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Novembre 2002
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Conseil Général
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15 - 2002, ASES 194 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer une convention triennale avec l'association "Mouvement pour la réinsertion sociale" (M.R.S.) pour son action d'insertion des sortants de prison

Débat/ Conseil général/ Novembre 2002


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons maintenant au projet de délibération ASES 194 G relatif à la signature d'une convention triennale avec l'association "Mouvement pour la réinsertion sociale" pour son action d'insertion des sortants de prison.
Mme Catherine GÉGOUT s'est inscrite sur ce projet, Mme STAMBOULI lui répondra.
La parole est à Mme GÉGOUT.
Mme Catherine GÉGOUT. - Merci, Madame la Présidente.
Cette association, qui a été créée il y a une trentaine d'années, est l'une des rares à se préoccuper du sort des sortants de prison et à aider les anciens détenus dans leur difficile cheminement de réinsertion.
Elle soutient 500 sortants chaque année dans le cadre de 1.500 entretiens. Il s'agit surtout d'hommes entre 25 et 40 ans, issus de milieux défavorisés, avec un faible niveau de formation, évidemment en situation de très grande précarité matérielle et morale. Beaucoup de récidivistes, beaucoup de sans-abri.
Le M.R.S. travaille avec 50 bénévoles, dont 28 sont à Paris et en réseau avec d'autres partenaires. Ils ont des moyens très modestes, de tout petits locaux passage du Bureau et ils font du bon travail. Ils travaillent notamment avec le service de probation du Ministère de la Justice. Ce service reçoit les sortants de prison ou les personnes qui sont en mise à l'épreuve et il se trouve que, dans un certain nombre de cas, il n'arrive pas à répondre aux besoins, notamment d'hébergement. Dans ce cas-là, il envoie les personnes au M.R.S., qui s'en occupe. Cette association est utile aussi quand, au bout de six mois, le Ministère de la Justice n'a plus le droit d'accompagner les sortants de prison et est donc légalement dans l'impossibilité de le faire. Il envoie alors ces personnes, lorsqu'il y a besoin d'un passage de relais, au M.R.S.
Je raccourcis...
Je ferai juste une remarque. Ici, comme d'ailleurs dans beaucoup d'autres lieux d'accueil, on assiste à une aggravation très importante des problèmes liés à cette population et les accompagnants, les accueillants, font ce qu'ils peuvent pour faire face.
En fait, ce sont des problèmes de violence, d'alcoolisme, des problèmes de troubles psychiatriques qui sont en augmentation très nette. D'ailleurs, la psychiatrie ne les reconnaît pas...
La psychiatrie ne les reconnaît pas vraiment et, vu les difficultés pour suivre et traiter les personnes qui sont dans une telle précarité, comme c'est d'ailleurs le cas aussi pour les sans-abri, il y aurait vraiment intérêt à accentuer un travail partenarial et, bien entendu, à cesser de fermer des lits en psychiatrie.
Je vous remercie tous de votre attention soutenue.
(Applaudissements sur les bancs des groupes communiste, socialiste et radical de gauche, "Les Verts" et du Mouvement des citoyens).
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Madame STAMBOULI, vous avez la parole.
Mme Mylène STAMBOULI, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Je crois que les propos de Mme GÉGOUT visaient essentiellement à se féliciter de cette convention triennale et à alerter M. LHOSTIS - mais je crois qu'il a effectivement ses préoccupations - sur les difficultés psychologiques graves de cette population qui bénéficie du R.M.I. à la sortie de prison. Donc il est tout à fait logique de soutenir les associations et je dirais que dans le guide "Solidarité" qui va sortir dans quelques temps vous trouverez effectivement à nouveau toute une page d'adresses à destination des personnes sortant de prison et de leur famille, de façon à les soutenir.
Mais je crois qu'Alain LHOSTIS peut rajouter un mot sur son dispositif relatif à la psychiatrie car nous avons souhaité dans le cadre de la délégation à la santé que les questions ne soient pas séparées entre des personnes sortant de prison ou en situation d'exclusion et les autres.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Les Verts", socialiste et radical de gauche, du Mouvement des citoyens et communiste).
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - M. LHOSTIS est très sollicité...
M. Alain LHOSTIS. - Il était prévu que ce soit Mylène STAMBOULI qui réponde, elle a très bien répondu. Nous avons intégré cette approche là dans nos questions sur la santé mentale à Paris. Je n'ai rien d'autre à ajouter.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Bien ! Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 194 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, ASES 194 G).