Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mai 2010
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

2010, Vœu déposé par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche en solidarité avec le peuple grec victime des banques.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2010


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous examinons le v?u n° 25 présenté par Danielle SIMONNET au nom de son groupe. M. Pierre SCHAPIRA répondra.

Madame SIMONNET, vous avez la parole pour une minute.

Mme Danielle SIMONNET. - En une minute, je vais vous parler de la crise grecque : mission impossible, rassurez-vous? Oui, le sujet est extrêmement grave. Comme vous le savez la dette de la Grèce s?alourdit chaque jour du fait de la spéculation financière et des taux d'intérêt exorbitants exigés par les banques. Le pays est au bord de la faillite.

Cette faillite pourrait bien gagner le Portugal, l'Espagne et pourquoi pas, demain la France.

À cette situation extrêmement grave, le Gouvernement français a apporté sa réponse.

Les pays de l'Union européenne ont également apporté la leur.

Nous tenons ici à réaffirmer qu'il n'y a pas eu de plan d'aide à la Grèce, ni voté à l'Assemblée nationale, ni décidé par les pays de l?Union européenne car les plans qui ont été décidés ne parlent ni d'aide ni de solidarité. Il s'agit d'un prêt qui va rapporter des millions à la France et aux pays qui prêtent et qui va imposer un plan d'austérité inacceptable au peuple grec dans la bonne logique du F.M.I.

Ce peuple grec, qui n'a pas à payer la crise.

Vous me direz : pourquoi parler de cela dans ce Conseil de Paris, eh bien, nous consacrons à chaque séance des interventions sur différentes situations internationales et nous semble que la crise grecque mérite bien une minute ! Et surtout, nous avons dans cette instance, la possibilité d'en débattre, et nous finançons la Maison de l'Europe.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Pardonnez-moi : vous êtes déjà à 1 minute 30 ; je vais vous demander de conclure, s?il vous plaît.

Mme Danielle SIMONNET. - Ce que le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche demande, à travers ce v?u, c?est que la Maison de l?Europe organise enfin un vrai débat contradictoire sur les politiques qui pourraient être menées pour résoudre la crise grecque et ne se limite pas à exposer une seule orientation des politiques menées, les politiques libérales européennes.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - M. Pierre SCHAPIRA, en réponse.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Je ne répondrai pas sur la crise grecque. Nous en avons parlé ce matin. Nous lisons les journaux : on sait ce qui a été fait et ce n'est pas le lieu d'en parler.

Mais je veux bien répondre à la fin de votre intervention sur la Maison de l'Europe.

Sachez d'abord que le président de votre groupe m'a écrit en début de semaine. Je lui ai répondu. Il me demandait premièrement qu'il y ait un débat sur le Village européen qui a eu lieu les 7, 8 et 9 mai. Je lui ai répondu que c'était difficile dans la mesure où les débats ont été prévus très en amont sur les thèmes de la Commission européenne, c'est-à-dire la précarité et la pauvreté. Ces débats ont eu lieu et ont été largement suivis : il y a eu beaucoup de monde pendant ces journées.

J?ajoute que le label "Paris Europe", dont le jury se compose notamment d'un représentant de chacun des groupes du Conseil, mais cette année votre groupe n'y était pas représenté, avait pour thème la lutte contre l'exclusion et la pauvreté. Et parmi les projets lauréats, il y en avait un qui concernait notamment Athènes.

Sachez que suite à la lettre de votre président, à laquelle j?ai répondu par écrit, j'ai proposé à la Maison de l'Europe et après en avoir parlé avec la présidente de la Maison de l'Europe, qu'elle organise un débat sur la situation de la Grèce et la crise européenne. L'association est évidemment d'accord pour faire un tel débat dans les semaines qui viennent. Elle a d'ailleurs déjà abordé le thème de la crise internationale et de la crise financière dans le cadre de ses activités.

Je rappelle que tous les groupes ici ont un représentant au Conseil d'administration de la Maison de l'Europe.

J'ajoute que tous les membres de l'Assemblée comme tous les députés européens franciliens sont à chaque fois invités à tous les débats de la Maison de l'Europe ! C'était le cas notamment pour la fête de l'Europe qui se produit sur le parvis de l'Hôtel de Ville depuis maintenant quatre ans.

Je termine en vous disant que je ne peux pas voter votre v?u, et si mes arguments vous ont convaincue, je vous demanderai de le retirer.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je crois que c?est peine perdue.

Mme Danielle SIMONNET. - Le Conseil d'administration ne s'occupe jamais des débats ! Alors, certes on est invité à les écouter...

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Non ! Excusez-moi, on ne va pas recommencer un débat ! C'est oui ou non.

Vous maintenez le v?u et je le soumets au Conseil avec un avis défavorable. Vous avez largement pu faire valoir votre point de vue, ce à quoi nous tenions.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 25 assorti d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le v?u est donc rejeté.

Mme Laurence DOUVIN. - Nous ne prenons pas part au vote.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Non participation au vote du groupe U.M.P. : c'est noté, merci, Madame.