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Novembre 2002
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Conseil Général
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17 - 2002, DASCO 32 G - Subvention à la Fondation nationale des sciences politiques pour la rénovation, la réhabilitation et l'adaptation du 30, rue Saint-Guillaume (7e), à sa vocation de bibliothèque de sciences politiques. - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer la convention correspondante. - Montant : 190.000 euros

Débat/ Conseil général/ Novembre 2002


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à la dernière délibération comportant une inscription au Conseil général, il s'agit de la délibération DASCO 32 G et c'est M. Jean-François LEGARET qui est inscrit. Cela concerne une subvention à la Fondation nationale des sciences politiques pour la rénovation, la réhabilitation et l'adaptation du 30, rue Saint-Guillaume à sa vocation de bibliothèque des sciences politiques.
La parole est à M. LEGARET.
M. Jean-François LEGARET. - Oui, merci, Madame la Présidente. Je serai bref, j'ai déjà posé cette question en 1ère Commission mais je n'ai pas vraiment obtenu de réponse : j'ai été un peu intrigué par le montant de cette subvention qui est relativement élevée puisque c'est 190.000 euros pour cette année, mais il est écrit dans la délibération qu'il pourrait y avoir une subvention complémentaire du même montant versée au titre du budget d'investissement 2003. C'est une subvention d'équipement.
Je constate que la Ville est évidemment très marginale en comparaison des autres financeurs qui sont pour l'essentiel l'Etat, la Région Ile-de-France et la Fondation nationale des sciences politiques. Donc je ne vois pas très directement l'intérêt pour le Département de Paris d'apporter cette aide.
Je connais évidemment le prestige, la qualité, les collections très remarquables de la bibliothèque de Sciences-Po, mais je m'interroge sur la raison de l'aide du Département au titre de cette subvention d'équipement. Je pense que ce n'est pas avec les 190.000 euros que l'on peut vraiment contribuer de manière significative à une opération de cette nature et je n'ai pas encore parfaitement compris à quel titre le Département de Paris venait s'intégrer dans ce dispositif de financement.
Je vous remercie de votre attention.
(Applaudissements sur les bancs du groupe U.M.P.).
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - La parole est à Mme POURTAUD pour vous répondre.
Mme Danièle POURTAUD, au nom de la 7e Commission. - Merci, Madame la Présidente.
Je souhaite répondre à M. LEGARET en lui disant que, comme il l'a noté, il s'agit effectivement d'aider aux travaux de restructuration et d'extension de la bibliothèque de Sciences-Po qui est située dans l'immeuble du 30, rue Saint-Guillaume.
Je voudrais commencer par vous dire, cher collègue, que je suis un petit peu étonnée de votre question puisque comme vous le savez et comme M. TIBÉRI ne manque pas de le rappeler le plus souvent possible, la Ville a modifié sa politique d'indifférence à l'égard des grands établissements d'enseignement supérieur de la Ville de Paris et qu'en 2000 a été signée une convention-cadre entre l'Etat et la Ville qui porte sur énormément d'établissements d'enseignement supérieur à Paris.
Dans cette convention, la Ville et le Département sont concernés. Apparemment, vous souhaitez remettre en question cette politique, qui avait été arrêtée à l'unanimité du Conseil de Paris. Quant à nous, en tout cas, nous avons dit que nous souhaitions poursuivre cette politique.
Nous l'avons même approfondie par un avenant, qui a été signé en fin d'année scolaire dernière, par le Ministre et par le Maire. Nous tiendrons donc nos engagements.
Sur cette opération, comme vous l'avez souligné, le Département est un partenaire marginal. L'opération totale représente 10 millions d'euros. C'est un cofinancement Etat pour 45 %, Région pour 12 %, Fondation nationale de sciences politiques pour 38 % et nous apporterons 3,8 % en deux fois puisqu'effectivement, il s'agit de 380.000 euros, dont seulement la moitié est prévue dans la délibération dont nous débattons.
Au-delà de ces chiffres, je crois qu'il est important de savoir quelle est l'utilité de ces travaux.
Ces travaux permettront d'augmenter le nombre des ouvrages en accès direct pour les faire passer de 35.000 à 80.000. Cela permettra de doubler le nombre de places de lecture. Ces travaux permettront également le câblage de l'ensemble des places de lecture et l'équipement d'un tiers des places d'un poste informatique pour l'accès aux documents électroniques internes et externes.
Nous avons également demandé à Sciences Po, puisque c'est une politique que nous souhaitons mener plus largement à l'égard de la communauté universitaire, nous avons demandé à Sciences Po une extension de ses horaires d'ouverture pour l'accès à la bibliothèque.
Enfin je me permets de vous signaler ou de vous rappeler que 29 % des 8.700 utilisateurs de cette bibliothèque sont extérieurs à Sciences Po. Tous les étudiants à partir de la maîtrise peuvent accéder à cette bibliothèque.
Nous estimons donc, effectivement, qu'il est bien dans le rôle du Département et de la Ville, comme le Maire l'a rappelé souvent, d'aider les établissements d'enseignement supérieur parisiens. Nous considérons que cela contribue à la visibilité et au rayonnement intellectuel parisien et nous pensons également qu'il est grand temps d'améliorer les conditions de travail de la communauté universitaire parisienne, qui a été trop longtemps laissée à l'abandon.
Voilà, cher collègue, ce que je pouvais vous dire.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 32 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2002, DASCO 32 G).