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Conseil Municipal
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2009, Vœu déposé par les groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants relatif à la bibliothèque l'Heure Joyeuse. Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2009


 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous passons à l'examen des v?ux référencés nos 59 et 59 bis dans le fascicule, déposés par les groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants et l'Exécutif relatifs à la bibliothèque l'Heure Joyeuse.

Je donne la parole à Jean TIBÉRI, Maire du 5e arrondissement. Une minute.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Une minute ? Bon !

Simplement - chacun est au courant de cette affaire - j'ai reçu il y a quelque temps une lettre de M. GIRARD m'annonçant le départ de la bibliothèque l'Heure Joyeuse, j'ai la lettre sous les yeux, en disant qu'il fallait que ses activités soient accueillies par une médiathèque dans le 10e arrondissement.

D'ailleurs, cette décision était confirmée par la fin de sa lettre disant : "Le Secrétaire général a confié à la Direction de l'Urbanisme une expertise afin d'évaluer la potentialité des locaux qui seront ainsi libérés".

Donc, Monsieur l'adjoint, les termes étaient d'une clarté, hélas, forte.

Alors, nous ne pouvions pas accepter, c?était une bibliothèque qui existe depuis 80 ans dans le 5e et que j'avais fait aménager dans de nouveaux locaux modernes, rue des Prêtres-Saint-Séverin, depuis 35 ans, à la satisfaction de tout le monde. C'est un établissement de proximité.

Et j'apprends, sans qu'il y ait eu concertation, une fois de plus, que cette bibliothèque devait partir.

Alors, j'ai protesté. Nous avons émis un v?u pour le maintien de cette bibliothèque, bien entendu, que tout le monde souhaite et M. GIRARD m'a envoyé une lettre, une deuxième lettre contredisant totalement la première, ce dont je me réjouis?

Oui ! Dans la première, vous avez dit qu'elle partait et là, vous dites qu?elle reste. Alors, je m'en réjouis. "Nous n'avons pas envisagé la bibliothèque de l?Heure Joyeuse, elle joue un élément essentiel d'équipement de proximité", ce dont nous nous réjouissons.

Il semble qu'il n'y ait plus de problème. Je souhaite que l'on vote le v?u et l?Exécutif a, je crois, déposé un texte nouveau, disant que "en dialogue avec le maire d'arrondissement du 5e" si on pouvait préciser, ce ne serait pas mal ! - "une réflexion soit menée sur l?évolution et la place de cet établissement, ouvrant ainsi la voie à sa modernisation." Donc, je souhaite qu'il y ait confirmation de votre volonté nouvelle et que, sous l'autorité du Secrétaire général, si on pouvait rajouter "en liaison avec le maire du 5e arrondissement, etc."

Voilà ! Moi, je souhaite que les choses soient clarifiées, que l?on vote mon v?u et, moi, je suis prêt à voter le v?u que M. GIRARD proposait, s'il nous confirme bien que cette interprétation est claire, définitive, que, par rapport à la première qui était claire aussi mais dans le mauvais sens, cette bibliothèque soit maintenue dans le 5e. S'il y a des travaux de modernisation, qu'on les fasse, tant mieux !

Il y a un problème de fond, vous voudriez la mettre dans le 10e ! Si on pouvait la mettre dans des locaux libres du 5e, ce serait encore mieux. Si vous pouviez nous apporter ces précisions, Monsieur l?Adjoint, j?en serais très heureux.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci.

Pour vous répondre, la parole est à M. Christophe GIRARD.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Avant de vous faire une proposition, que je crois être très constructive, je vais vous faire un certain nombre de propositions qui nous permettraient éventuellement de voter votre v?u.

Je crois d'abord qu'il n'y a pas de contradiction entre mes deux lettres, je vous explique pourquoi.

La Direction des Affaires culturelles mène un travail avec le Bureau des bibliothèques qui est un travail d'étude sur les collections de la Ville quand elles sont, de surcroît, des collections très particulières sur des sujets thématiques, qui n'appartiennent pas à telle ou telle bibliothèque mais qui appartiennent à l'ensemble du réseau des bibliothèques de Paris. Donc, je comprends qu'il y ait un attachement des élus, du personnel des bibliothèques, à un fonds spécifique pour une bibliothèque spécifique, mais il est clair qu?il y a un caractère universel à tout document qui appartient non pas à une bibliothèque mais à toutes les bibliothèques de la Ville de Paris.

