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Juillet 2009
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2009, DAC 326 - Signature d'un avenant à la convention signée avec l'association "Cité Européenne des Récollets" (10e) pour l'attribution d'une subvention. Montant : 50.000 euros.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 2009


 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DAC 326 relatif à la signature d'un avenant à la convention signée avec l'association "Cité Européenne des Récollets" (10e) pour l?attribution d'une subvention de 50.000 euros.

Je donne la parole à Mme la Présidente Danielle FOURNIER.

Mme Danielle FOURNIER. - Monsieur le Maire, merci.

Je souhaite attirer l'attention non pas sur le montant de cette subvention, mais sur le mode de fonctionnement imposé à cette association et d'ailleurs à l'ensemble de celles qui sont installées dans ce lieu.

En effet, la Ville verse une subvention à la Cité Européenne des Récollets qui accueille, entre autres, l'association 4D et la revue "Cassandre/Horschamp".

Ce qui pose problème, ce n'est pas la diversité des thématiques, au contraire. Action artistique recherche sur la société et environnement s'articulent au sein de la Cité qui est un lieu de découverte et de rencontres assez pointues dans divers domaines.

Mais ces associations installées dans la Cité des Récollets paient un loyer à la R.I.V.P. pour leurs bureaux, loyer qui est d'ailleurs en hausse sensible et qui fait craindre un possible départ d'une des associations locataires des Récollets ; je pense à Cassandre/Horschamp. Cette association, comme les autres, lorsqu'elle intervient dans la chapelle pour des activités ouvertes aux habitants, des activités extérieures donc, doit acquitter un loyer à la Cité des Récollets, dont on nous dit dans le projet de délibération que le plus gros poste de dépenses est justement constitué par des locations immobilières.

Je n'oublie pas non plus que la Maison de l'architecture d?Ile-de-France est installée dans les Récollets et intervient elle aussi dans la programmation de la chapelle.

Donc mon interrogation est double.

La Ville ne peut-elle pas intervenir pour encadrer les loyers versés par les associations à la R.I.V.P. et éviter les augmentations qui les mettent en péril et qui peuvent les conduire à quitter ce lieu et le travail qui a été entrepris de synergie entre différents domaines ?

Ne sommes-nous pas devant une situation bien complexe, où les locations sont, on pourrait dire, en cascade, ce qui complique terriblement la gestion du lieu ?

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, Madame la Présidente.

Je donne la parole à M. Christophe GIRARD.

M. Christophe GIRARD, adjoint, au nom de la 9e Commission. - J'essaie de réduire mon intervention.

L'association "Cité Européenne des Récollets" dispose d?un espace de 250 mètres carrés au sein de cet ensemble. Par ailleurs, une convention avec l'Ordre des architectes lui permet d'utiliser une semaine par mois, à titre onéreux, la chapelle des Récollets pour des rencontres et des expositions.

Elle organise également des événements culturels et participe activement à la vie culturelle parisienne. Ainsi, elle a pris part à l?opération "Paris en toutes lettres" en accueillant une douzaine de manifestations et, en particulier, un très bel exercice d'admiration de Philippe BESSON qui a rendu hommage à Verlaine et Rimbaud. Les associations présentes sur le site du couvent des Récollets souffrent néanmoins des loyers élevés pratiqués par la R.I.V.P.

J?ai d?ailleurs écrit en ce sens avec Anne HIDALGO, la première adjointe, en décembre 2008, au président de la R.I.V.P. afin de l'alerter sur cette situation qui fragilise les associations, attirant notamment son attention sur la situation de Cassandre.

Je souhaite que des discussions soient poursuivies, afin que le couvent des Récollets puisse rester ce lieu de résidence et de création formidable pour Paris et incontournable sur la scène internationale.

Nous allons évidemment dans le sens de l'intervention de Mme FOURNIER, puisque nous partageons ce point de vue. Le maire du 10e, M. FÉRAUD, est également partie prenante.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci.

Une explication de vote de M. Ian BROSSAT.

M. Ian BROSSAT. - Une explication de vote de M. Alain LHOSTIS au nom du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche.

M. Alain LHOSTIS. - S'agissant du couvent des Récollets, je voudrais quand même faire un bref historique de cette affaire et rappeler que la décision qui a été prise de sauver ce bâtiment, sous le Gouvernement Jospin, a permis d?y conserver des activités culturelles extrêmement différenciées, même si l'occupation des lieux n'a pas été celle qui était forcément au départ souhaitée, notamment au niveau de l'arrondissement. Mais je rappelle que si la R.I.V.P. est en charge de la gestion du lieu dans le cadre d'un bail emphytéotique, il lui a été imposé un certain nombre d?obligations, et notamment qui vont dans le sens de ce qui a été souhaité par l'intervention précédente.

Actuellement, puisque ce débat a eu lieu également dans l'arrondissement, nous sommes très attentifs, au sein de la municipalité d'arrondissement, à demander la réunion du groupe de pilotage sous l'égide du Préfet de Paris qui doit voir si les engagements pris par la R.I.V.P. au moment de la mise à disposition des locaux dans le cadre du bail emphytéotique sont bien respectés, tout particulièrement l'activité en direction des quartiers environnants au travers d'une certaine coordination des activités culturelles en leur direction.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci, cher collègue.

Je mets à présent aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 326.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2009, DAC 326).