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Octobre 2003
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Conseil Municipal
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172 - 2003, PJEV 36 - Subvention à la Société centrale canine pour l'organisation de cours d'éducation canine (Seine-Saint-Denis). - Montant : 15.245 euros

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2003


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération PJEV 36 portant attribution d'une subvention à la Société centrale canine pour l'organisation de cours d'éducation canine (Seine-Saint-Denis).
Mme de CLERMONT-TONNERRE a la parole.
Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, en mars 2002, à l'occasion de l'examen de la dernière subvention versée à la Société centrale canine, nous vous avions interrogé sur le bilan des cours dispensés par cet organisme. N'ayant toujours pas eu communication de ces éléments et le nouveau projet de délibération étant toujours imprécis, je renouvelle donc mes questions, celles que je vous ai posées, Monsieur le Maire, en Commission d'ailleurs :
Dans quels jardins ces cours sont-ils dispensés ? Quelle est leur fréquentation ? Quel est leur calendrier de programmation ?
Cette observation préalable ne vise nullement à mettre en doute le sérieux et l'efficacité de la Société centrale canine; au contraire, nous avons le souci que de nouvelles initiatives puissent être étudiées. Nous proposons donc que ces cours ne soient pas uniquement dispensés dans les jardins accessibles aux chiens, mais puissent également avoir lieu sur les nouveaux sites, notamment à proximité des mails et des espaces recouverts de stabilisé où l'on recense une concentration de nuisances.
Nous demandons que l'information faite autour de ces cours gratuits soit renforcée et que soient mis en place des modules spécifiques pour les enfants.
Vous le savez, Monsieur le Maire, il est indispensable de mettre en oeuvre de nouvelles initiatives pour améliorer la propreté de notre Capitale, car Paris est sale, et cette saleté exaspère nos concitoyens qui nous le rappellent à chaque réunion de conseil de quartier. Vous aviez pourtant pris date en annonçant le 4 avril 2001 dans l'euphorie de votre nouvelle responsabilité "zéro crotte pour le printemps 2002". Ce ne fut qu'un mirage, et les résultats obtenus sont loin des promesses faites, d'autant qu'entre-temps vous avez réduit les moyens affectés au nettoyage en supprimant les "caninettes".
Il faut néanmoins reconnaître que l'on commence à voir se développer le geste de ramassage. Je tiens à souligner l'esprit de responsabilité et le travail important accompli dans cette direction par les associations de propriétaires de chiens. Soucieux de concilier liberté individuelle et intérêt général, les membres de ces associations vont à la rencontre des promeneurs pour leur expliquer pourquoi et comment ils doivent ramasser les déjections et éduquer leur chien. Ces initiatives bien ancrées au Champ de Mars se développent actuellement dans le quartier des Tuileries et du parc Georges Brassens.
Malheureusement, vous ne semblez pas entendre ces associations et les habitants lorsqu'ils vous réclament l'implantation de nouveaux distributeurs et l'approvisionnement régulier de ceux qui existent. La présence de distributeurs représente pourtant un signal et permet de sensibiliser les propriétaires de toutes les générations au geste de ramassage.
Nous souhaitons donc, Monsieur le Maire, que vous poursuiviez leur implantation au-delà de la vingtaine de jardins et des quatre sites de voirie actuellement équipés et que tous les distributeurs soient quotidiennement réapprovisionnés en sachets.
Dans le prolongement de ces demandes, nous formulons quelques propositions de nature à favoriser une meilleure intégration des chiens dans la ville :
Nous souhaitons qu'à l'occasion de tout nouveau projet de création ou de réaménagement de jardin, la Municipalité prévoit une allée ouverte aux promeneurs accompagnés de chiens à l'image des aménagements réalisés en lisière du parc Georges Brassens.
Nous souhaitons, et c'est une mesure d'hygiène, que soient déplacées les poubelles implantées à 50 centimètres des bancs sur les sites les plus fréquentés par les propriétaires de chiens.
Enfin, nous vous suggérons de réunir l'ensemble des associations concernées par l'intégration de l'animal dans la ville pour entendre leurs demandes, leurs propositions.