Donc, je voudrais vous rassurer sur le fait qu'il est naturel et normal que la Direction des Affaires culturelles, épaulée par le Secrétariat général, lorsqu'ils ont des projets à mettre en ?uvre dans la ville, qu'ils m'en informent et que j'adhère ou que le projet politique ensuite adhère ou n?adhère pas à ce projet, et que j'en informe, évidemment, le maire de l'arrondissement. C'est ce que j'ai voulu faire.

La seule concession que je fais sur ma première lettre, seule erreur de français et de syntaxe, c?est que j?aurais dû, en effet, utiliser un conditionnel et non un futur dans la dernière phrase, j'en conviens.

Cependant, ce que je vous demande, moi, je suis prêt à faire voter votre v?u mais, en toute sincérité, je vais vous dire pourquoi. Lorsque vous êtes intervenu en 9e Commission, il se trouve que le matin même et la veille, Mme Lyne COHENSOLAL, qui est élue du 5e arrondissement, m'avait fait exactement les mêmes remarques et les mêmes inquiétudes sur le départ de cette bibliothèque ou de la transformation de cette bibliothèque. Elle m?a dit que cela lui paraissait totalement incongru et étrange que l'on puisse avoir, sans avoir une concertation suffisante, un projet qui modifie profondément le fonds et l'avenir de cette bibliothèque.

Lyne COHEN-SOLAL et vous m?ayant convaincu que, en effet, cette bibliothèque était très importante dans l'arrondissement, je demande à la Direction des Affaires culturelles et au?

M. Jean TIBÉRI, maire du 5e arrondissement. - Sens de l'humour très extraordinaire !

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Non ! J'essaie d'être constructif. Vous savez, j'essaie d'être juste. Je pense que, quand il y a unité des élus d'un arrondissement pour dire : "Voilà, votre projet qui est de prendre en partie un fonds qui irait, en effet, dans un fonds plus global dans un autre arrondissement...

M. Jean TIBÉRI, maire du 5e arrondissement. - Ce n'est pas le fonds, ce sont les activités.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Laissez parler l'homme de l'art !

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Monsieur TIBÉRI, je vais essayer que nous votions votre v?u, mais, pour cela, j'ai besoin de donner quelques explications.

Donc, fort des arguments à la fois de Lyne COHENSOLAL, conseillère de Paris, adjointe au Maire, élue d'opposition dans votre arrondissement, de vous-même en 9e Commission, je me suis dit : "Il doit y avoir quand même une justesse du propos", que j'ai souhaité regarder de près.

J'ai donc dit à la Direction des Affaires culturelles : "Nous allons revoir ce projet pour Saint-Lazare, peut-être d'une autre façon, mais, en revanche, ce que je souhaite, c'est que l?Heure Joyeuse qui a, en effet, une partie de ses réserves dans le 19e, si une partie de ses réserves pouvait être affectée dans un lieu plus approprié, cela me paraîtrait quand même plus utile pour les Parisiens." Et ensuite, que des travaux puissent être envisagés, car cette bibliothèque, vous l?avez dit vous-même, depuis 1974, elle a beaucoup vieilli, elle mérite un meilleur accès. Je crois qu?en effet, on peut tout à fait envisager qu?elle soit modernisée, améliorée. Et je défendrai, comme me l?a demandé Mme Lyne COHEN-SOLAL et comme vous me l?avez demandé, que cette bibliothèque connaisse, en effet, dans le 5e arrondissement, un avenir qui soit un véritable avenir.

Je propose que l'on vote les deux v?ux mais j'ai deux ou trois conditions à vous proposer.

C?est qu?évidemment, une fois que l'on aura voté votre v?u, vous preniez l?engagement d'enlever les affiches mises par un certain nombre de personnes sur les panneaux dans beaucoup...

M. Jean TIBÉRI, maire du 5e arrondissement. - Je n'ai mis aucune affiche !

Mme Lyne COHEN-SOLAL peut sourire, je n'ai mis aucune affiche. Si je mets une affiche, je l'aurais mise moi-même.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Attendez, moi, j?essaie de faire en sorte que, sur ce sujet-là, il y ait une paix des Sioux. Donc, si nous pouvions réussir à modifier votre v?u et à le faire voter, je serais assez heureux pour la lecture publique à Paris et dans le 5e arrondissement. Je crois que c'est le v?u des élus du 5e arrondissement dans leur unité et leur majorité.

Donc, prenons acte ! Tout arrive.

