela concerne tout de même à hauteur de 80 % l'État.

Je ne doute pas que, puisque vous êtes extrêmement attachés à ce projet, vous puissiez nous soutenir auprès de l'État pour que la contribution qu'il devra apporter à ce projet puisse évidemment se concrétiser et ne reste pas lettre morte.

Vous parlez de la piétonisation des voies sur berges. La question des inondations a d'ailleurs été intégrée et comprise dans l'étude des aménagements des voies sur berges et vous ne pouvez pas considérer que ce projet d'aménagement est connecté aux projets de la Bassée.

Vous avez rappelé d'ailleurs qu'il y a un travail de concertation engagé au sein de l'Observatoire municipal de l'eau sur les crues, et nous parlerons du projet de la Bassée le 25 mai prochain.

Il y aura aussi un temps de débat public organisé par la Commission nationale du débat public. Nous sommes évidemment totalement partie prenante. Nous travaillons au sein des barrages-réservoirs avec les autres départements pour voir comment nous pouvons aussi élargir la base de contribution à d'autres collectivités qui pourraient être intéressées par ce projet, et en tout cas par des travaux d'aménagement portés par les barrages-réservoirs.

Soutenez-nous plutôt dans ce sens au lieu de mélanger deux projets qui n'ont rien à voir.

Merci.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 54 assorti d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est repoussé.