Je conclurai cette intervention en vous rappelant les derniers mots de la lettre circulaire que vous venez d'adresser à l'ensemble des Parisiennes et Parisiens. Vous dites aux Parisiens : "vos suggestions, votre engagement pour la propreté nous sont précieux". Alors, Monsieur le Maire, après de telles affirmations, vous ne pouvez plus rester sourd à notre demande : installez les distributeurs, approvisionnez-les en petits sachets et accompagnez les efforts engagés par les propriétaires de chiens responsables qui aspirent, comme nous tous, à ce que, demain, Paris retrouve un cadre de vie digne de notre Capitale !
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.
Monsieur LE ROUX, vous avez la parole.
M. Christian LE ROUX. - Le thème abordé lors des dernières séances des Conseils consultatifs de quartiers du 7e arrondissement était "civisme et propreté". Ce sujet a fait l'objet de débats riches et intenses, notamment en ce qui concerne les actions menées par votre Adjoint chargé de la protection de l'environnement qui fait en permanence des déclarations fracassantes sur ce sujet.
La lutte contre la prolifération des déjections canines est une priorité pour notre Municipalité tout comme pour nos conseils consultatifs de quartier. Une forte demande de plus de répression est ressortie de nos débats. Or les effectifs de la propreté n'ont pas augmenté dans le 7e arrondissement depuis votre arrivée. Seuls deux agents verbalisateurs sont affectés par vos services dans notre arrondissement.
Deux agents qui travaillent au rythme des 35 heures et qui, malgré leur bonne volonté et leur professionnalisme, n'arrivent qu'à un faible résultat. Et vous savez bien que les services de la Préfecture de police ont des missions plus importantes et plus prioritaires à mener.
Quelles sont les mesures que vous comptez adopter pour améliorer cette situation insatisfaisante pour tous ? Allez-vous, comme le suggérait cet après-midi M. Georges SARRE, permettre aux maires d'arrondissement d'avoir à leur disposition vos agents de propreté pour les affecter aux sites et aux rues les plus sales ? Car qui mieux que les élus d'arrondissement connaît la réalité du terrain ? Les rues les plus sales qui méritent le plus d'attention ? Qui mieux que les élus d'arrondissement, en contact quotidien avec vos concitoyens, sont les plus à mêmes de juger des mesures les plus efficaces à prendre ? Or nous ne disposons d'aucune autorité hiérarchique sur les services de la Ville. Au moment où vous prônez une plus grande décentralisation, cette situation inadaptée mérite d'être revue.
Car dans cette hypothèse, si elle était revue, nous serions, si nous pouvions enfin être responsables, tout à fait prêts à assumer les reproches qui nous sont quotidiennement adressés quant à notre inefficacité en matière de propreté. Qu'il s'agisse du Champ de Mars, de l'avenue de Breteuil ou de très nombreuses petites rues du 7e arrondissement, nous ne constatons aucune amélioration dans ce domaine malgré vos déclarations tonitruantes.
C'est pourquoi nous sommes également favorables, parallèlement à la répression nécessaire, à toutes les actions d'information, voire d'éducation des propriétaires de chiens que la Ville ou les associations peuvent mener. Je partage les propos de notre collègue, Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE, concernant la nécessité de maintenir et d'augmenter la mise en place des distributeurs de sac. Mais l'êtes-vous vous-mêmes?
Les bruits, les rumeurs nous disent que vous ne souhaiteriez plus soutenir l'action de la Société centrale canine pour l'organisation de cours d'éducation canine, que vous seriez franchement opposé à des opérations comme celles organisées par des sociétés privées. Je citerai celle de Royal Canin par exemple qui avait connu un grand succès sur le Champ de Mars l'année dernière, alors que vous n'avez actuellement plus d'argent à dépenser. C'est en tout cas ce qu'on nous dit dans nos conseils de quartier.
Quelle est votre philosophie aujourd'hui : répression ou prévention ? Que comptez-vous faire pour améliorer enfin la propreté de nos rues et de nos jardins ?
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur CONTASSOT, vous avez la parole.
