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Juillet 2009
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Conseil Municipal
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2009, Vœu déposé par le groupe "Les Verts" relatif au soutien du comédien et réalisateur Birman ZARNAGAR.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2009


 

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Nous allons donc, maintenant, examiner le v?u référencé n° 71 dans le fascicule, déposé par le groupe "Les Verts", relatif au soutien au comédien et réalisateur birman ZARNAGAR.

Je donne la parole à M. le Président GAREL, pour une minute.

M. Sylvain GAREL. - Merci, Monsieur le Maire.

Là aussi, je vais être très bref, de toute façon, je n'ai qu'une minute et s'il fallait parler du régime birman et de tout ce qu'il fait subir à son peuple, il faudrait malheureusement des heures.

On connaît, bien sûr, le cas d'AUNG SAN SUU KYI et nous étions intervenus pour la faire citoyenne d'honneur de la Ville Paris lors de la précédente mandature. Malheureusement, sa situation, comme vous le savez, est loin d'être réglée. Il y a bien d'autres prisonniers qui sont détenus pour des raisons politiques.

Nous avons été alertés par des groupes parisiens d'Amnesty international sur un réalisateur qui s'appelle ZARNAGAR qui, pour avoir simplement dénoncé le fait que son pays n'était pas intervenu d'une façon efficace et réelle pour aider des sinistrés du cyclone Nargis, a été condamné à 35 ans de prison. Vous voyez dans quel type de régime on se trouve.

Comme vous le savez, on a pu le voir avec AUNG SAN SUU KYI, 35 ans de prison en Birmanie, c'est 35 ans de prison, ce n'est pas 34, il n'y a pas de libération conditionnelle. Donc, ça veut dire que c'est quelqu'un qu'on a condamné à mort, de fait, à mourir dans une prison. Donc, je souhaiterais que la Ville de Paris intervienne auprès des autorités birmanes.

Je sais bien - on me l'a déjà dit et j'en suis très conscient -, les autorités birmanes se fichent un peu des interventions du Gouvernement français ou de tous les Gouvernements, mais peut-être qu'à force de parler de certains dossiers, comme on l'a fait pour AUNG SAN SUU KYI, peut-être qu'un jour des groupes comme Total arrêteront de soutenir le régime birman et feront en sorte que ce régime s'effondre.

Je vous remercie.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Président.

La parole est à M. SCHAPIRA.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

J'ai parlé avec Sylvain GAREL, évidemment, sur le cas de ce réalisateur birman. J'ai proposé, parce que la formulation "sous la protection de la Ville de Paris", je n'arrive toujours pas à comprendre ce que cela veut dire. On l'a employé dans d'autres circonstances.

C'est vrai qu'il y a un certain nombre de gens, d'intellectuels notamment, qui sont en prison. Par contre, ce que je proposais, c'est que le Maire écrive à l'ambassadeur de Birmanie en France, puisqu'il est là, et demande à Bernard KOUCHNER, au Ministre des Affaires Étrangères, d'intervenir fortement pour que le procès soit revu concernant ce réalisateur. Voilà ce que je propose, mais "sous la protection de la Ville de Paris", moi je ne suis pas d'accord, je crois que tu en étais d'accord !

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Sylvain GAREL ?

M. Sylvain GAREL. - Il faudra que l'on retravaille là-dessus. D'ailleurs, j'aimerais bien à cette occasion que notre idée de Commission pour les citoyens d'honneur de la Ville se réunisse bientôt et qu'on parle aussi...

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Elle s'est réunie quand même.

M. Sylvain GAREL. - Oui, une fois.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Mais on a mis ensemble les bases.

M. Sylvain GAREL. - Oui, mais ce serait peut-être bien maintenant qu'on passe au travail concret.

Je pense qu'il faudrait aussi qu'on discute de cette appellation "sous la protection de", moi, cela me semblait une bonne idée. C'est vrai que notre Conseil a un mauvais souvenir d'une personne qu'on a mise sous protection et cela a causé des polémiques, même si je ne regrette rien à ce sujet. Ce qui m'importe, c'est la situation de ZARNAGAR et, là aussi, s'il y a un engagement du Maire de Paris à écrire, avec j'espère le fait que les Présidents de groupe recevront copie de ce courrier?

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Chaque fois.

M. Sylvain GAREL. - ? ce sera - je pense - déjà un premier pas. Il faudra qu'on prenne d'autres initiatives en sa faveur parce que je crains qu'il ne soit pas libéré dans l'année.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Donc, vous retirez le v?u, Monsieur le Président ?

M. Sylvain GAREL. - Oui.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Parfait.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Monsieur le Maire ?

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Monsieur SCHAPIRA ?

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Simplement, j'ai pris l'initiative de réunir une commission avec les Présidents de groupe concernant les citoyens d'honneur. Elle se réunira dès qu'on aura des propositions, bien évidemment.

C'était l'engagement que nous avions pris ensemble.

M. Bernard GAUDILLÈRE, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Maire.