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Decembre 2010
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2010, DLH 282 - Réalisation par la RIVP d'un programme comportant une résidence sociale de 30 logements PLA-I situé 4 rue de Provence (9e).

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2010


 

Mme Véronique DUBARRY, adjointe, présidente. - Nous passons maintenant à l'examen du projet de délibération DLH 282.

Mme Claire MOREL a la parole.

Mme Claire MOREL. - Je vous remercie.

Je souhaitais, en effet, vous présenter ce projet de délibération de financement par la Ville de Paris pour l'ouverture d?une résidence sociale à destination de travailleurs migrants.

En effet, suite à l'exercice de son droit de préemption, la Ville a acquis un immeuble, situé rue de Provence, au n° 4, dans le 9e, et un bail emphytéotique a été conclu avec la R.I.V.P. Il s?agit d?un ancien hôtel et les travaux correspondent à ceux d'une réhabilitation lourde, afin de transformer cet hôtel en résidence sociale. Le programme comprendra 30 logements P.L.A.I., qui vont d'une surface de 15 mètres carrés à 34 mètres carrés, des redevances pour payer le loyer de 392 euros à 555 euros par mois, les résidents ayant bien entendu accès à l'A.P.L. et aux allocations Paris Logement en fonction de leurs revenus. Il y aura également 250 mètres carrés de locaux collectifs.

Cette résidence sociale sera destinée à accueillir dans un premier temps des résidents issus de foyers de travailleurs migrants de la Ville de Paris et la gestion sera confiée à l?A.F.T.A.M.

Cette opération s?inscrit dans le cadre du plan de traitement des foyers de travailleurs migrants dont la Ville de Paris est pilote.

Ce plan est capital. En effet, la plupart des foyers comportent encore trop souvent soit des chambres à lits multiples, des dortoirs, soit des chambres de 4 à 9 mètres carrés. Leur transformation en résidence sociale est un objectif fixé depuis 2002 par la Commission interministérielle pour le logement des personnes immigrées. Cette transformation permet une amélioration importante de leur qualité de vie, pour les résidents, puisqu?ils auront des chambres séparées, donc plus de place par résident, des sanitaires individuels, des cuisines individuelles et elle permet de maintenir des lieux de vie collective.

Ce plan apparaît, je l?espère pour tous ici, indispensable et de plus en plus urgent. En effet, on a pu noter qu'en France, ce plan a pris un retard considérable.

La Ville s'est donc mobilisée en devenant pilote de ce plan en 2005. Il sera finalisé en 2014.

Il concerne 63 % des foyers à Paris, soit 5.356 lits. D'une part, 25 foyers sont réhabilités et, d'autre part, comme ces foyers perdent en capacité d'accueil puisqu'il y a plus de place par résident, de nouvelles structures seront créées, soit 1.370 lits.

C'est donc dans ce cadre qu'est ouverte la résidence dans le 9e arrondissement, permettant en plus de rééquilibrer entre Est et Ouest puisque, pour l?instant, les foyers sont plutôt concentrés dans l'Est de Paris.

Cette résidence va donc accueillir des résidents issus des foyers en réhabilitation et, au fur et à mesure des libérations, des personnes candidates en résidence sociale.

Le montant de l'opération s?élève à peu près à 7 millions d'euros et 4,8 millions d'euros sont mobilisés par la Ville de Paris.

Enfin, à titre d'information, comme cela a été fait actuellement pour la rue Bleue, dans le cadre du Plan grand froid, les locaux, dans l?attente du démarrage des travaux, sont depuis cette semaine ouverts pour accueillir un centre d'hébergement d'urgence provisoire.

Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, Communiste et élus du Parti de Gauche et EELVA).

Mme Véronique DUBARRY, adjointe, présidente. - Merci beaucoup, Madame MOREL, pour cette toute première intervention en séance du Conseil de Paris.

M. MANO va vous répondre.

M. Jean-Yves MANO, adjoint, au nom de la 8e Commission. - Je ne peux que féliciter Mme MOREL de l'éloge qu?elle a fait de l?ambition de la Ville de Paris de traiter les foyers de travailleurs migrants, dont nous avons pris la responsabilité maintenant depuis deux, trois ans. Avant, l'Etat était responsable de l?état d?entretien et de l?état d?évolution du patrimoine des foyers de travailleurs migrants et nous sommes engagés dans un programme extrêmement ambitieux nécessitant le développement de structures à travers l?ensemble du territoire parisien.

D?ailleurs, rejoignant en cela un v?u, qui avait été voté lors de la première mandature, de développer ce type de structure sur l?ensemble des arrondissements.

Je remercie une fois de plus le 9e arrondissement d?avoir bien voulu accepter la présence d?un foyer de travailleurs migrants, qui nous permettra effectivement d'accélérer le traitement de ces structures.

Mme Véronique DUBARRY, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur MANO.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 282.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2010, DLH 282).