M. Yves CONTASSOT, adjoint, au nom de la 4e Commission. - D'abord, Madame de CLERMONT-TONNERRE, Monsieur LE ROUX, je crois que vous devriez lire le texte plutôt que d'imaginer ce qui est écrit. Où avez-vous lu qu'il était prévu de supprimer les espaces canins ? Où avez-vous vu qu'il était prévu de diminuer notre collaboration avec la Société centrale canine ?
Nous allons voter une subvention à la Société centrale canine et vous dites : j'entends dire que peut-être vous pourriez la supprimer. Mais si on voulait la supprimer, on ne vous la proposerait pas. J'espère d'ailleurs que vous allez la voter, sinon c'est vous qui ne seriez pas en cohérence.
La "radio canine" marche bien, mais vous savez, il vaut mieux s'en tenir quand même aux débats ici même.
Vous demandez avec une constance, je le reconnais, qui ne se dément pas, que l'on mette à disposition 500.000 sacs plastique par jour dans des distributeurs sur la voie publique. Je pense que, pour des gens qui se réclament par ailleurs de l'environnement, vous n'avez peut-être pas bien compris ce que signifiait l'utilisation de 500.000 sacs, la distribution, le coût pour la collectivité. Je ne suis pas sûr que vous oseriez soutenir publiquement qu'il faut que les budgets de la Ville soient abondés au niveau de ce que cela représenterait à la fois en personnels et en moyens financiers de toute nature pour mettre à disposition 500.000 sacs par jour. Je vous demande d'avoir le courage de le dire publiquement, de chiffrer... Si vous voulez, nous le ferons et nous regarderons effectivement en détail et, ensuite, vous nous direz si c'est comme cela que vous souhaitez le faire.
Quand j'entends Mme de CLERMONT-TONNERRE demander que l'on rassemble, que l'on réunisse l'ensemble des associations animalières, pourquoi ne venez-vous pas au groupe animaux de la Commission extra municipale? Tous les deux mois nous réunissons les associations, mais sans doute cela vous a-t-il échappé. Nous en avons parlé en 4e Commission, mais j'ai l'impression qu'il n'y avait pas que l'ancien président de séance qui avaient besoin d'aller de temps en temps chez l'ORL pour des problèmes d'audition.
Vous parlez, Monsieur LE ROUX, des 35 heures pour les agents du CAPP. Je sais que c'est un leitmotiv en ce moment de la part de certains partis politiques. Nous n'avons pas attendu les 35 heures, rassurez-vous. Il y a bien longtemps que nous organisons différemment le travail. Mais sans doute votre proximité sur le terrain ne vous permet pas de savoir comment est organisé le travail puisque, au contraire de ce que vous dites, nous allons vers des actions de grande ampleur tôt le matin, tard le soir - eh oui ! - mais sans doute...
M. Christian LE ROUX. - Si votre Maire ne nous communique pas ses statistiques, je n'y peux rien !
M. Yves CONTASSOT, adjoint, rapporteur. - C'est un problème de communication interne à la mairie du 7e.
Mais combien avant 2001 ? Vous osez dire zéro. Combien votre maire d'arrondissement souhaite qu'il y ait de PV ? Combien les maires de droite souhaite-t-il qu'il y ait de PV ? C'est ça la réalité. Vous parlez de répression, mais vous n'admettez pas ce type de PV. Et vous êtes les premiers à demander qu'il y ait des exonérations pour de nombreuses catégories de propriétaires de chiens.
M. Christian LE ROUX. - Nous étions les premiers à Paris à le faire !
M. Yves CONTASSOT, adjoint, rapporteur. - Nous agissons sur le terrain. Je note que votre Maire souhaite être impliqué dans le service de propreté. C'est l'objet de tous les contrats locaux de propreté qui permettraient de répondre à ces questions.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur LE ROUX, laissez parler M. CONTASSOT.
M. Yves CONTASSOT, adjoint, rapporteur. - Cela me semble de la politique purement politicienne qui n'a vraiment pas beaucoup d'intérêt et qui, manifestement, ne représente pas le souci des Parisiennes et des Parisiens.
M. Christian LE ROUX. - Allez le dire aux membres du conseil de quartier.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur LE ROUX, nous prendrons le 7e comme un terrain d'expérimentation en termes de répression. Je vous le garantis. Vous verrez.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération PJEV 36.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, PJEV 36).