Moi, ce qui me gêne évidemment dans votre v?u, c?est : "Considérant la décision de la Mairie de Paris de transférer les activités, etc." Il n'y a pas de décision de transférer, il y avait le projet d'un transfert d'une partie des activités.

Si vous enlevez cette phrase et, ensuite, évidemment, l'autre phrase qui me gêne, c?est : "Considérant que le Maire et les élus du 5e arrondissement n'ont pas été informés du projet". Moi, j?ai le sentiment que j'ai commencé à vous informer.

M. Jean TIBÉRI, maire du 5e arrondissement. - C'est une décision.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Non, un projet.

M. Jean TIBÉRI, maire du 5e arrondissement. - La lettre est là !

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Vous voulez que l'on lise la lettre ? Elle parle de projet.

M. Jean TIBÉRI, maire du 5e arrondissement. - Lisez-la.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Je veux la lettre.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - S?il vous plaît, Monsieur le Maire, laissez poursuivre Christophe GIRARD qui répond.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Je l?ai !

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Il répondra. Mais attendez ! Il répondra.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Pour que l'Assemblée comprenne bien.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Eclaircissez le débat !

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Pour que l'Assemblée comprenne bien.

J?écrivais donc à M. Jean TIBÉRI le 22 juin dernier, donc il y a à peu près 15 jours de cela, 3 semaines de cela, pour lui indiquer qu'il y avait un projet de réhabilitation à l'hôpital Saint-Lazare qui verrait la construction d?une médiathèque. Donc, je l?informais de cette opération parce que cela l'intéresse et parce que, en effet, cela touche ensuite éventuellement à la bibliothèque de l?Heure Joyeuse.

Après réflexion et en cohérence avec le projet global de réhabilitation du site à forte dimension jeunesse, il semble, je ne dis pas "j'affirme", il semble pertinent que cette nouvelle médiathèque "puisse", subjonctif, puisse, pas qu'elle va, puisse accueillir les activités de la bibliothèque l?Heure Joyeuse.

En effet, ce sont "des" activités, j'en conviens, pas "les" activités, mais "des" activités. Pas "les" activités.

M. Jean TIBÉRI, maire du 5e arrondissement. - "Les" activités, cela veut dire "la bibliothèque".

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Je suis d?accord.

Donc, "puisse", donc c'est une étude, ce n?est pas toute la bibliothèque. Il n'est pas question de fermer la bibliothèque, le Maire de Paris me l?a rappelé, il n?a jamais été question de fermer cette bibliothèque.

M. Jean TIBÉRI, maire du 5e arrondissement. - Relisez la fin !

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Mais attendez, Monsieur TIBÉRI, mais vous êtes terrible, vous allez contre vous-même ! C'est étrange quand même !

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Laissez parler !

M. Christophe GIRARD, adjoint. - "Par ailleurs," blabla-blabla... voilà : "permettra de donner à voir aux chercheurs comme à un large public un panorama unique de l?édition pour enfants du XVIIIe siècle à nos jours."

Voilà, c?était sortir un fonds qui n'appartient pas...

M. Jean TIBÉRI, maire du 5e arrondissement. - Et la suite ?

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Mais, Madame BACH, vous êtes terrible, vous vous faites du mal ! J'essaie de faire en sorte que votre v?u soit voté.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Ne te laisse pas interrompre, continue !

M. Christophe GIRARD, adjoint. - "Enfin, le Secrétariat général a confié à la Direction de l'Urbanisme une expertise afin d'évaluer la potentialité?". Potentialité, cela veut dire ce qui est potentiel, ce n'est pas ce qui est avéré, pas ce qui est fait, c?est ce qui est éventuellement possible. Cela s?appelle une "potentialité des locaux qui seront libérés". En effet, je suis d'accord?

D'ailleurs, je vous ai écrit pour vous dire, je vous l?ai même dit en 9e Commission, qu'un conditionnel était mieux adapté qu'un futur.

Il me semble que si vous acceptez de modifier? ou alors je veux bien, en effet, que l'on retoque votre v?u, puisque vous n'aurez pas la majorité, et que l?on adopte le v?u...

La majorité, c?est idiot ! Je vous propose qu?on modifie votre v?u.

Madame BACH, soyez silencieuse.

Mme Marie-Chantal BACH. - Je n'ai rien dit ! Pour une fois.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Je suis en échange avec M. TIBÉRI.

