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Mai 2010
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Condoléances.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2010


 

M. LE MAIRE DE PARIS. - Jean-Paul Proust nous a quittés le 8 avril.

(Les Conseillers se lèvent).

En lui rendant, ce matin, au nom de Paris, l'hommage de notre gratitude et de notre fidélité, c'est d'abord à l'homme que je pense.

Je me souviendrai de sa bienveillance, de son élégance de comportement, de son urbanité où perçait, plus que de la courtoisie, une forme de respect des autres et de soi-même.

Je regretterai aussi chez cet authentique bon vivant une vertu assez rare et qu'il possédait au plus haut degré : le sens de l'humour.

Mais Jean-Paul Proust, c'est, selon la belle formule consacrée, un grand serviteur de l'Etat. Il aura voué l'ensemble de sa longue carrière à une tâche : rendre à la République ce qu'elle lui avait donné.

Je n'énumérerai pas toutes les étapes de ce parcours exemplaire, mais de la Direction des pêches maritimes à celle de la défense et de la sécurité civile, de la Préfecture de la Guadeloupe à celle de Provence-Alpes-Côte-d'Azur et jusqu'à la Direction du cabinet de Jean-Pierre CHEVÈNEMENT, il aura su, dans toutes les circonstances, défendre, représenter, et parfois même incarner l'Etat de droit.

Vous comprendrez que je m'arrête plus précisément à un moment de cette vie : les trois années, de 2001 à 2004, pendant lesquelles Jean-Paul Proust fut le Préfet de police de Paris. J'ai eu alors l'occasion et je dirai le privilège de travailler avec lui. Il avait le sens de la fermeté, bien sûr, mais il était avant tout un conciliateur. Je me souviens de quelques situations particulièrement délicates, qu'il contribuait à résoudre avec beaucoup d'intelligence, de pragmatisme, voire de modération.

C'est avec Jean-Paul Proust, et grâce à lui, que nous avons entamé avec la Préfecture de police une véritable politique de partenariat pour lutter plus efficacement contre la délinquance.

Ces années ont été notamment celles de la création de cette police de quartier à laquelle il était très attaché. Elles ont aussi été marquées par une augmentation significative, et à laquelle la Ville a largement contribué, du budget spécial de la Préfecture de police.

De sa très haute fonction, Jean-Paul Proust avait une conception particulièrement exigeante, comme une conscience de la permanence et de la solidité de l'Etat républicain.

Le départ de Jean-Paul Proust est un deuil pour Paris. A son épouse, à ses enfants, à ses proches, qui nous font aujourd'hui l'honneur de leur présence, je tiens à dire que nous nous associons pleinement à leur peine.

Je veux exprimer aussi à l'ensemble de la Préfecture de police, à vous-même, M. le Préfet de police, les condoléances de notre Assemblée.

(L'Assemblée, debout, observe une minute de silence).