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Decembre 2010
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Conseil Municipal
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2010, Vœu relatif à l'implantation de la vidéoprotection dans les équipements municipaux et les parties communes des ensembles immobiliers déposé par le groupe U.M.P.P.A.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2010


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous poursuivons avec l'examen du v?u n° 70 relatif à l'extension du dispositif de vidéoprotection, que Mme DOUVIN nous présente dans la minute réglementaire, et Christophe GIRARD répondra.

Mme Laurence DOUVIN. - Monsieur le Maire, mes chers collègues.

Considérant l'efficacité de la vidéoprotection et le plan de 1.000 caméras à Paris mis en ?uvre par la Préfecture de police,

Considérant aussi que les événements de nature à troubler la tranquillité publique ont malheureusement augmenté de plus de 15 % en 2009 et les agressions physiques commises contre les agents municipaux de plus de 20 %,

Considérant aussi la possibilité offerte par la Loppsi 2 aux propriétaires et exploitants d?immeubles collectifs à usage d?habitation de transmettre les images des caméras installées dans les parties communes des immeubles lorsque les circonstances font redouter la commission d'atteintes aux biens ou aux personnes,

Considérant enfin la complémentarité du P.V.P.P. avec la vidéoprotection dans les équipements municipaux et les parties communes des ensembles immobiliers et sociaux qui le nécessitent,

Nous demandons que le Maire de Paris engage les études nécessaires à l'implantation de caméras dans les équipements publics municipaux et qu'il demande aux bailleurs sociaux d'étudier cette même implantation de caméras dans les parties communes des ensembles immobiliers sociaux qui le nécessitent.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci, Madame.

M. Christophe GIRARD a la parole.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Madame la Conseillère, Madame DOUVIN, un dernier Conseil de Paris en tant qu'adjoint au Maire sans un v?u de Philippe GOUJON, cela aurait été un peu comme un dernier jour de ski à Saint-Moritz sans la neige !

(Rires dans l'hémicycle).

Et de quoi parle M. GOUJON ? Devinez ! De la prévention via l?école de la République ? Nenni ! De l'apprentissage de la citoyenneté ? Niet ! De la police de proximité ? Nada ! De caméras ! C'est un peu obsessionnel, Monsieur GOUJON, chers collègues, mais vous peaufinez votre image de "Monsieur Plus" de la vidéo et je ne saurais vous priver de cette posture, Monsieur.

Déjà, vous demandiez naguère au Préfet de police un deuxième plan "1.000 caméras" ; aujourd'hui, il faut truffer les équipements municipaux de caméras comme on truffe la dinde et le foie gras en Périgord.

Comme aurait dit Coluche, "jusqu'où s?arrêtera-t-il ?"

(Rires dans l'hémicycle).

Sérieusement, Madame DOUVIN, si vous pouviez répéter à M. GOUJON : là où elle est nécessaire, nous ne répugnons pas, vous le savez, à utiliser la vidéo.

Comme maire du 11e arrondissement, avant même d'être Adjoint à la sécurité de Bertrand DELANOË, Georges SARRE avait demandé et obtenu la vidéoprotection du gymnase Maurice-Berlemont, rue de l?Orillon, et ce n'est pas le seul exemple.

Seulement, pour nous, Madame DOUVIN, il faut répondre précisément à des besoins précis, au cas par cas, et pas sauter comme un cabri en criant : "Vidéo, vidéo, vidéo !" Nom d'une pipe !

Je vous ferai remarquer de surcroît que pas une caméra du plan de vidéoprotection pour Paris, hormis les 30 juniors, les sauvageons, n?est à ce stade sortie de terre. A fortiori, le transfert des images (20 %) que la Ville pourra utiliser n'est donc pas opératoire.

Alors, de grâce, Monsieur GOUJON, de grâce, Madame DOUVIN, attendez celles-ci et leurs images, y compris à proximité des équipements municipaux, pour savoir s'il faut installer d'autres caméras !

Mais, rassurez-vous, chers collègues, non seulement je vous rappelle que le Maire de Paris, que vous voudriez faire passer pour un irresponsable, a précisément? Ça, on a coupé !

(Rires dans l'hémicycle).

Enfin, pour ce qui concerne les parties communes des immeubles, vous savez pertinemment, Madame DOUVIN, qu'il s'agit d?une responsabilité des bailleurs, en concertation avec les locataires.

Pour ma part, je suis très favorable à ce que la vidéoprotection, "surveillance" dirait le président GAREL, se développe dans les parkings, mais en lien avec le G.P.I.S., car seule une articulation entre vidéoprotection et forces d'intervention est vraiment efficace et, là encore, Madame DOUVIN, Monsieur GOUJON, Monsieur le député maire, il faut faire du cas par cas selon les besoins.

Je vous remercie, mes chers collègues, je vous remercie, Madame la Conseillère, Madame DOUVIN, d'avoir remplacé M. le député maire, M. Philippe GOUJON, ancien adjoint à la sécurité dans une précédente mandature.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, Communiste et élus du Parti de Gauche et EELVA).

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Madame DOUVIN souhaitait répondre à Georges SARRE, je crois.

Mme Laurence DOUVIN. - C'est juste une question que je voulais poser : sur un sujet aussi sérieux, est-ce du SARRE ou du GIRARD ?

M. Patrick KLUGMAN. - Parfois le SARRE se glisse dans le GIRARD?

(Rires dans l'hémicycle).

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - On va essayer de terminer honorablement.

Le vote.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u déposé par le groupe U.M.P.PA. assorti d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Le groupe U.M.P.P.A.

Qui est contre ?

Abstentions ?

Donc, le v?u est repoussé.