Si M. TIBÉRI accepte de retirer le premier paragraphe de son v?u, qui est : "Considérant la décision de la mairie de Paris de transférer", on laisse le deuxième paragraphe : "Considérant que cette bibliothèque figure sur la liste d'inventaire", on retire le troisième paragraphe : "Considérant que le maire et les élus du 5e n'ont pas été informés du projet".

Je parle avec M. TIBERI ! Vous êtes très agités au huitième rang.

"Considérant que l?Heure Joyeuse, qui a fêté?", c?est en effet un bon argument : il y a une histoire, on s'y attache.

"Considérant que la bibliothèque accueille un public nombreux de jeunes lecteurs?", très bien.

"Jean TIBÉRI, Chantal BACH, Christian SAINT-ÉTIENNE...", j'aurais aimé que l'on rajoute Lyne COHENSOLAL, mais l'accepterez-vous ? Je vous le demande.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Cela fait dix fois que vous le citez. Vous allez subjuguer.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Elle m'a convaincu comme vous.

Émettre le v?u que la bibliothèque de l?Heure Joyeuse, non pas, soit maintenue, mais soit renforcée dans sa mission dans le 5e arrondissement.

Voilà ce que je vous propose.

Si vous acceptez tout cela, et d'associer le nom de Mme Lyne COHEN-SOLAL, on aurait réussi une belle opération.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Monsieur TIBÉRI, voulez-vous dire quelques mots ?

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - L'important, pour moi, c'est que la bibliothèque reste.

Je vois bien que M. GIRARD est gêné : cela fait 50 fois qu'il cite Mme COHEN-SOLAL. Je vois bien que sa première lettre a semé un trouble, quelque part, et je ne lui en veux pas. Il a dû faire l'objet d?interventions diverses. Je ne cherche pas la mort du pécheur : j?ai constaté que c?est en partant de cette lettre.

Je veux bien dire que les activités n'ont pas eu lieu, qu'il n'y a pas eu de l'intention de la mairie, peut-être, mais il y a quand même votre lettre. Comment faire pour annuler cette lettre ?

M. Christophe GIRARD, adjoint. - C'est très simple. Il y a ma deuxième lettre et ensuite il y a un v?u. Le v?u sera le dernier document faisant foi.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Je ne suis pas hostile à ce que vous intégriez Mme COHEN-SOLAL : cela veut dire qu'elle se joint à notre démarche et je m'en réjouis, et trouver une formule disant qu'il y a eu une petite erreur d'interprétation dans la première lettre, au moins.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Suite à... Non, qu'une différence d'appréciation.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Je ne veux pas la mort du pécheur mais...

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Je pèche tellement que je serais mort depuis longtemps? et à Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Reste avec nous.

Répondez, Monsieur le Maire.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - A la suite d'appréciations différentes? après tout voilà : on s'est exprimés, vous avez votre langue, j'ai la mienne. Mon écriture, la vôtre.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - La vôtre est subtile, mais elle est intéressante.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - La mienne n'annule pas la vôtre, et la vôtre n'annule pas la mienne.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - C?est de la philosophie?

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - On vous laisse tous les deux ? Que fait-on ?

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Si cela convient à M. TIBERI.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - On est d'accord.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Personne ne voulant la mort du pécheur, que faisons-nous ?

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - M. Christophe GIRARD ne croyait pas que c'était simplement pour cela? Si nous sommes inquiets dans le 5e? Je vais accepter cela.

Il y a eu des précédents. On nous a supprimé deux ludothèques, dans le 5e, un restaurant pour le troisième âge. Et je dis à notre Assemblée que j'apprends aujourd'hui que la mairie a l'intention de supprimer un centre de P.M.I. dans le 5e. Cela fait beaucoup de suppressions d'équipements.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Ce n'est pas moi !

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Ce n?est pas vous. C?est pour cela que je ne veux pas vous pénaliser, et c'est pourquoi j'accepte votre proposition.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Moi non plus, je ne veux pas vous pénaliser.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Il faut clore. On a échangé.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - On est d'accord.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Christophe, acceptes-tu le v?u n° 59 ?

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Non, je l'ai amendé d'un commun accord avec M. le Maire.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - C'est le v?u n° 59 amendé dans le sens que Christophe GIRARD a dit avec votre soutien.

M. Jean TIBERI, maire du 5e arrondissement. - Voilà.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - On retire celui de l?Exécutif.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Le v?u n° 59 bis déposé par l?Exécutif est donc retiré.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par les groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants, amendée par l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2009, V. 236).